La bataille du gaz carbonique

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Pendant longtemps, les médias désireux de faire avancer la « cause climatique » ont utilisé les courbes de température dite « globale », dont la hausse confortait l’idée d’un réchauffement climatique. Et puis une mauvaise surprise s’est produite : depuis le début du XXIè siècle, cette « température globale » n’augmente plus. Un repli tactique consiste alors à se focaliser sur la concentration atmosphérique en gaz carbonique : selon le carbocentrisme, l’augmentation de cette concentration réchauffe la planète ; glosons donc sur cette augmentation en attendant que la planète daigne coopérer sur le reste. À ceux qui s’interrogent sur la problématique décorrélation entre les deux grandeurs, il est toujours possible de rappeler que « les dix dernières années comptent parmi les plus chaudes jamais observées » (un raisonnement qui m’a permis de me débarrasser de mon complexe de taille).

On considère aujourd’hui que les activités humaines sont la cause principale de l’augmentation de la concentration atmosphérique en gaz carbonique. La courbe montrant l’évolution de cette concentration montre une hausse régulière, et les problèmes théoriques de mesure sont moins sérieux que pour d’autres grandeurs comme la température.

Certes, il arrive que la courbe du gaz carbonique atmosphérique et celle de nos émissions soient contestées. À ceux qui savent combien les courbes carbocentristes sont parfois défectueuses, l’évolution très régulière de la concentration de gaz carbonique, ainsi que l’excellente corrélation avec les calculs de nos émissions de gaz à effet de serre, peuvent facilement suggérer que tout ça est un peu trop joli pour être vrai. Mais bien sûr, des soupçons de ce genre ne suffisent pas.

En 2007, Ernst-Georg Beck publie dans Energy & Environment une étude selon laquelle l’évolution du gaz carbonique depuis le XIXè siècle serait bien loin d’être le long fleuve tranquille proclamé par les carbocentristes. Mais ce travail ne fait pas l’unanimité, y compris chez les sceptiques (et certains de ses aspects, qui prétendent lier le gaz carbonique aux cycles lunaires, n’ont pas contribué à le crédibiliser). D’autres doutes portent sur le choix des lieux où la concentration atmosphérique du gaz carbonique est mesurée ; ainsi, la célèbre et historique station de Mauna Loa est située à proximité d’un volcan. Un troisième sujet de litige concerne les raccordements effectués entre les différentes mesures pour obtenir un ensemble cohérent.

Malgré ces objections, la vivacité de la contestation climato-sceptique sur la courbe de concentration atmosphérique en gaz carbonique n’est pas au niveau de ces autres aspects de la controverse que sont la courbe de température globale, le mécanisme de l’effet de serre ou encore l’utilisation des cernes d’arbres pour reconstituer le passé climatique. Les carbocentristes pouvaient donc jusque là considérer ce domaine comme relativement préservé des assauts de leurs adversaires. Les choses ont changé il y a peu, et sur un point tout à fait inattendu.

En novembre dernier en effet, Wolfgang Knorr a fait paraître un article dans Geophysical Research Letters dans lequel il s’intéresse à la proportion de gaz carbonique d’origine humaine (utilisation de combustibles fossiles + déforestation) dans la concentration totale de gaz carbonique atmosphérique. Sa méthode statistique permet de déterminer la valeur des cinq paramètres que l’on peut considérer comme les plus pertinents : l’influence de deux facteurs naturels (volcanisme, El Niño), la proportion de gaz carbonique d’origine humaine à une date donnée (l’an 2000), la tendance de son évolution (supposée linéaire), et enfin l’incertitude sur le rôle de l’utilisation des sols dans le bilan global. L’article est clairement écrit, indiquant précisément les hypothèses formulées et la méthode statistique employée (on est bien loin de l’opacité qui règne parfois dans le domaine – suivez mon regard…), et s’appuie exclusivement sur des données observationnelles.

Conclusion de l’étude : dans la quantité totale de gaz carbonique présent dans l’atmosphère, le gaz carbonique produit par l’homme occupe une proportion constante depuis plus d’un siècle. Cette conclusion est un coup dur pour la théorie carbocentriste. Pour cette dernière en effet, la proportion aurait du augmenter, pour deux raisons : (1) la quantité toujours plus grande de gaz carbonique que nous rejetons dans l’atmosphère et (2) la saturation supposée des « puits » absorbant le gaz carbonique (océans, sols). La publication de Knorr montre que, bien que la quantité totale de gaz carbonique atmosphérique augmente, la fraction d’origine humaine reste la même (environ 40%). Le cycle du carbone apparaît donc plus compliqué que ce que prévoit la théorie carbocentriste.

Comme toujours lorsqu’un article va dans le sens sceptique, un article carbocentriste est aussitôt publié pour contenir l’assaut. En l’occurrence, une étude quasi-simultanée de Corinne Le Quéré et al. parue dans Nature Geosciences contredit celle de Knorr et affirme que, par rapport au total du gaz carbonique atmosphérique, la proportion d’origine humaine augmente. Ouvrons une parenthèse au sujet des premières phrases de son introduction :

Les efforts pour contrôler le changement climatique requièrent la stabilisation des concentrations atmosphériques en CO2. Cela ne peut être réalisé que par une réduction drastique des émissions globales de CO2.

(Dans l’original : « Efforts to control climate change require the stabilization of atmospheric CO2 concentrations. This can only be achieved through a drastic reduction of global CO2 emissions. »)

C’est peut-être pinailler, mais la présence de ces deux phrases est étrange. En effet, ce passage ne dit rien de l’étude scientifique qu’il est censé introduire, pas plus qu’il ne la met en perspective. Pour tout dire, il fait penser à ces formules d’allégeance de certains ouvrages anciens, où l’auteur commençait par remercier son dieu ou son prince protecteur et l’assurait de sa gratitude et de sa fidélité. Ici, les deux phrases sonnent fort comme une allégeance au carbocentrisme. Il est curieux que les auteurs (et les éditeurs de Nature Geosciences) n’aient pas préféré quelque chose comme : « Déterminer l’évolution de la proportion anthropogénique du gaz carbonique présent dans l’atmosphère est un enjeu important de la recherche actuelle sur le climat. » Sobre. Neutre. La science, quoi. Bref.

Immédiatement après leur introduction, Le Quéré et al. affirment que

Les mesures atmosphériques de concentration en CO2 sont hautement précises et fournissent une mesure fiable de l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère chaque année.

Voilà qui sonne comme un hommage au choix de l’étude concurrente de Knorr d’avoir étudié directement les mesures observationnelles. Le Quéré et al., pourtant, ont choisi quant à eux d’utiliser aussi des données issues de modèles. Il est vrai que ce choix peut se défendre, parce qu’il y a des incertitudes sur les part des émissions provenant de la déforestation.

Bref : désormais, donc, nous disposons de deux études qui se contredisent. L’une s’appuie sur des données observationnelles, l’autre sur des modèles (au moins partiellement). Laquelle est la plus digne de confiance ? A priori, bien sûr, celle qui repose sur l’observation seule. À moins de prendre au premier degré ce mot de Skyfal : « La nature refuse de se plier aux prédictions des modèles. Il doit y avoir un problème avec la nature. »

Heureusement pour les modèles, il est un secteur où ils ne sont pas menacés par l’observation : celui de la prévision, puisqu’on ne peut pas observer l’avenir. Knorr a ainsi déclaré, dans le numéro de janvier 2010 du magazine La Recherche :

Les simulations numériques faites dans le cadre du projet international de comparaison des modèles couplés entre le climat et le cycle du carbone (C4MIP) auquel je participe montrent que le pourcentage de CO2 anthropique restant dans l’atmosphère n’a pas encore augmenté, mais qu’il le fera de toute façon très prochainement. Notre désaccord avec l’équipe de Corinne Le Quéré ne va pas perdurer.

C’est beau, la science réconciliée avec elle-même.

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21 Réponses to “La bataille du gaz carbonique”

  1. Manu95 Says:

    Il me paraît utile de signaler ici qu’un document important concernant les mesures du CO2 a été traduit et figure sur le site de Skyfal. Je mets le lien ici vers le document PDF.

    Observatoires de gaz à effet de serre sous le vent de volcans en éruption
    Par Andrew Walden — 04 décembre 2009

    Les problèmes de mesure du CO2 atmosphérique est à la hauteur des autres absurdités dans la fraude du réchauffement climatique. Le scandale du Climategate dévoile des fraudes massives et systématiques derrière la fabrication des séries de température dans le monde entier nécessaires pour faire passer le réchauffement climatique. Mais qu’en est-il des séries de CO2 atmosphérique ?

    Document complet : http://perso.latribu.com/rocky2/screen/observatoires_ges-2009-12.pdf

  2. Bernard Says:

    Je suis Ingénieur chimiste et c’est entant que tel que j’écris ce qui suit:

    Le CO2 est un gaz faiblement acide (pka= 6.2) soluble dans l’eau et formant de nombreux équilibres chimiques avec les alcalins (composés dont l’abondance dans les minéraux terrestres ne fait aucun doute).

    D’autre part, comme chacun sait, le CO2 rentre dans le cycle biochimique du carbone mais dans ce cas la quantité de CO2 fixé par la biochimie est très largement inférieure à celle fixée par le minéral et dont le cycle se fait via le volcanisme.

    Il devient légitime d’utiliser les lois de la chimie pour le cycle minéral du CO2.
    Dés lors on peut penser à un modèle très simple :
    En utilisant les lois d’équilibres chimiques, et en généralisant toutes les constantes d’équilibre à toute la terre on peut écrire :

    CO2 (Atm) + Terre donne Terre (CO2).

    (Le mot « donne » remplace la double flèche des équilibres »chimiques »)

    Dans ces conditions la loi de Van ‘Hoff permet d’écrire

    La constante d’équilibre K (qui ne dépend que de la température) est :
    K = [Terre (CO2)]/[CO2 (Atm)]

    La terre est rentrée dans la constante K car sa masse est immense devant celle de CO2.

    K ne dépends que de la température et augmente avec celle-ci. C’est ce qui explique que le CO2 atmosphérique augmente quand la température augmente.

    La conséquence de cet équilibre est que si on augmente la pression partielle de CO2 (à température constante par l’activité humaine) C’est-à-dire que si on augmente le terme [CO2 (Atm)] alors le terme CO2 fixé [Terre (CO2)] augmente dans les même proportions.

    Nb: dans la formule ci-dessus le terme [Terre (CO2)] représente le CO2 fixé par la terre et [CO2 (Atm)] est la pression partielle de CO2 dans l’atmosphère.

    Cela explique que l’on ne peux pas dire que le CO2 généré par l’activité humaine se retrouve intégralement dans l’atmosphère.Il existe une constante ce qui est normal en ce qui concerne le CO2.

    Ce gaz est perpétuellement en équilibre avec les bicarbonates et les carbonates des alcalins et alcalino-terreux qui sont les minéraux majoritaires des composés terrestres.

    Il faut bien comprendre que s’il existe un équilibre semblable à un équilibre chimique, ce modèle de préjuge pas de la vitesse à laquelle cet équilibre est atteint. Il existe probablement une inertie qui fait que le CO2 n’est pas immédiatement fixé et donc il est absolument logique de voir une augmentation du taux en attendant que l’équilibre se rétablisse. Cette inertie peut être longue dans le cas de la Terre.

    J’ai bien conscience qu’il s’agit là d’un modèle très simplifié qui demande un développement pour déterminer les coefficients d’activités du CO2 solubilisé et/ou fixé chimiquement mais cette vision permet d’avoir un début d’explication. En tout état de cause je n’ai pas lu d’ouvrages traitant de ce problème.

  3. the fritz Says:

    Ben,
    Il me semble que tu fais une analyse un peu fausse du papier de Knorr ; ou alors c’est moi. Ce que j’ai compris c’est que le papier tourne autour des puits de CO2 : quelque soit l’importance des rejets anthropiques, ceux ci absorbent 40% de ces rejets et ceci depuis un siècle et demi sans faiblir. Tant pis pour les biologistes comme Bopp qui crient depuis des années que les puits vont bientôt se tarir.
    Par contre je ne vois nulle part des allusions au fait que l’augmentation du CO2 ne soit pas anthropique , qu’il soit dû au brûlage du fossile ou à la destruction des sols ; toute autre contribution, qu’il s’agisse de dégazage de la couche superficielle des océans, de l’accélération des upwellings amenant des bicarbonates de l’océan profond, ou de CO2 mantellique ou volcanique, donnerait des évolutions opposées du delta C13 (ce qui n’est pas spécifiquement abordé dans le papier)
    Alors ce n’est pas la peine de remettre une couche avec les publications de Beck qui n’est même pas cité dans les références, et il n’est pas non plus fait mention de problème de raccord entre mesures directes et données des carottes de glace. La citation suivante :
    Malgré ces objections, la vivacité de la contestation climato-sceptique sur la courbe de concentration atmosphérique en gaz carbonique n’est pas au niveau de ces autres aspects de la controverse que sont la courbe de température globale, le mécanisme de l’effet de serre ou encore l’utilisation des cernes d’arbres pour reconstituer le passé climatique. Les carbocentristes pouvaient donc jusque là considérer ce domaine comme relativement préservé des assauts de leurs adversaires.
    me fait dire que la contestation ne doit s’exercer que s’il y a un motif valable ou des explications alternatives ; s’ il y a des raisons valables de contester les températures globales, la sensibilité climatique d’un doublement du CO2 ou la dendroclimatologie , ce n’est pas une raison de mettre en doute des mesures modernes d’évaluation du taux de CO2 de l’air ou de ses origines

  4. Benoît Rittaud Says:

    @ the fritz
    Pour ce que je comprends de ton propos, nous sommes en réalité d’accord sur Knorr (ou pas loin de l’être). Le fait que la proportion de gaz carbonique anthropique reste constante me semble suggérer que le cycle du carbone fonctionne toujours bien, même dans un régime un peu plus soutenu dû à l’augmentation du CO2 atmosphérique. C’est ça qui compte, chez Knorr, et je suis d’accord avec toi pour penser que l’augmentation globale du CO2 dans l’atmosphère est dû aux activités humaines.
    Pour ce qui est de Beck et des autres objections sceptiques contestables, là encore, nous sommes d’accord. Le but du billet est de présenter les arguments proposés par les sceptiques dans la « bataille du gaz carbonique », sans nécessairement y apporter foi. Pardon si la rédaction manque de clarté sur ce point.
    Encore un mot sur Beck : je trouve qu’il a mis le doigt sur quelque chose d’intéressant (la variabilité des mesures), mais l’a probablement mal interprété. L’étude n’apporte pas d’eau au moulin sceptique (bien que Leroux y ait apporté foi), mais suggère quand même que ce serait de refaire des mesures directes dans les mêmes conditions qu’au XIXè siècle, pour comprendre mieux la variabilité locale et temporelle. Chez Beck, celle-ci est quand même vraiment énorme. Il y a eu une chose de faite il y a quelques années à Paris dans ce sens, et ça avait été rapporté par l’équipe de RealClimate, qui s’était joliment tiré une balle dans le pied en expliquant que les mesures ne dépassaient nulle part les 420 ppm (de mémoire), même à côté du périph’. RealClimate n’avait pas réalisé combien les écarts étaient plus importants dans les mesures de Beck.

  5. the fritz Says:

    Place de l’Etoile le soir , c’est 650ppm; après une heure de cours dans une salle de classe de trente mioches remuants, cela avoisine les 800 ppm; concernant les auteurs cités par Beck, qui cherchaient à savoir quel était la teneur de l’air, on ne s’étonne pas qu’ils aient publié des valeurs se situant dans cette fourchette; concernant les valeurs modernes, entre pointe barrow, hawaî et le pôle sud leur moyennes sont identiques avec des variations intra annuelles parfaitement explicables ; j’avais posé la question à Beck concernant l’impact des cycles lunaires; j’attends toujours la publication qu’il m’avait annoncé dans sa réponse; mais dans ses dernières communication, il est en train de mettre de l’eau dans son vin

  6. araucan Says:

    Beck a raison de ne pas chercher les xièmes cycles sur le climat, il y en a déjà beaucoup …

  7. Myke Says:

    Jusqu’en 2000, Airparif publiait les mesures de CO2 faites à la station de la Tour Saint-Jacques (en mg/m3). J’ignore si ces mesures ont cessé ou si elles se poursuivent mais ne sont plus publiées.
    J’avais remarqué que, ramenées en ppm à 0°, les valeurs moyennes annuelles étaient étonnamment proches de celles de Mauna Loa.
    Mais la fourchette entre mini et maxi annuels était très large.
    On doit pouvoir retrouver ces valeurs sur le site d’Airparif.

  8. araucan Says:

    @ Myke

    Voici ce que fait Airparif
    « Airparif surveille les polluants et les gaz à effet de serre en Ile-de-France

    Il n’existe pas en Ile-de-France d’environnement représentatif de l’atmosphère terrestre pour pouvoir suivre l’évolution des concentrations de CO2. Le suivi des gaz à effet de serre se fait donc en évaluant leurs émissions (quantité de gaz rejetée dans l’atmosphère), et non leur concentration (quantité de gaz présente dans l’air ambiant). Airparif participe à ce travail. L’association de surveillance de qualité de l’air réalise en effet un inventaire des émissions, aussi bien pour les polluants atmosphériques que pour les principaux gaz à effet de serre. Il permet de connaître la répartition géographique de ces émissions, leur évolution dans le temps, et la responsabilité des différentes sources. On observe ainsi que les rejets de gaz à effet de serre, tout comme ceux de polluants atmosphériques, sont concentrés au coeur de la région Ile-de-France. De plus, on remarque que le CO2 est rejeté à 66% par deux secteurs d’activité :
    – le secteur résidentiel et tertiaire (37%), du fait du chauffage,
    – et les transports (29%).  »
    http://www.airparif.fr/pages/effets/serre

    ON peut avoir une carte des émissions de CO2

    http://www.airparif.asso.fr/modelisation/win_epolluant.php?type=tot&jour=J&heures=21&departements=PC&polluant=CO2&submit=Envoyer

    mais pas de mesures in situ !

  9. Myke Says:

    Araucan
    Voici l’ultime relevé de concentration en CO2 à la tour Saint-Jacques
    http://w2.airparif.asso.fr/stats/stats_2000_CO2.pdf
    (exprimé en microg/m3)

  10. araucan Says:

    @myke
    Merci et cela fait combien en ppm ? 😉

  11. Myke Says:

    Araucan.
    Sauf erreur de ma part, pour la moyenne annuelle :
    730 migrog/m3 x 22,4 / 44 # 372 ppm normés (à 0°)
    Et devinez combien il y avait à Mauna Loa en 2000 ?
    Paris, capitale du monde !

  12. françois Says:

    Je n’ai pas compris des travaux de Knorr que 40% du gaz carbonique de l’atmosphère étaient dus à l’homme mais que L’atmosphère absorbait 40% des rejets humains de CO2, ce qui n’est pas du tout pareil. A noter que Knorr parle d’une proportion constante ( 43% exactement) du CO2 absorbé par l’atmosphère par rapport au CO2 émis quelque soit la source d’émission.

  13. Murps Says:

    Un petit mot sur ce modèle intéressant, (il faut bien partir de quelque chose…).

    Est-ce absolument pertinent de considérer toute la terre comme un système homogène ou règne cet équilibre de Van’THoff ?
    Je veux dire, est-ce à partir du moment ou la température n’est pas homogène sur la planète, est-ce que la formule deltaG = RTLnK(T) est applicable ?
    On va pas prendre une température « moyenne » sinon l’approximation sera franchement « àl

  14. Murps Says:

    Un petit mot sur ce modèle intéressant, (il faut bien partir de quelque chose…).
    Toutes mes remarques ne sont pas nécessairement des critiques, elles sont justes le reflet de mon caractère d’emmerdeur, et également de ma volonté de montrer que les modèles en sciences de la terre sont tout sauf de la rigolade.

    1) Est-ce absolument pertinent de considérer toute la terre comme un système homogène ou règne cet équilibre de Van’THoff ?
    Je veux dire, est-ce à partir du moment ou la température n’est pas homogène sur la planète, est-ce que la formule deltaG = RTLnK(T) est applicable ?
    On va pas prendre une température « moyenne » sinon l’approximation sera franchement « à la louche » et pas plus intéressante que ça.

    On peut peut-être appliquer ce modèle pour un secteur géographique donné ?

    2) Plus ennuyeux, est-on certain d’avoir un équilibre, et pas un état transitoire ?

    3) Ecrire CO2 (g) + Terre CO2 (aq) + CO2 (minéral?), c’est bien ça que vous suggérez ?
    Ou alors vous êtes encore plus général ?
    Tenez vous compte du C02 dissous ou bien, ne considérez vous que celui se fixant dans les carbonates ou autres molécules (genres complexes aqueux, ou autres molécules exotiques ?).

    4) Et si le CO2 n’avait rien à voir avec une température globale fantôme ? (mais ça c’est une autre histoire…)

    Certaines remarques peuvent paraitre un peu naïves car je ne suis pas chimiste…

    Cordialement,
    Murps

  15. Murps Says:

    Errata :
    oublier le post précédent

    et lire

    Ecrire CO2 (g) + Terre DONNE CO2 (aq) + CO2 (minéral?)

  16. Bernard Says:

    Merci de tes commentaires.

    Par ce modèle je ne prétends pas de décrire la vérité absolue en ce qui concerne l’interaction du CO2 avec tous les composants terrestres

    Je pense comme chimiste habitué des équilibres chimiques.

    L’observation de la non variation de la proportion de CO2 produit par l’homme dans la quantité totale de gaz carbonique présent dans l’atmosphère ne me surprends absolument pas car le CO2 obéit a plein d’équilibres chimiques qui se caractérisent par des constantes.

    Ces équilibres sont généraux et ne dépendent que des conditions particulières de température et pression des différentes régions du globes. Les quantités de CO2 (qui sont des valeurs extensives) peuvent être moyennée à l’ensemble du globe sans faire des erreurs que l’on ferait en moyennant les températures par exemple.
    En toute rigueur il faudrait étudier les équilibres locaux, déterminer les quantités de matière CO2 fixés et CO2 restant libre et ensuite moyenner au niveau du globe ces dernières quantités.

    C’est un travail qui ne me semble pas avoir été effectué.

    Pour répondre à tes questions
    1) la détermination de l’enthalpie libre delta G pourrait sans doute être évaluée dans les différentes zones géographiques (avec beaucoup de prélèvements et d’analyse des constituants minéraux des zones étudiées)
    La température prise doit être la température des prélèvements .Cela permettrait de déterminer K (-RTLnK comme tu l’a écrit.)
    Puis les quantités de matières CO2 libre pourrait être calculées et moyennées.
    Ce sera un travail très important

    2) Réponse à ta question : NON
    Il existe un équilibre. Mais à un instant « t » il n’est pas du tout certain que l’équilibre soit atteint car il existe une cinétique d’atteinte du niveau de CO2 à l’équilibre.
    Supposons que du jour au lendemain l’arrêt des rejets humains de CO2 ! Alors on verra néanmoins le taux de CO2 augmenter puis diminuer lentement pour atteindre l’équilibre thermodynamique. Le problème c’est que nous ne connaissons pas cette cinétique.

    Il ne faut pas perdre de vue qu’un équilibre est réalisé quand les vitesses d’apparition et les vitesses de disparition d’une quantité de matière sont égales.
    Autrement dit
    L’homme produit du CO2 , en conséquence la concentration dans l’atmosphère de ce gaz va augmenter à une certaine vitesse. Cette augmentation de la concentration induit une augmentation de la vitesse de fixation (réaction) du CO2 par le système « terre ». L’équilibre s’établit quand les vitesses de production et de fixation sont égales.

    3) Oui mais j’ai été plus général
    Le CO2 atmosphérique « réagit » avec la terre pour donner du CO2 fixé sur la terre
    Bien sur c’est un modèle excessivement général.Quand je dis « réagir » je pense réaction chimique, dissolution, absorption… .Et quand je dis fixé sur la terre ce peut être sous forme de liaisons chimiques comme dans les carbonates ou, solubilisé dans l’eau de mer ou douce ou dans la glace ou adsorbé par des liaisons faibles à la surface des matériaux…

    4) Le CO2 est corrélé à la température mais c’est la température qui en fixe le niveau (Cf. les constantes d’équilibres qui ne dépendent que de la température !)

  17. Manu95 Says:

    Finally! The Newly Revised and Edited ClimateGate Timeline (1.1)

    Remember the spectacular two and a half meter wide ClimateGate Timeline from 4 weeks ago? We got hundreds of emails from all around the world in response. Some people made giant printed versions and sent us photos, while others requested printed copies. Mohib Ebrahim originally created this project for his own edification, but then decided to release it. When a first draft was published last December, many readers had excellent suggestions for improving it. So behind the scenes, Mohib and four more volunteers went to work. Thanks especially to Curt for revising and editing the entire timeline (as he’d done with the introduction), and to Tom, Stuart and Gene for help proofreading. It’s really been a monumental task and now, finally, for all those waiting for the chance to print and learn, here is the official edition. All pictures and links have been updated.

    http://joannenova.com.au/2010/01/finally-the-new-revised-and-edited-climategate-timeline/

  18. Manu95 Says:

    Au cours de mes lectures j’ai pris quelques notes, sans malheureusement garder trace de la source.

    A propos du CO2 comme grave polluant :

    I could roll with your line of reasoning and say dihydrogen monoxide is a pollutant… trust me, if you stick your head in a bucket of it for 10 minutes you will die. That is guaranteed. This dangerous chemical has a web site dedicated to it:

    http://www.dhmo.org/

    Your argument about carbon dioxide holds as much water (boom tish) as the DHMO one…

    Submarines are managed at around 8000 ppm which is still well below the danger zone. Current concentration is 388 ppm and creeping. Back to the Cambrian you seem to be saying?

    Data collected on nine nuclear-powered ballistic missile submarines indicate an average CO2 concentration of 3,500 ppm with a range of 0-10,600 ppm, and data collected on 10 nuclear-powered attack submarines indicate an average CO2 concentration of 4,100 ppm with a range of 300-11,300 ppm (Hagar 2003).
    Loss of consciousness can occur within a minute of exposure at 300,000 ppm and within 5-10 minutes (min) of exposure at 100,000 ppm (HSDB 2004).
    Emergency and Continuous Exposure Guidance Levels for Selected Submarine Contaminants, 2007, The National Academies Press.
    Our atmosphere is currently at roughly 389 ppm whichis 11% of the low end of the average CO2 level that submariners operate in routinely. Your “health worries” argument is dead in the gate.

  19. araucan Says:

    @Manu95

    Cela correspond à la fiche de toxicité que l’on avait trouvé sur le site de l’iNRS, avec un seuil de 5000 ppm toutefois …

  20. Marco33 Says:

    A lire sur le site du Figaro : http://blog.lefigaro.fr/climat/2010/02/le-rechauffement-climatique-na-pas-que-des-inconvenients.html

    ça y est, ça se décoince du côté des médias…..

  21. Manu95 Says:

    Enfin un article sensé avec des commentaires intelligents.

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