Stagnation du réchauffement et vapeur d’eau.

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Voici que la vapeur d’eau fait son retour dans la mécanique climatique : les modèles avaient oublié qu’elle pouvait varier. L’auteur, Susan Solomon nous avait déjà annoncé que les changements étaient irréversibles (WUWT)….

•••••••

Une part de la stagnation de la température mondiale constatée lors de la dernière décennie peut être attribuée à la concentration de la vapeur d’eau dans la basse stratosphère, selon un groupe de chercheurs US. A l’inverse, il est probable qu’une part significative du réchauffement constaté dans les années 90 était due à une augmentation de cette concentration.

L’incapacité des modèles climatiques actuels à intégrer ces effets est un manque notable de ceux-ci, d’après ces chercheurs.

Vapeur et bilan radiatif de la Terre

Vapeur et bilan radiatif de la Terre

La température moyenne mondiale à la surface de la Terre a augmenté de 0,13 °C par décennie lors du dernier demi-siècle. Dans l’évaluation de 2007 du réchauffement mondial, le Groupe intergouvernemental d’experts sur le changement climatique concluait qu’il était très probable que la plus grande part de l’augmentation était due à l’accumulation de gaz à effet de serre par l’homme, comme le CO2 et le méthane, dans l’atmosphère. Mais, la vapeur d’eau, qui génère 60 % du total de l’effet de serre, (nécessaire à la vie humaine), contribue aussi au réchauffement mondial via les effets de rétroaction.

Ces derniers sont relativement bien connus dans la troposphère, (niveau le plus bas de l’atmosphère), où, lorsque la chaleur augmente, l’évaporation s’accroît, générant plus de vapeur d’eau et donc plus de réchauffement, bien que ce soit soit compensé dans une certaine mesure par la formation de nuages qui renvoient la lumière incidente vers l’espace. Cependant, les effets sur le climat de la vapeur d’eau dans la couche immédiatement au-dessus, la stratosphère, ne sont pas si bien compris.

Nuages stratosphériques polaires en Suède (Nasa)

Nuages stratosphériques polaires en Suède (Nasa)

Difficile à modéliser.

Les chercheurs savent que les teneurs en vapeur d’eau ont progressivement augmenté dans la haute stratosphère en raison de l’oxydation du méthane qui s’y est accumulé depuis le début de la révolution industrielle. Mais comprendre ce qui se passe plus bas est plus difficile. La vapeur d’eau monte de la troposphère mais cela est contrôlé par la température dans la fine couche tropicale en limite, la tropopause. Malheureusement, modéliser précisément ce processus requiert une résolution verticale plus importante que ce qui existe dans la plupart des modèles climatiques.

Susan Solomon est ses collègues du National Oceanic and Atmospheric Administration’s Earth System Research Laboratory au Colorado, avec Gian-Kasper Plattner de l’Université de Berne en Suisse, ont pris les observations de la variation  de la teneur en vapeur d’eau, ont calculé les effets chauffants ou refroidissants et  ont transféré les données obtenues directement dans un modèle, afin de mesurer l’écart avec les modèles qui n’intègrent pas ces variations.

En utilisant les données satellite montrant une chute de 10 % dans les concentrations durant la dernère décennie, les chercheurs ont trouvé que l’accroissement de la température mondiale ralentit de 25% par rapport à une teneur en vapeur d’eau inchangée, soit une augmentation de 0,10°C plutôt que de 0,14°C. En applicant la même méthode avec les données collectées par des ballons sonde, montrant une augmentation de la vapeur d’eau entre 1980 et 2000, le groupe découvrit que le réchauffement  mondial en a été augmenté de 30 %.

Une rétroaction négative à long terme ?

Solomon et all. reconnaissent qu’ils ne savent pas ce qui cause les variations de concentration. Une corrélation possible avec les températures de surface des océans tropicaux suggère que les taux de vapeur d’eau stratosphérique pourraient réagir systématiquement au réchauffement global, créant une rétroaction négative à long terme à ce même réchauffement (où les eaux plus chaudes sous les tropiques réduisent le transfert de vapeur d’eau de la troposphère à la stratosphère). Mais il est aussi possible qu’un tel changement de la concentration n’apparaisse qu’après une décennie et par conséquent n’exerce pas un contrôle à long terme sur le climat.

En effet, Gavin Schmidt, un climatologue du Goddard Institute for Space Studies (NASA) à New York fait remarquer que l’événement El Niño de 97-98 pourrait avoir humidifié la basse stratosphère plus qu’habituellement, avec pour résultat que cette partie de l’atmosphère s’assèche depuis. D’un autre coté, dit-il, cela peut provenir de l’augmentation des émissions d’aérosols en Asie, car elles ont modifié les températures en Asie.

Quel qu’en soit l’origine toutefois, Karen Rosenlof, un membre de l’équipe de Solomon, dit qu’il est maintenant clair que la vapeur d’eau stratosphérique a un effet significatif sur le réchauffement climatique et que l’incapacité des modèles à prendre en compte cet effet est un défaut certain. « Etant donné la chute calculée de 25 % dans le réchauffement de la décennie, on peut dire que les modèles sont justes à 75 % ». Mais elle soutient que le GIEC n’a pas fait fausse route. « Cela ne change pas la conclusion que le réchauffement est dû aux activités humaines. »

Article initialement publié dans Science. Annonce NOAA.

D’après Edwin Cartlidge pour Physicsworld. Lire aussi les commentaires de l’article.

A lire également : Science Daily.

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24 Réponses to “Stagnation du réchauffement et vapeur d’eau.”

  1. scaletrans Says:

    Ben voyons ! Conclusion: on ne sait rien mais on dira tout.

  2. Bof Says:

    « Etant donné la chute calculée de 25 % dans le réchauffement de la décennie, on peut dire que les modèles sont justes à 75 % »

    Disons plutôt « nous n’avons trouvé que 25% des erreurs »….

  3. pecqror Says:

    J’ai trouvé une vidéo qui est pas trop mal, avec vivian, lindzen et autre…

  4. Manu95 Says:

    « On ne sait rien…  »

    Mais on continue à chercher.
    Donc, il nous faut encore plus de budgets et de supercalculateurs.

    « Les c.ns ça ose tout, c’est même à cela qu’on les reconnaît ! « 

  5. Murps Says:

    Je crache pas sur une telle vidéo…
    Et le lien ????
    :-))

  6. plombier Says:

    En tenant compte de l’effet de serre des nuages, l’ensemble vapeur d’eau+nuages représente au moins 90% de l’effet de serre.

  7. pecqror Says:

    Pardon pour le lien, il s’agit d’une vidéo en 7 partie, fait par ARTE, elle doit daté de 2006 ou 2007

  8. pecqror Says:

    je l’ai ai mise toute la, c’est après l’entretien avec greenpeace que cela devient interressant.
    http://www.lepost.fr/article/2010/02/09/1932418_la-propagande-ecolos.html

  9. scaletrans Says:

    Cette notion de gaz à effet de serre m’a toujours gêné. Je sais bien qu’il ne s’agit que d’intuition et mes connaissances en maths/physique/chimie sont trop limitées pour aller plus avant, mais le concept de « profondeur optique » de l’atmosphère me semble plus satisfaisant.
    Il me semble qu’on se perd facilement dans l’étude (nécessaire néanmoins!) d’épiphénomènes et qu’on perd de vue l’architecture générale: défaut d’esprit de synthèse? Problème d’épistémologie ? On est en face d’un système en interaction, et les relations entre les différents éléments sont loin d’être quantifiées, sinon même connues.

  10. Manu95 Says:

    Je suis tout à fait de l’avis de scaletrans.

    Les climatologues sérieux, donc pas les bureaucrates et scientifiques qui ont vendu leur âme au diable et qui écrivent les rapports du giec, sont parfaitement conscients (ou ils le devraient l’être) que le climat est une chose extrêmement compliquée. On a affaire au système le plus complexe et le plus chaotique qui soit où toute modification d’un seul paramètre peut avoir des conséquences imprévisibles.
    Comme le fait justement remarquer Jean Martin et bien d’autres, même si on comprenait tous les phénomènes en jeu, si on disposait de données précises et des paramètres corrects et si on savait introduire tout cela dans un modèle informatique celui-ci serait inexploitable parce qu’aucun ordinateur ne sera jamais capable de l’exécuter en un temps raisonnable.

    Pour moi, le giec qui n’est qu’une aberration de plus de l’onu, devrait être dissout purement et simplement. Les recherches sur le climat devraient se poursuivre uniquement au sein des universités mais sans que la politique s’en mêle.

    Quant à l’onu, on devrait lui retirer toute autorité. Il a assez prouvé son inutilité et maintenant il devient franchement dangereux.

  11. Et_HAARP Says:

    Je viens de faire quelques comparaisons entre la courbe de la superficie de glace au pôle et l’activité de HAARP

    ex: le 27, baisse par rapport au 26 => H.A.A.R.P actif !
    Pas de mesure pour les dates 2,3,4,5 février puis reprise le 6 février (sur la base de l’augmentation des jours précédent, il manquerait environ 70000km²)
    Pendant ce temps, on constate des activités répétées et importantes de H.A.A.R.P !

    Lien vers le document de référence CVS:
    http://www.ijis.iarc.uaf.edu/seaice/extent/plot.csv

    Lien vers l’activité de H.A.A.R.P
    http://137.229.36.30/cgi-bin/scmag/disp-scmag.cgi?date=20100207&Bx=on
    Pour accéder rapidement à la bonne page, il suffit de changer 0207 (MMDD) par la bonne date

    Ou encore (regardez le fort ralentissement de la glaciation en début novembre 2006) -> http://www.ijis.iarc.uaf.edu/en/home/seaice_extent.htm
    Puis à présent, regardez l’activité de H.A.A.R.P à cette même période ! -> http://137.229.36.30/cgi-bin/scmag/disp-scmag.cgi?date=20061104&Bx=on

    Je vous laisse regarder cela de plus prêt car je ne sais que penser !

  12. araucan Says:

    @Et-HARRP,

    Je ne comprends pas bien : que voulez vous montrer ?
    Que le satellite japonais est en panne ?
    Que les très basses fréquences du champ géomagnétique ralentissent la formation de la glace arctique ?

  13. Et-HARRP Says:

    Dans le rapport du parlement Européen
    http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=REPORT&reference=A4-1999-0005&format=XML&language=FR
    Il y est fait clairement référence comme arme climatique. Ma question tiendrait à ceci: HAARP pourrait il être utilisé afin de réchauffer ponctuellement des parties du globe, même minime pouvant par exemple ralentir la formation de la banquise en hiver ? (il existe un enjeu fina Je relève quelques similitudes entre la superficie relevé de la banquise et les périodes d’activité de HAARP. Mais comme je n’y connais rien, je préfère poser la question avec mes interrogations et voir si cela interpelle d’autres personnes avec de vraies connaissances scientifiques.

  14. Et-HARRP Says:

    Correction de la phrase:
    (il existe un enjeu financier énorme avec le pétrole supposé se trouver au pôle et l’ouverture de routes maritimes)

  15. araucan Says:

    A toutes fins utiles :
    http://www.haarp.alaska.edu/haarp/toc.html
    http://fr.wikipedia.org/wiki/High_frequency_active_auroral_research_program

    Lire les caractéristiques techniques des essais faits

    Deux choses :
    – ce projet est trop souvent invoqué par les conspirationnistes de tous bords, pour que l’on puisse donner crédit à leurs délires (le PE n’est manifestement pas exempt de ce genre de délire, il suffit juste de lire la partie sur le CC)
    – personnellement je reste totalement sceptique sur tout autre cause que naturelle à l’évolution du climat, parce que pour le moment il n’y a pas de meilleure piste.

    Aucun lien de cause à effet n’est donné, je ne vais pas vous l’inventer (lier les ondes radio dans l’ionosphère à la formation de la glace en Arctique …) . L’enjeu militaire de ce projet semble plus à chercher du coté des radiotélécommunications que des catastrophes climatiques.

    Le lien que vous donnez avec l’université de Tokyo concerne des enregistrements liés aux variations à basse fréquence du champ géomagnétique (donc de la terre)…

    NB : quel intérêt a provoquer des changements climatiques ? Refroidir la Sibérie ? C’est déjà fort froid et difficile à y survivre. La réchauffer ? (C’est faciliter la tâche aux pays sur place pour l’accès à leurs ressources).
    Faire fondre l’Arctique pour accéder à ses ressources naturelles ? (qui sont déjà sous quelques m d’eau de toute façon, donc déjà très difficiles d’accès…). Si l’on en croit les tenants du RCA, il suffit d’attendre …pour un fonte totale en été, avec des glaces de toute façon en hiver et des stations off shore difficiles à maintenir !
    Ah oui, pour faire fondre les glaces de l’Arctique, de toute façon, d’une manière ou d’une autre, il faut fournir l’énergie correspondante et ça c’est colossal ! Un fournisseur connu est le Soleil (avec ou sans l’aide des GES d’ailleurs). Ou la chaleur stockée dans les océans (courants profonds) qui ressort dans l’océan arctique (chaleur originellemet venue du Soleil).

    Il faut 333,55 kJ pour 1 kg de glace à fondre (glace à 0° vers eau à O°)

  16. MichelLN35 Says:

    Cher Manu, mon ame d’instituteur se rebelle, le participe passé du verbe dissoudre au masculin s’écrit avec une s, dissous, (parce qu’il y en 10) même si au féminin cela donne dissoute.

    Vous faite un travail extrêmement inmportant pour nous tous et personne ne peut prétendre, même après de nombreuses relectures, ne pas laisser quelques fautes d’inattention.

    Amicalement

  17. scaletrans Says:

    Les supputations à propos de HAARP ou autres me laissent totalement froid. Ça ne fait que donner des arguments aux détracteurs de ceux, qui comme moi, pensent qu’il y (des) complots d’envergure mondiale.

  18. Et_HAARP Says:

    araucan
    333,55 kj pour 1kg de glace ! Merci pour l’infos.
    Le lien qui me semblait pas mal:
    http://exopolitics.blogs.com/peaceinspace/
    Et plus particulièrement l’interview:
    [audio src="http://peaceinspace.blogs.com/peaceinspaceorg/files/haarp_part_v_moret.mp3" /]

    Effectivement, avec environ 6 MW (méga-watt) d’énergie en 2006, cela me semble être faible mais en même temps, suffisant pour agir sur la ionosphère et se servir de l’energie solaire dans ce cas.
    Une application du principe de l’amplication en électronique appliqué au climat !
    Mais comme dit scaletrans, il ne s’agit que de supputations et donc scientifiquement inutilisable. Encore merci pour les réponses.

    Skyfal manque mais ce site est super.

  19. pecqror Says:

    Le réchauffement climatique,c’est trois molécules de CO2 qui réchauffent globalement le planète.
    Haarp, c’est trois antennes dans un champ qui modifie le champ magnétique terrestre et crée des tremblements de terre.
    Le but de ce site est de dénoncer des aneries, pas d’en remettre!

  20. araucan Says:

    @Et-HAARP,

    Pas sur que l’analogie fonctionne et en plus, pour amplifier, il faut fournir de l’énergie en sus ! L’énergie solaire, c’est du vrac, cela ne se maîtrise pas comme cela …

    Pour revenir à des choses qui semblent plus tangibles, et si le magnétisme vous intéresse, voyez là : http://public.web.cern.ch/Public/fr/Research/CLOUD-fr.html

    Résultats bientôt !

    Pour Skyfal, il nous manque et on fait l’intérim !

  21. Et_HAARP Says:

    @araucan

    Merci pour le lien.

  22. scaletrans Says:

    Il est dommage que l’article ne mentionne pas que l’activité solaire fait varier la quantité de rayons cosmiques bombardant l’atmosphère terrestre.

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    Stagnation du réchauffement et vapeur d’eau. | Le Mythe climatique

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