Archives de la catégorie ‘Uncategorized’

Débat sur Arte

24 novembre 2012

L’édition de lundi prochain (26 novembre) de l’émission "28 Minutes" sur Arte aura pour thème la conférence de Doha qui, comme les lecteurs de Skyfall le savent (mais comme la plupart des autres l’ignorent inévitablement, au vu du peu de cas qui en est fait dans la presse), est la dix-huitième Conférence des Parties (COP 18) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui s’ouvre précisément lundi 26. L’émission, qui sera diffusée à 20h05, réunira Bettina Laville (présidente du Mouvement Vraiment Durable), Alain Lipietz (Europe-Écologie – Les Verts) et moi-même.

« L’optimum médiéval a existé en France et pas ailleurs. »

9 août 2012

Devinez quel est l’auteur de la perle climatologique qui sert de titre au présent billet :

 

a) Un blogueur écologiste formé par Greenpeace ;

b) Un journaliste des pages « Planète » du journal Le Monde ;

c) Un membre de l’Académie des Sciences.

 

Lisez la suite sur Skyfall…

Climategate 2, le retour

23 novembre 2011

Fil de discussion sur les nouvelles révélations, en attendant que Skyfall se remette de sa petite panne (i.e. que le bon lutin Araucan, qui sait tout faire contrairement à moi, corrige le bug…).

MàJ : Bug disparu sur Skyfall, tout va bien.

 

MàJ 2 : Bug revenu. Embêtant : pas mal de commentaires d’aujourd’hui ont disparu. On compte sur le petit lutin…

Projection/débat à Palaiseau

14 novembre 2011

Vendredi soir à 20h30 au Cinépal’ de Palaiseau aura lieu la projection de notre film préféré à tous, j’ai nommé Une Vérité qui dérange, de Davis Guggenheim (2006). LE film d’Al Gore, quoi. Cette projection sera suivie d’un débat sur le thème : "Le changement climatique : sommes-nous responsables ?", en présence de Jean-Louis Dufresne (laboratoire de météorologie dynamique) et de votre serviteur. Voyez l’affiche sur Skyfall.

Honneur à Skyfal !

8 avril 2010

Petit billet nombriliste.

À tous ceux qui ont fait vivre Skyfal ici : Araucan bien sûr, et tous les contributeurs et commentateurs, un grand merci. C’est un grand honneur pour ce blog d’avoir hébergé le plus prestigieux des blogs climato-sceptiques francophones.

Comme vous tous, je suis très heureux du retour de Frédéric, même si aujourd’hui je me sens un peu comme quelqu’un voit le Soleil revenir alors qu’il accueillait sous son toit une joyeuse bande venue s’abriter de la pluie. C’était du travail de s’occuper de tout, mais surtout des moments forts, dominés par le sentiment d’être utile à un moment particulièrement crucial. Alors que je retire le mot « Skyfal » du titre et que chacun est heureux de pouvoir reprendre sa route, je me demande si ce blog ne va pas me sembler un peu vide.

Notez qu’un tel aveu pourrait fort se retourner contre moi. Un « journaliste » que j’aurai la charité de ne pas nommer a récemment écrit que je « n’avais pas hésité » à profiter de l’inaccessibilité de Skyfal pour l’ajouter au titre de mon blog, dans le but d’attirer du monde via les moteurs de recherche. Je suis un gros malin, pas vrai ? Hé ! Pssst ! Monsieur le « journaliste » ! La prochaine fois que vous voudrez déverser votre fiel dans un magazine, veuillez prendre note qu’il n’est pas nécessaire de m’interviewer pendant une heure (comme vous l’avez fait) pour finalement réduire l’entretien à ce genre d’insinuations ! Bon, là, j’ai l’air de m’énerver, mais en fait, je rigole, parce qu’il est en réalité très intéressant d’observer les rumeurs et les théories du complot qui me concernent, c’est une expérience précieuse, malheureusement difficile à partager – il faut être à ma place pour n’avoir aucun doute sur la valeur de ces rumeurs (nulle, évidemment : non mais dites donc !).

Pour ce qui est de la suite des liens de ce blog avec Skyfal, ce fil est là pour recueillir vos avis. Dans la situation antérieure, les billets publiés ici l’étaient simultanément sur Skyfal, où se faisaient l’essentiel des commentaires (l’interface y est quand même meilleure – je sais, je sais : euphémisme). L’expérience montre tout de même que disposer d’un site de sécurité n’est pas inutile…

Avant la coupure de Skyfal, il avait aussi été envisagé avec Frédéric de faire une sorte de plate-forme pour plusieurs contributeurs : nous allons y réfléchir, vos suggestions sont les bienvenues là aussi.

Allez : assez de nombrilisme. Il y a du pain sur la planche. Longue vie à Skyfal, et… delendum est Giecum.

Benoît.

It’s alive !

7 avril 2010

Skyfal est de retour à son adresse habituelle.

http://skyfal.free.fr/

Merci Frédéric !

Le « déni » climatique

22 mars 2010

Un lecteur belge m’a écrit pour me dire qu’il a été « passablement énervé » par une tribune libre parue le 19 mars dans La Libre Belgique. Intitulée « Quand le climato-scepticisme rassure », elle est signée de Jean-Jacques Delfour, présenté comme agrégé de philosophie. Cette tribune, qui affirme que la « tempête médiatique » conteste « sans arguments probants » le carbocentrisme du GIEC, s’interroge sur les « fondements de ce déni. » Les réponses proposées ne sont pas d’ordre scientifique mais « politique, moral, psychologique et culturel ». Une phrase me semble bien résumer l’ensemble :

Le climato-scepticisme est motivé non pas tant par des raisons scientifiques que par le souci normal d’éviter des angoisses pénibles ainsi que par le désir de protéger la jouissance.

Il y a une part de vrai dans cette affirmation. Si le GIEC m’avait convaincu de la validité du carbocentrisme, je crois qu’à l’heure qu’il est je serais terrorisé par ce qui nous attendrait. Amis sceptiques, nous devons le reconnaître : certains des ressorts psychologiques nous ayant conduits sur la voie du scepticisme sont certainement liés au refus de devoir faire face à la crainte de l’avenir. (more…)

« Le Monde » se moque du monde

13 mars 2010

MISE À JOUR du lundi 15 mars (23h) : Véronique Maurus, la médiatrice du Monde, m’a écrit pour me signaler qu’elle considère en fait le problème posé par les textes d’Hervé Kempf comme relevant d’un traitement différent de celui traité dans sa chronique d’hier. Pour cette raison, elle a choisi d’en faire une chronique séparée, à paraître ultérieurement. En-dehors donc de l’erreur (regrettable mais somme toute mineure) contenue dans le premier courrier qui m’avait été adressé, il me semble donc raisonnable de suspendre provisoirement tout jugement sur le traitement de l’affaire par le Monde.

Il était donc écrit que Le Monde, le journal fondé par Hubert Beuve-Méry et dans lequel tant de grandes plumes se sont exprimées, n’aurait pas un mot de repentir pour la double sortie d’Hervé Kempf sur les climato-sceptiques, la première établissant une analogie entre eux et les munichois de 1938, la seconde tentant par une grosse ficelle de rapprocher les sceptiques du Front national.

Le 1er mars, c’est-à-dire le lendemain de la seconde chronique d’Hervé Kempf, j’avais écrit ce courrier au médiateur du Monde :

Madame, Monsieur,

Pour la seconde fois dans sa chronique, Hervé Kempf s’est permis un rapprochement entre moi et diverses idéologies plus que douteuses. Je vous prie de prendre connaissance de ma réaction à chacune de ces deux chroniques. La seconde, qui demande un débat, vous concerne plus particulièrement.

http://lemytheclimatique.wordpress.com/2010/02/23/un-commentaire-sur-les-propos-d’herve-kempf/

http://lemytheclimatique.wordpress.com/2010/03/01/herve-kempf-persiste-mais-sans-debattre/

Je suis à votre disposition pour en discuter. Il se trouve que je serai en déplacement cet après-midi, sans accès à internet. Si vous le souhaitez, vous pouvez me contacter au XX XX XX XX.

Bien cordialement,

Benoît Rittaud.

Le lendemain, j’avais reçu la réponse suivante :

Cher lecteur,

La médiatrice va consacrer sa prochaine chronique à ce sujet et citera peut-être un passage de votre courriel. A cette fin, pouvez-vous nous préciser vos coordonnées postales ?

Merci, et bien cordialement.

Julie Léonard

Le Monde

Secrétariat

Le Courrier des lecteurs / La Médiatrice

Ce à quoi j’avais répondu ceci :

Chère Madame,

Je vous remercie de bien vouloir consacrer une chronique à cette affaire qui m’a personnellement blessé. Vous avez toute ma confiance pour en faire une présentation équilibrée et dépassionnée. Peut-être jugerez-vous bon de jeter un coup d’œil au dernier billet que j’ai publié sur ce sujet sur mon blog, qui n’est certes pas un modèle de calme mais vous apportera un complément d’information qui vous intéressera peut-être :

http://lemytheclimatique.wordpress.com/2010/03/02/les-bras-m’en-tombent/

Pour ne pas jeter d’huile sur le feu, il n’y aura pas d’autre billet de ma part sur le sujet avant la publication de votre chronique.

Mes coordonnées postales sont :

XXXXXXX

En vous remerciant encore, bien cordialement,

Benoît Rittaud.

La chronique en question de la médiatrice est à présent parue : vous pouvez la lire ici. Vous constaterez qu’elle ne fait pas la moindre allusion à cette affaire, se contentant de commenter le traitement réservé par Le Monde au dernier livre de Claude Allègre.

Madame la médiatrice du Monde, j’ai bien noté que vous n’avez pas compris l’origine de mon indignation, et je doute fort que vous ayez lu les billets que je vous avais mis en lien dans mes courrier. Je n’ai donc que peu d’espoir qu’il en aille autrement pour le présent billet, malgré le nouveau courrier que je vous envoie vous enjoignant de le lire. Mais sait-on jamais.

Voici donc ce que je pense.

Par paresse, indifférence ou autre, vous n’avez finalement pas fait ce que vous m’aviez annoncé, préférant consacrer l’entièreté de votre dernière chronique aux éternelles et fatigantes polémiques autour de Claude Allègre. Il aura donc été permis, deux fois de suite, à l’un de vos chroniqueurs réguliers d’user de procédés à la limite de la calomnie sans que vous jugiez bon d’y consacrer le moindre mot – ne serait-ce que pour justifier le choix éditorial du Monde en la matière.

Pour mémoire, j’attire votre attention sur le fait que Stéphane Foucart a publiquement déclaré, sur le plateau d’Arrêt sur Images, son désaccord avec la première chronique d’Hervé Kempf : puisque votre chronique accorde une large place à la parole de Stéphane Foucart, se pourrait-il donc que vous n’ayez pas discuté avec lui de cette affaire ? J’ai bien du mal à le croire, compte tenu du fait que je ne suis pas le seul à vous avoir écrit pour vous signaler le malaise concernant les chroniques d’Hervé Kempf.

Je cherche à comprendre, madame la Médiatrice, et il n’est pas nécessaire de faire beaucoup travailler mon imagination pour concevoir des explications qui ne sont guère flatteuses pour vos méthodes. Un éventuel silence de votre part sur ma présente réaction, ou une réponse dilatoire sans intérêt, en dirait également long.

Skyfal : Frédéric est de retour !

9 mars 2010

La bonne nouvelle du jour : Frédéric, l’administrateur de Skyfal, va bien ! Il vient de me téléphoner pour me le faire savoir (pour la petite histoire, je sortais tout juste d’un débat avec Jean Jouzel, comme quoi le GIEC peut porter chance). Débordé qu’il a été, il n’a pas eu le temps récemment de s’occuper du site, et il a quelques problèmes avec l’hébergeur (nos amis de Free) pour tout récupérer. Il devrait donc y avoir encore un peu d’attente, et sans doute une nouvelle adresse Skyfal, mais à terme les choses devraient rentrer dans l’ordre.

Avec Skyfal, c’est l’un de leurs plus dignes porte-drapeaux que les climato-sceptiques vont retrouver. Frédéric, bienvenue à nouveau parmi nous.

Hervé Kempf persiste (mais sans débattre)

1 mars 2010

Mon ouvrage a une nouvelle fois les honneurs de la chronique d’Hervé Kempf dans le journal Le Monde. Alors que sa chronique de la semaine dernière rapprochait les climato-sceptiques des munichois de 1938 en un exemplaire point Godwin, c’est cette semaine un autre rapprochement qui est proposé aux lecteurs, également tout en nuances et dont je vous laisse apprécier le début.

Après avoir ingurgité divers pamphlets dénonçant "l’imposture" et le "mythe" climatiques, le chroniqueur s’est intéressé au colloque du conseil scientifique du Front national sur le réchauffement climatique, qui s’est tenu à Nanterre, le 30 janvier. On doit à la journaliste Jade Lindgaard, qui l’a signalé sur Médiapart, de ne pas avoir ignoré cette nouvelle aventure de la pensée.

Jean-Marie Le Pen a conclu le colloque. Citant Claude Allègre, il a exposé combien était fausse la théorie selon laquelle l’activité humaine causait le changement climatique en cours. "Il s’agit d’un dogme. Un dogme, par définition, se passe de toute preuve rationnelle."

Je cherche mes mots pour rester poli. Hervé Kempf a certes le droit de s’exprimer, mais je trouve tout de même anormal qu’il lui soit ainsi loisible d’user de procédés aussi détestables dans l’un des journaux les plus réputés de la presse française.

Monsieur Kempf, vous avez donc « ingurgité » mon « pamphlet » : j’en suis fort aise. Peut-être pourriez-vous nous expliquer ce qui, dans le ton et le contenu de mon livre, vous pousse à le qualifier ainsi ? S’y trouve-t-il des arguments incorrects ? Des attaques gratuites, ou injustifiées ? Une orientation politique quelconque, qui justifierait le rapprochement que vous faites entre mon livre et la réunion politique que vous évoquez ?

Je ne dispose certes pas d’une tribune comparable pour défendre mon point de vue. La seule chose qui soit à ma portée est de demander un débat avec Hervé Kempf.

J’attire l’attention sur le fait que je lui ai déjà fait cette proposition la semaine dernière suite à sa première chronique. Nous avons eu un bref échange de courriels, que je comptais garder pour moi. Suite à son nouvel article, j’ai décidé de rendre notre échange public, et demande à nouveau à ce qu’un débat puisse avoir lieu. Compte tenu du déséquilibre évident entre les audiences du Monde et du présent blog, il me semble que c’est la moindre des choses.

de : Benoît Rittaud <lemytheclimatique@gmail.com>

à : Hervé Kempf <kempf@lemonde.fr>

date : 23 février 2010 09:44

objet : Invitation à débattre

Monsieur,

Votre chronique intitulée "L’heure du choix" publiée dans Le Monde (édition de dimanche-lundi) met en cause les climato-sceptiques de manière virulente, ce qui a provoqué diverses réactions sur internet. Vous trouverez à la page

http://lemytheclimatique.wordpress.com/2010/02/23/un-commentaire-sur-les-propos-d’herve-kempf/

mon analyse publiée ce matin sur vos propos, laquelle, vous l’aurez deviné, se montre critique.

Accepteriez-vous de venir débattre sur mon blog à propos de votre article, par exemple ce soir ou demain soir ? Voici les conditions que je vous propose, et que vous pouvez bien entendu proposer de modifier :

- le sujet du débat portera sur le fond de votre article ;

- je modérerai tous les commentaires a priori ; aucun propos injurieux envers quiconque ne sera publié, et à cette réserve près je m’engage à permettre à toutes les opinions de s’exprimer ;

- vous aurez toute liberté de prendre votre temps pour répondre aux questions qui vous seront posées, et de mettre fin au débat quand vous le souhaiterez ;

- lorsque vous mettrez fin du débat, les commentaires seront clos ; le dernier commentaire du débat sera donc en principe le vôtre.

Je suis à votre disposition pour discuter de ces modalités d’organisation (ou d’autres), si vous le souhaitez.

Espérant une réponse positive de votre part, bien cordialement,

Benoît Rittaud.

de : Hervé Kempf <kempf@lemonde.fr>

à : Benoît Rittaud <lemytheclimatique@gmail.com>

date : 23 février 2010 16:41

objet : RE: Invitation à débattre

Monsieur,

Comme l’indique clairement mon article, je n’interviens pas en tant que scientifique, mais en tant que citoyen. L’enjeu pour les citoyens est d’évaluer, sur la base d’informations fiables, transparentes, et rigoureusement établies, si les conclusions auxquelles parvient la communauté scientifique sont valides.

En consultant votre site, je constate que les personnes qui y interviennent ont des préoccupations essentiellement relatives à la véracité des informations synthétisées par le GIEC. Je pense donc qu’il serait nécessaire que ce soit un climatologue qui participe à un tel débat, dont j’ai bien noté que vous en assureriez la bonne tenue. On pourrait suggérer que les internautes signent par leur vrai nom : s’ils assument leurs opinions, ils ne devraient pas craindre de parler à visage découvert. Mais je laisse ce point à votre appréciation.

Je mets ce message en copie à un chercheur dont je connais depuis de nombreuses années le sérieux (j’ai suivi en tant que journaliste le sujet du changement climatique depuis 1989) et à qui j’ai parlé de votre proposition. S’il accepte ce « chat » sur votre blog, je me joindrai à lui pour répondre aux questions plus politiques que j’assume et qui pourraient émaner de vos correspondants.

Avec mes meilleures salutations.

Hervé K.

de : Benoît Rittaud <lemytheclimatique@gmail.com>

à : Hervé Kempf <kempf@lemonde.fr>

date : 23 février 2010 17:08

objet : Re: Invitation à débattre

Monsieur,

Merci d’essayer ainsi de trouver un terrain d’entente, mais je considère votre réponse comme un refus. L’idée n’était pas de débattre du réchauffement climatique en général, mais bien de votre chronique parue l’autre jour, dont je crois que vous ne mesurez pas l’ampleur des réactions qu’elle a suscité (même si le fil de discussion de mon blog a aujourd’hui dévié, vous verrez sur le fil d’autres billets quelques réactions plus précises, qui vous donneront un échantillon).

Si votre ami climatologue veut venir parler sur mon blog, il y est le bienvenu, comme tous ceux que le débat sur le sujet intéresse.

Cordialement,

Benoît Rittaud.

PS : Je profite de l’occasion pour remercier Stéphane Foucart, également du journal Le Monde, d’avoir dit vendredi sur le plateau d’@rrêt sur images ce qu’il pensait de la première chronique d’Hervé Kempf.


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