Quand les arguments du GIEC fondent plus vite que les glaciers

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[L’actualité est bouillante autour des glaciers de l’Himalaya : merci à Marot pour les textes ci-dessous, mis en commentaires sur un autre fil et ici rassemblés dans ce billet dédié. (Désolé, il semble que WordPress n’ait pas de fonctionnalité pour déplacer sur ce fil les autres commentaires déjà faits sur le sujet.)]

La baudruche de la fonte des glaciers de l’Himalaya est enfin percée. Y a-t-il un pot de confiture ? Qui a mis les doigts dedans ?

Petit historique de l’affaire.

En 2007, le chapitre 10 du quatrième rapport du GIEC (WG2) indique ceci en page 493 :

Les glaciers de l’Himalaya reculent plus rapidement que dans n’importe quelle autre partie du monde (voir table 10.9) et, si le rythme continue comme actuellement, la probabilité qu’ils disparaissent en 2035 et peut-être plus tôt, est très grande si la Terre continue à se réchauffer au rythme actuel. Sa surface totale passera probablement de 500.000 km2 à 100.000 km2 en l’an 2035 (WWF, 2005).

(Dans l’original : « Glaciers in the Himalaya are receding faster than in any other part of the world (see Table 10.9) and, if the present rate continues, the likelihood of them disappearing by the year 2035 and perhaps sooner is very high if the Earth keeps warming at the current rate. Its total area will likely shrink from the present 500,000 to 100,000 km2 by the year 2035 (WWF, 2005). »)

Le glaciologue autrichien Georg Kaser dit avoir fait observer à l’époque que ce devait être une coquille, et qu’il ne fut pas tenu compte de sa remarque. Il faut noter que la référence WWF2005 ne figure ni dans le premier jet ni dans le second. Elle a été ajoutée par un anonyme après que le représentant japonais ait demandé des références dans la seconde révision. Les rapports préliminaires et les observations sont disponibles ici.

L’affaire resurgit il y a quelques semaines dans le blog de Roger Pielke Sr. sous la forme d’un papier invité de Madhav Khandekar après que John Nielsen-Gammon, professeur à l’université du Texas et Climatologue d’État du Texas, et J. Graham Cogley, glaciologue au Département de géographie de l’université de Trent dans l’Ontario, aient mené une enquête sur l’origine de cette affirmation. Ils ont trouvé la première source, le rapport WWF2005, qui contient ceci :

Le groupe de travail de glaciologie de l’Himalaya (WGHG) de la commission internationale pour la neige et la glace (ICSI) a déclaré : «Les glaciers de l’Himalaya reculent plus rapidement que dans toute autre partie du monde et, si le rythme actuel se poursuit, le risque qu’ils aient disparu d’ici à l’an 2035 est très élevé. »

(Dans l’original : « Working Group on Himalayan Glaciology (WGHG) of the International Commission for Snow and Ice (ICSI) stated: “glaciers in the Himalayas are receding faster than in any other part of the world and, if the present rate continues, the likelihood of them disappearing by the year 2035 is very high” ».)

La référence WGHG est inconnue, mais un document de travail pour l’UNESCO de 1996 (Kotlyakov, V.M., 1996, « The future of glaciers under the expected climate warming », 61-66, in Kotlyakov, V.M., ed., 1996, Variations of Snow and Ice in the Past and at Present on a Global and Regional Scale, Technical Documents in Hydrology, 1. UNESCO, Paris (IHP-IV Project H-4.1)) contient en page 66 :

La glaciation hors pôles de la Terre décroîtra à un rythme rapide, catastrophique – sa surface totale se rétrécira de 500 000 à 100 000 kilomètres carrés aux environs de l’année 2350.

(Dans l’original : « The extrapolar glaciation of the Earth will be decaying at rapid, catastrophic rates – its total area will shrink from 500,000 to 100,000 square kilometres by the year 2350. »)

La cause paraît entendue, que l’on peut résumer ainsi : l’auteur principal du chapitre concerné du rapport, Murari Lal, professeur à l’université du Pacifique Sud, Îles Fidji, et maintenant directeur et président du CESDAC (organisme privé indien sans but lucratif), ainsi que les relecteurs ont laissé passer une coquille. Il est toutefois étrange que la citation WWF2005 ne soit apparue qu’au bouclage.

Lal tente alors de se dépatouiller, comme l’écrit Science :

Le spécialiste de l’atmosphère Murari Lal […] auteur principal et coordinateur du chapitre sur l’Asie du rapport 2007 du GIEC, rejette l’idée que le GIEC était à côté de la plaque à propos des glaciers Himalayens. Mais il reconnaît que l’équipe des 10 auteurs du rapport en question s’est basée sur des travaux non publiés en ce qui concerne l’état des glaciers. La délégation indienne a fait objection à cette rédaction du rapport, se souvient Lal, mais ce texte a bénéficié d’une large approbation lors de la session plénière du GIEC.

(NB : tout ce qui précède doit beaucoup à Jean Martin).

Mauvaise attitude, entêtement, impéritie… pas bien du tout, donc, mais jusque là rien de si grave. Mais l’affaire rebondit. Richard North lève le lièvre caché (dont Roger Pielke Jr. fait un excellent résumé) : il existe une autre source, plus ancienne, sur la « fonte catastrophique » des glaciers de l’Himalaya. Il s’agit de Syed Haisnan, glaciologue peu connu, à l’époque professeur à l’université Jawaharlal Nehru (Delhi). Celui-ci déclare en effet en 1999 que les glaciers de l’Himalaya disparaîtraient « dans 40 ans » à Fred Pearce, journaliste du New Scientist, lequel, ravi, avait rapporté la chose dans son journal. Haisnan dit aujourd’hui que ce n’était là que paroles en l’air, non fondées sur des études, et que, de plus, il n’avait pas dit vraiment cela.

L’affaire est-elle close ? pas du tout.

Elle n’est pas close parce que le GIEC a publié la chose en 2007, en faisant ainsi une vérité abondamment reprise. Rajendra Pachauri, le président du GIEC, a fait ce qu’il fallait pour en profiter grassement et en faire bénéficier Haisnan, qui avait bien travaillé. En effet, l’inquiétude sur ces pauvres glaciers a suscité des vocations. Ainsi, la commission de Bruxelles a lancé un « grand programme » de trois ans doté de 3 millions d’euros nommé High Noon. La Carnegie Corporation de New York finance elle aussi l’affaire, à hauteur de 500 000 $. L’ université d’Islande a reçu des fonds indiens pour s’associer à TERI sur le sujet, et l’université d’Ohio y travaille aussi. Cela fait une pluie d’euros et de dollars qui tombent chez… qui ? Chez TERI dirigé par… Pachauri. Et où travaille maintenant Sayed Haisnan ? chez… TERI, où il a été recruté comme « senior fellow ».

On peut maintenant comprendre beaucoup de choses. Tout est parti des deux ou trois phrases du rapport 2007 du GIEC. Qui les a écrites ? Mystère. Au départ, elles sont sans source – évidemment, citer le New Scientist aurait fait désordre. Le gouvernement japonais fait sa demande : crac, arrive donc WWF2005 au dernier moment.

L’inquiétude fait son chemin en Inde. Le ministère de l’environnement demande un rapport indépendant qui aboutit à des conclusions opposées : Pachauri monte alors au créneau avec hargne. C’est de la « science vaudou », s’enflamme-t-il, de la « science pour écolier », et le ministre est bien « arrogant » d’y prêter foi. Il faut dire qu’en pleines négociations financières, ces contre-résultats font tache. Notons encore qu’un représentant de TERI figure dans le conseil du CESDAC, et que ces deux organisations émargent au CDM (Clean Development Mechanism) asiatique, sur lesquels on peut se renseigner ici.

Bien sûr, un certain nombre de personnes ont pris les affirmations du GIEC sur l’Himalaya pour argent comptant. Cela a donné par exemple ceci :

Un autre impact sur la production alimentaire en Asie est la perte potentielle de l’eau provenant des glaciers himalayens lors le la saison sèche, une eau dont plusieurs centaines de millions de personnes dépendent en Chine et dans le sous-continent indien. L’on s’attend à ce que ces glaciers perdent 80% de leur volume d’ici 2035 (Stern 2006, GIEC 2007, Xu et al. 2009).

« Sécurité alimentaire : contributions de la science à une nouvelle révolution verte », par John Beddington.

(Dans l’original : « Also impacting on food production in Asia is the potential loss of dry-season Himalayan glacial meltwater, on which hundreds of millions of people in the Indian sub-continent and China are dependent. These glaciers are expected to lose 80 per cent of their volume by 2035 (Stern 2006; IPCC 2007; Xu et al. 2009). »).

Résumé de « L’Himalaya qui fond : effets en cascade de changement climatique sur l’eau, la biodiversité et les moyens de subsistance », par Jianchu Xu, R. Edward Grumbine, Arun Shrestha, Mats Eriksson, Xuefei Yang, Yun Wang & Andreas Wilkes

Les hauteurs de l’Himalaya renferment la plus grande masse de glace en-dehors des régions polaires et sont la source des dix plus grands fleuves d’Asie. Il se produit une rapide réduction du volume des glaciers himalayens en raison du changement climatique. Les effets en cascade de l’augmentation des températures et de la perte de glace et de neige dans la région affectent, par exemple, les ressources en eau (quantité, saisonnalité), la biodiversité (espèces endémiques, relations proies-prédateurs), déplacements des frontières des écosystèmes (arbres, écosystèmes de haute altitude) et rétroactions globales (déplacement de moussons, diminution de la qualité des sols). Le changement climatique aura aussi des impacts environnementaux et sociaux qui vont probablement augmenter l’incertitude sur la disponibilité de l’eau et la production agricole pour les populations humaines à travers l’Asie. Une perception commune du changement climatique doit être développée pour des recherches aux échelles régionales et locales de sorte que des stratégies d’atténuation et d’adaptation soient élaborées et mises en œuvre. Les défis que soulèvent le changement climatique dans l’Himalaya ne peuvent être relevés que par une collaboration régionale accrue dans les domaines de la recherche scientifique et des décisions politiques.

(Dans l’original : « The Greater Himalayas hold the largest mass of ice outside polar regions and are the source of the 10 largest rivers in Asia. Rapid reduction in the volume of Himalayan glaciers due to climate change is occurring. The cascading effects of rising temperatures and loss of ice and snow in the region are affecting, for example, water availability (amounts, seasonality), biodiversity (endemic species, predator–prey relations), ecosystem boundary shifts (tree-line movements, high-elevation ecosystem changes), and global feedbacks (monsoonal shifts, loss of soil carbon). Climate change will also have environmental and social impacts that will likely increase uncertainty in water supplies and agricultural production for human populations across Asia. A common understanding of climate change needs to be developed through regional and local-scale research so that mitigation and adaptation strategies can be identified and implemented. The challenges brought about by climate change in the Greater Himalayas can only be addressed through increased regional collaboration in scientific research and policy making. »)

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26 Réponses to “Quand les arguments du GIEC fondent plus vite que les glaciers”

  1. Yanartus Cheissoux Says:

    Une chronique de l’émission « La matinale » sur Canal + vient d’être consacrée à cette affaire. Après avoir très brièvement résumé l’affaire, sans préciser la croustillante référence au WWF, sans indiquer que l’erreur avait été signalée avant la publication du rapport, sans mentionner les rodomontades de Pachauri, le chroniqueur (Gilles Delafon) a insisté sur le mea culpa du président du GIEC, a décidé que les travaux du GIEC (regroupement de « météorologues et de diplomates » !) sont sérieux et qu’aucun scientifique ne les conteste… Parce que quand même, hein, « les glaciers himalayens, ils fondent à une vitesse accélérée, je crois ».

    Il est ensuite passé à l’aspect politique de l’affaire. Des gens malintentionnés chercheraient ainsi à discréditer le GIEC et révéleraient le grand mélange des genres dans les affaires de Pachauri au moment où les ministres de l’environnement des pays émergents (Inde, Chine, Afrique du Sud, Brésil) se réunissent en Inde : on se doute bien que ces gens-là cherchent tous les prétextes pour refuser de réduire leurs émissions de CO2 !

  2. Yanartus Cheissoux Says:

    Et au moment où je finis le précédent commentaire, la même émission remet ça avec une nouvelle chronique sur le thème du réchauffement. Cette fois, Léon Mercadet évoque la faible activité du soleil depuis plusieurs années. Il indique que, combinée à La Nina, cette faible activité a pu compenser l’effet de serre et que c’est grâce à cela que les températures sont stationnaires depuis plusieurs années. Mais il nous « rassure » aussitôt : au moment où El Nino revient, « si le soleil se réveille, pour 2010-2011, c’est à peu près sûr, canicule ! ».

    Bon, je vous fais grâce de la publicité gratuite dont le bouquin « Planète Cuisine » (co-écrit par le WWF) qui a pour but de réduire « l’impact carbone de nos assiettes » vient de bénéficier sur Télématin. « On a tout bon, moins de CO2 pour la planète », conclut sobrement la chroniqueuse dont, par charité, je ne citerai pas le nom.

  3. rapatrie Says:

    bonjour
    nos charlatans font commerce de tout !
    ils en ont rien à foutre de l’écologie !

    le climat de la planète peut varier légèrement d’une part ; ou même entrer dans une phase autre comme elle en as connu depuis des millions d’années

    c’est de l’assujetissement des masses et rentabiliser leurs banques qui compte le plus !

    grâce au fric engrangé ; ils crée un système totalitaire et font de l’ingérence dans les autres pays !

    c’est ce que j’appelle les nouveaux prêtres ! leur religion est là
    = http://ecocratos.wordpress.com

    ils nous ruinent le cerveau et le polluent depuis des milliers d’années , et là ; c’est pas naturel ou personne n’en parle !

    c’est des gros baratineurs ! des esclavagistes
    jean-jacques

  4. Greg Says:

    Juste une question sur un détail que je comprends pas :

    « Un autre impact sur la production alimentaire en Asie est la perte potentielle de l’eau provenant des glaciers himalayens lors le la saison sèche »

    Augmentation de T°C=fonte des glaciers=plus(+) d’eau (au moins tant qu’il y auras des glaciers) et si cette eau est perdu en evaporation ça devrais augmenter les pluies non ?

    http://www.laterredufutur.com/html/modules.php?name=News&file=article&sid=22
    Apparement les changements climatiques actuel (donc augmentation de t°C d’apres le sacro-saint GIEC) augmenteraient la pluviometrie sur le Sahel d’où un recul du desert.

    Ca se passerais pas ainsi en Asie aussi par ce que :

    le model numerique « CLIMASIEGLACIER » utilisants des variables ajustées avec precision selon les dernieres etudes de l’organisme de recherche scientifique WWF utilisant l’algorithme que nous acceptons de partager avec le commun des mortels : « AllVariables=random(1-1000) »

    Ou une étude sérieuse a été faites avec d’autres moyens ?

    Ces sécheresses ne pourais pas etre du aux barages qui poussent un peu partout sur les fleuves et alimentent au mieux les pays en amont du fleuves laissant les pays aval avec moins d’eau ?

  5. Marot Says:

    Eh Oh, et la forêt amazonienne ?

    Chapter 13 WG II rapport AR4
    Up to 40%of the Amazonian forests could react drastically to even a slight reduction in precipitation; this means that the tropical vegetation, hydrology and climate system in South America could change very rapidly to another steady state, not necessarily producing gradual changes between the current and the future situation (Rowell and Moore, 2000).

    Encore une référence WWF-IUCN
    http://data.iucn.org/dbtw-wpd/edocs/2000-047.pdf

    Que sont les forêts et spécialement l’amazonienne ?
    Ce sont des sujet d’études précieux et largement financés à l’IIASA (International institute for applied systems analysis).
    http://www.iiasa.ac.at/Research/FOR/

    Qui est Deputy program leader à l’IIASA ?
    Shonali Pachauri fille de son père.

    Nul doute qu’après une « prévision » aussi catastrophique pour l’Amazonie, les financements aient afflué.

    Suivez la piste de l’argent et de la famille.

  6. araucan Says:

    @Marot,

    Sur la référence sur la forêt et votre citation en particulier elle est basée sur une étude WWf, mais celle-ci après tout pourrait se fonder sur des publication de revues scientifiques avec relecture par les pairs : en jetant un oeil rapidement sur la biblio de cette étude, j’ai bien l’impression que sur les 250 et plus publications référencées, celles de revues à comités de lecture sont une minorité et que cette étude étude s’appuie principalement sur des rapports ou des études d’organismes onusiens, voire d’ONG plus ou moins techniques …

  7. Marot Says:

    @araucan
    Il y en a 218 et la part de papiers avec comité de lecture est effectivement très minoritaire. Aux rapports onusiens ou autres et aux ONG, il faut ajouter les coupures de presse.

    Le cv des auteurs a été décortiqué par Richard North
    http://eureferendum.blogspot.com/2010/01/and-now-for-amazongate.html

    Peter Moore :
    «I have a strong understanding of government administration, legislative review, analysis and inquiries generated through involvement in or management of the Australian Regional Forest Agreement process, Parliamentary and Government inquiries, Coronial inquiries and public submissions on water pricing, access and use rights and native vegetation legislation in Australia and fire and natural resources laws, regulations and policies in Indonesia, Vietnam, Thailand, South Africa and Malaysia.»

    Andy Rowell :
    «Andy Rowell is a freelance writer and Investigative journalist with over 12 years’ experience on environmental, food, health and globalization issues. Rowell has undertaken cutting-edge investigations for, amongst others, Action on Smoking and Health, The Campaign for Tobacco-Free Kids, Friends of the Earth, Greenpeace, IFAW, the Pan American Health Organization, Project Underground, the World Health Organization, World in Action and WWF.»

  8. Abitbol Says:

    @ Araucan

    En lisant le papier de WUWT, on apprend que les auteurs du papier sur la fôret amazonienne sont : un journaliste et un spécialiste des fôrets australiennes et des forêts sub-équatoriales de l’océan Indien (rien à voir avec l’Amazonie). En se fondant sur des publications revues par les pairs, ils en auraient malgré tout largement exagéré les conclusions pour servir la cause, enfin leur cause…
    Enfin bon, s’il faut se contenter d’approximation et d’analyses des analyses, OK !

  9. Manu95 Says:

    After Climategate, Pachaurigate, Disastergate and Glaciergate, now Amazongate …

    A chaque jour son *gate,
    http://wattsupwiththat.com/2010/01/25/de-jour-gate-flavor-amazon/
    Sur les sites anglophones, les commentaires sont plutôt virulents.
    > Methow Ken (13:12:13) :
    When you collectively consider all the ”gate” scandals the IPCC in general and Mr. P in particular are up to their necks in over the last couple months, SURELY its past time to say ”turn out the lights, the party’s over” for that now widely discredited organization and its leader. If there was any justice the fat lady would already have sung. Won’t quite hold my breath yet, but we live in hope that the right answer will come soon; VERY soon. . . .
    > DirkH (13:12:39) :
    A very amusing pastime, reading about the IPCC’s fantasms. Can’t wait for tomorrow’s -gate. Makes you wonder whether politicians will trust a UN body ever again (even they will have noticed by now).

    Climategate:
    This is the modern version of the old travelling snake oil salesman. When it was discovered that his elixiar was nothing but a fake, he was often times tarred and feathered and rode out of town on a rail. The same fate or worse should await the modern day charlatans. This new Mafioso, with Al Gore as the God Father, need to be imprisoned for life. They are scum.

    In fact, the entire idea of creating an artificail global average temperature record is absurd given that global warming is not a global problem. Some countries will benefit, for others it will be a problem (to more or less degree). The melting of artic/antartic ice and glaciers depends more upon their own micro climatic conditions than some notional global average. With the passing months, it is becoming ever more apparant that manmade global warming is little more than manmade manipulation of data.

    « These adjusters need to be TRIED and EXECUTED as soon as possible. »

  10. araucan Says:

    @ Marot et Abitbol,

    J’essaye de ne pas préjuger de la qualité du rapport au regard du CV des auteurs (proverbe favori : ce n’est pas qui est qui qui compte mais ce qui est dit), mais de voir comment le travail est fait et ce qui est écrit : pour ce rapport, les bases bibliographiques sont donc des documents d’organisations internationales, d’ONG ou des coupures de presse avec peu d’articles de revues à comités de lecture, on ne peut donc considérer ce papier comme un papier sur l’état des connaissances, ni comme présentant des éléments a priori solides sur sa pertinence.
    Ce document ne devrait pas figurer dans les références du GIEC, ni la conclusion qui en est tirée (passage sans transition et rapide de l’état de forêt tropicale humide à l’état de savane …).
    Il vaut mieux éviter les arguments d’autorité dans un sens et dans un autre, idem pour la considération des CV.

  11. Abitbol Says:

    On est d’accord Araucan…
    M’enfin, il faudrait commencer à se rendre compte qu’on a affaire à des escrocs et des gens qui n’ont pas la même éthique que la votre.
    Alors on continue dans la grâce… ou on leur rentre dedans avec tous les arguments à notre disposition ?
    Ces gens là sont en train de changer notre mode de vie et notre tissu économique avec toutes les conséquences graves que cela implique…
    Personnellement, j’ai retiré la fleur de mon fusil et je ne fait plus de prisonniers!

  12. Marot Says:

    @Araucan
    Je suis bien d’accord pour distinguer le contenu et l’auteur.

    Toutefois Pachauri (père) nous a suffisamment tannés sur le fait que son AR4 était entièrement fondé sur des papiers de revues à comité de lecture pour conclure que c’est faux.
    http://www.reuters.com/article/idUSGEE5AP1Y5
    http://www.guardian.co.uk/environment/2009/nov/09/india-pachauri-climate-glaciers
    http://www.britannica.com/bps/additionalcontent/18/39460617/Rajendra-Pachauri

    Le dit rapport quelles qu’en soient les qualités est co-écrit par un journaliste activiste.

  13. araucan Says:

    @abtibol, @marot

    Je comprends que l’on puisse être énervé et moi aussi cela m’énerve. Un rapport WWF, c’est un rapport WWF sauf démonstration que c’est un travail de qualité : c’était certainement plus facile de lire les rapports des conventions internationales que de se payer les articles de revues à comité de lecture : les uns sont gratuits pas les autres. Il ne me semble pas avoir vu de références du CIFOR …(je peux me tromper) http://www.cifor.cgiar.org/ certes également machin issu de la FAO, mais suspect aussi de faible environnementalisme …

    L’autre aspect génant est que ce document est co-édité par l’UICN, organisme hybride entre ONG, agences, collectivités et gouvernements, qui joue sur une certaine expertise scientifique : là c’est raté …

    Maintenant, je persiste à ne pas être adepte de la théorie du complot : le GIEC, ce n’est que au mieux 2500 scientifiques et combien de sciences couvertes ?
    Qui relit sur les aspects forestiers par exemple ou agricoles (dès que j’ai un peu de temps, je regarde) pour voir si cette citation dans le sujet concerné est un détail ou répandu.

    Parce que pour relire de tels textes, il faut du temps, une grande culture de votre sujet et l’accès à la biblio …

    Il faut pouvoir dire si c’est un dérapage mineur ou si c’est trop fréquent : cela a l’air clair sur les glaciers himalayens, cela reste à déterminer pour la forêt.

    Surtout que la phrase qui dit que la forêt tropicale humide passera directement à la savane, est surprenante et je me demande ce qui la fonde… (exemples sans intervention humaine ?)

  14. araucan Says:

    A lire sur WUWT : comme quoi il vaut mieux vérifier …

    http://wattsupwiththat.com/2010/01/26/amazon-flavor-gate-de-jour-leaves-a-bad-taste/#more-15668

    Mais l’effet poupées russes n’est pas fini … A suivre donc.

  15. araucan Says:

    A lire pour avoir une fin de l’histoire …

    http://eureferendum.blogspot.com/2010/01/corruption-of-science.html

  16. Tetedeoim Says:

    Vous voulez une autre erreur du GIEC sur les glacier ? Pas besoin d’aller très loin, regardez juste le tableau qui suit l’article 10.6.2 (http://www.ipcc.ch/publications_and_data/ar4/wg2/en/ch10s10-6-2.html) du rapport II de 2007 : il présente le recul moyen des glaciers himalayens. Et celui qui recule le plus dans leur tableau, et de loin (135.2 m par an) recule en fait… de 23.5 m par an (il y a une erreur de calcul, très simple à vérifier)

  17. Marot Says:

    Merci Tetedeoim,
    J’ai répercuté votre trouvaille dans « Glaciargate » (Le Post).

    Dans le même § et avec les trémolos de rigueur, le rédacteur écrit
    «The current trends of glacial melts suggest that the Ganga, Indus, Brahmaputra and other rivers that criss-cross the northern Indian plain could likely become seasonal rivers in the near future as a consequence of climate change and could likely affect the economies in the region.»

    Il faut vraiment n’avoir jamais vu ce qu’est un torrent glaciaire même en été pour écrire de pareilles sottises.

    Pour la beauté de la chose dans google images avec mots clefs « source » et « gange » vous verrez le filet d’eau de fonte qui sort du glacier.

    Tous, mais tous, oublient volontairement que plus de 90% des eaux des fleuves viennent des pluies, ici des moussons.

  18. thierry_st_malo Says:

    Moi non plus, je ne suis pas adepte de la théorie du complot ; mais à voir le nombre de miteux qui persistent à rester dans un train dont il est maintenant démontré qu’il ne vient de nulle part et qu’il ne va nulle part, ce ne serait pas en train d’en devenir un, par hasard ?

  19. scaletrans Says:

    Une étude contradictoire a été faite à la demande du Gouvernement Indien Il paraît que c’est « de la science vaudou » d’après Pachauri: jugez par vous-même: http://moef.nic.in/downloads/public-information/MoEF%20Discussion%20Paper%20_him.pdf
    Par ailleurs, il ne semble pas que les glaciers Himalayens soient les principaux contributeurs du débit des fleuves Asiatiques, mais plutôt l’ensemble des précipitations.

  20. scaletrans Says:

    Mort aux c… et feu à volonté ? D’accord !

  21. François Says:

    Les glaciers himalayens ne fondront pas d’ici 2035. Et en plus les catastrophes naturelles qui ne dépendent plus du RCA (voir le lien ci-après origine AFP), décidément on ne respecte plus rien.

    http://news.fr.msn.com/m6-actualite/economie/article.aspx?cp-documentid=151927984

  22. Le carbocentrisme abandonné par sa bonne étoile « Le Mythe climatique / Skyfal Says:

    […] machine à perdre s’emballe, et le GIEC lui-même en fait ensuite les frais : c’est le « Glaciergate », qui révèle que le rapport 2007 contient une invraisemblable erreur concernant la fonte des […]

  23. araucan Says:

    Voir les commentaires sur Libé suite à une article sur les excuses de Pachauri :

    http://www.liberation.fr/terre/0102617145-reaction-sur-fonte-des-glaciers-pachauri-plaide-l-erreur-isolee

    C’est chaud !

  24. scaletrans Says:

    Ces commentaires sont intéressants, mais désespérants à la fois. On voit bien que les réchauffistes, même de bonne foi (?) refusent absolument de considérer autre chose qu’une « petite erreur dans un rapport de 1000 pages ». Cela peut-être du à l’ignorance invincible de celui qui ne comprend pas l’Anglais, et, dans ce cas, il ne risque pas d’être informé par les médias Français; mais il faudrait pousser alors la promotion du seul site Français d’information vraiment libre: Pensée Unique.

  25. Daniel Says:

    Top British scientist says UN panel is losing credibility

    http://www.timesonline.co.uk/tol/news/environment/article7017907.ece

  26. araucan Says:

    Le Climategate (et les « gates » qui en découlent, peu ou prou) a au moins permis qu’une relecture attentive du rapport soit faite, notamment sur la question des prédictions et des impacts.
    De fait, la question (hors question du hockey stick) se pose sur :
    – les références bibliographiques utilisées (ONG de tout poil, rapports divers et variés)
    – comment elles sont utlisées.
    La question peut aussi se poser sur ce qui n’apparaît pas dans le rapport, car après tout, une simple recherche sur ce qui paraît en ligne comme articles touchant de près ou de loin au RCA, conduit rapidement à être submergé …

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