Une ancienne boule bientôt hors de l’urne ?

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Dans un précédent billet, j’ai proposé de comparer l’évolution de la théorie carbocentriste à une urne dans laquelle sont mises de plus en plus de boules (les arguments), mais de laquelle chacune de ces boules finit par sortir. À la fin, donc, en vertu d’un petit raisonnement, il ne reste plus rien dans l’urne, bien que le nombre de boules dans l’urne augmente à chaque instant. Le point central du raisonnement est que ce sont les boules les plus anciennes qui sont enlevées les unes après les autres (faute de quoi l’urne ne finit pas vide – et donc la théorie garde des arguments). À ce billet, qui en passant a permis d’initier une intéressante discussion avec JD (que je remercie donc pour sa contribution), vient de faire écho cette interview de Phil Jones publiée par Nature (relevée par WUWT).

Dans cette interview, il est question de faire sortir une boule particulièrement ancienne de l’urne carbocentriste, remontant à 1990, et constituée d’un article de Jones et al. publié cette année-là dans Nature. Dans celui-ci, les auteurs tâchaient de quantifier l’effet de l’urbanisation autour des stations météo, pour savoir si le réchauffement global mesuré était, au moins pour partie, artefactuel (car lorsqu’une station météo initialement à la campagne voit son environnement se faire plus urbain, les températures qu’elle mesure s’élèvent). Le bilan était clair : « Les résultats, affirmait le résumé, montrent que l’influence de l’urbanisation (…) est, au plus, d’un ordre de grandeur inférieur à celui du réchauffement observé à l’échelle d’un siècle. » Mais en 2007, rapporte Nature, un amateur, Doug Keenan, conteste l’étude en arguant du caractère défectueux des données utilisées pour la Chine. Nature ne donne pas tous les détails sur la controverse qui a suivi, mais Jones reconnaît aujourd’hui l’existence du problème (tout en niant toute falsification de sa part). À la question de savoir si Jones va publier un correctif dans Nature, Jones répond : « Je vais y réfléchir. Cela mérite considération. »

La boule de 1990 n’est donc pas encore sortie de l’urne, mais s’est tout de même sérieusement rapprochée du bord.

Face à ce nouveau revers qui s’annonce, comment Jones défend-il sa position générale ? De façon fort classique, en expliquant qu’il reste de toute façon d’autres boules dans l’urne :

« La science tient toujours debout », ajoute néanmoins [Jones]. Une étude complémentaire a validé les conclusions initiales pour les données chinoises de la période 1954-1983, montrant que la localisation précise des stations météo n’était pas importante. « Ils tentent de repérer des défauts mineurs dans les données, et en faire une affaire hors de toute proportion », dit Jones de ses critiques.

(dans l’original : « ‘The science still holds up’ though, he adds. A follow-up study verified the original conclusions for the Chinese data for the period 1954-1983, showing that the precise location of wheather stations was unimportant. ‘They are trying to pick out minor things in the data and blow them out of all proportion’, says Jones of his critics. »)

C’est connu : dans l’expérience B de l’urne carbocentriste, il y a en effet toujours assez de boules pour croire que tout va bien.

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24 Réponses to “Une ancienne boule bientôt hors de l’urne ?”

  1. plombier Says:

    Hier dans un article de New Scientist ( de mémoire *), Phil Jones donne raison au bloggeur Doug Keenan pour la Chine .

    * je dis de mémoire , car ce matin je voulais traduire l’article pour le mettre sur le blog ,mais il a disparu ,comme je ne suis pas abonné ,je ne peux pas faire de recherche dans les archives de New Scientist .

  2. LaurentC Says:

    On en parle ici:

    http://www.newscientist.com/blogs/shortsharpscience/2010/02/climategate-scientist-attacks-bloggers.html

    In effect, Jones conceded that British climate sceptic Doug Keenan had been right in some of his criticisms of a 20-year-old paper that had used the Chinese data in an analysis that ruled out local urban influences as a significant factor in global warming.

  3. araucan Says:

    C’est une histoire qui ressort (cf certains mails du Climategate …).
    Mais Phil Jones est sur la défensive désormais (et bien d’autres aussi cf Libé d’hier).

  4. JD Says:

    Je ne vais certainement pas vous surprendre, mais encore une fois je ne suis pas d’accord avec l’interprétation.
    La réponse de Jones me parait au contraire parfaitement honnête.
    Si la phrase « La science tient toujours debout » pouvait tout d’abord faire croire qu’il allait dévier du sujet, au final il reconnaît des erreurs sur les données, et ce ne sont sans doute pas les seules d’ailleurs, et explique qu’elles sont minimes et ne remettent pas grand chose en compte.

    Encore une fois, il n’a pas dévier sur une autre « boule », et ces erreurs sur des séries de températures, il a certainement passé une grande partie de sa carrière à les chercher puis corriger, et il se doutait évidemment qu’il en restait. Ce n’est certainement pas un « nouveau revers » comme vous le dites, et il faut être bien naïf sur le fonctionnement de la science pour le croire.

    C’est vraiment un « trick » de sceptique amateur ça…chercher la petite bête, ce qui est très bien en soit, puis faire des annonces chocs en ne cherchant même pas à interpréter les conséquences de la « nouvelle erreur » détectée. Ce n’est pas une boule qui est mis en jeu ici, c’est une micro poussière, et il en faudrait des milliers pour que la boule tombe. Tout est relatif, tout est question d’échelle.
    Et là Ok Jones a d’abord reconnu l’erreur puis expliqué qu’il y avait d’autres micro poussières. Mais cette position est je trouve très tenable sur ce sujet, car des erreurs dans les données tout le monde sait bien qu’il y en a, et cela est pris en compte.

    Bref je trouve l’analogie des boules, bien que très coquette, encore inadaptée sur cet exemple.

    P.S:
    Au passage, cette attaque sur encore un autre niveau (le réchauffement lui même) me conforte dans mon impression que les sceptiques ont un but et une méthode clair: descendre la climatologie par tout les moyens, sans aucun discernement.

  5. plombier Says:

    Merci cela confirme que je n’avais pas rêvé .

  6. plombier Says:

    Je suppose que vous faites allusion a un débat sur un livre qui va êtres publié .
    Celui qui a écrit ce livre n’est pas ma tasse de thé .
    Sur ce blog de Libé (sciences ² ) en regardant ce matin , il y a beaucoup de commentaire supprimé dont le mien .

  7. Araucan Says:

    @ C’est votre interprétation.
    Mais la question des données est un peu plus complexe que le fait qu’il y ait des erreurs ponctuelles :
    – le fait que les données brutes ne soient plus disponibles (ou alors en refaisant le travail de collecte de données auprès des organismes concernés) et que seules les données homogénéisées soient disponibles (alors que les techniques d’homogénéisations sont fort discutées et que leurs résultats, bien souvent refroidissement au XIX siècle et réchauffement accentué à la fin du XXième justifie de s’interroger sur les bases de cette homogénéisation (NB qui peut s’avérer utile ex changement de thermomètres)
    – le fait qu’en l’absence de ces données brutes, différentes méthodes de traitement de données ne puissent être confrontées
    – le fait qu’il reste à déterminer si les évolutions constatées sont bien mondiales ou régionales (cf la polémique sur le réchauffement médiéval)
    – le fait que ces données confortent la crosse de hockey, qui continue de revenir régulièrement alors qu’elle a été abandonnée par le GIEC lui-même.

    La question n’est pas tant de tuer la climatologie, mais l’asseoir dans des méthodes robustes, soumises à discussion scientifiques (et vérification également). Et il est aussi question non pas du réchauffement lui-même, mais de la variabilité du phénomène lui-même selon les zones et de son amplitude et des qualificatifs qu’il convient de lui attribuer.
    S’il y a bien eu réchauffement sur l’Europe ces 25 dernières années, est-il « sans précédent », dans la poursuite de la sortie du petit age glaciaire, inférieur ou similaire à l’optimum médiéval ?

  8. plombier Says:

    Si on compile les erreurs minimes ,plus les données qui ont été lissé , on arrive a une une grosse boule d’erreur .
    Personnellement mon but n’est pas de descendre la climatologie , mais que les publications soient vérifiés et honnêtes , clef le graf en forme de Crosse de hockey .

  9. plombier Says:

    Climat : le départ d’Yvo de Boer accroît la confusion .

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/02/19/climat-le-depart-d-yvo-de-boer-accroit-la-confusion_1308313_3244.html

  10. JD Says:

    Je suis d’accord sur le fait que les données brutes devraient être facilement accessibles.

    Pour les remarques sur l’optimum Médiéval, le débat ici n’est pas la crosse de Hockey, où les incertitudes sont infiniment plus grandes dans la période pré-instrumentale. Donc pour le réchauffement « sans précédent », on entre dans de la paléo, bien plus incertaine, tout les scientifiques sérieux le disent.
    La plupart des publications SONT « vérifiés et honnêtes »…cela ne veut pas dire qu’il n’y a aucune erreur, c’est juste une garantie que les incertitudes ont été pris en compte du mieux possible, et que les conclusions traduisent cela.
    Les graphes représentant la température des derniers 1000ans sont issus d’articles très précautionneux sur la manière de les utiliser.
    Vaudrait-il mieux ne pas tenter du tout de reconstruire la température sur cette échelle ?
    Après je suis d’accord que ces fameux graphes sont repris de mauvaise manière par la presse ou les Al Gore en puissance.

    Mais pour revenir aux données instrumentales, ce n’est pas correct de dire que le travail d’homogénéisation amplifie artificiellement le réchauffement. Voila un lien sur le sujet:
    http://www.realclimate.org/index.php/archives/2009/12/are-the-cru-data-suspect-an-objective-assessment/

  11. araucan Says:

    Vous trouverez aisément des références contraires sur des sites sceptiques … !
    Il n’y a pas qu’une parole sur ce sujet et tant qu’il n’y aura pas une remise à plat de cette question avec discussions et confrontations, il y aura doute.

  12. JD Says:

    Les discussions ont lieu, et ça commence à faire longtemps. Je sais que vous n’aimez pas ce que je vais dire mais il y a un moment où il faut avancer. Les sceptiques ont 20 ans de retard sur certains sujets. De quoi excéder quelques climatologues….qui du coup, bêtement, ne partagent plus leurs données.
    Ce que certains semble découvrir maintenant est connu depuis des décennies par les scientifiques qui travaillent tout les jours sur la question. Le traitement des données météo est un travail monumentale et tout le monde sait qu’il reste des « erreurs », comme il y a des incertitudes dans les modèles. Et il faut travailler sur 2 fronts: améliorer la justesse des données, mais aussi interpréter dans la mesure du possible ces données.
    Alors réclamer « remise à plat de cette question avec discussions et confrontations »…c’est pour le moins en complet décalage avec la réalité scientifique. Presque insultant.

    Realclimate n’est pas ma bible, mais c’est déjà mieux que les « sites sceptiques », qui font du mauvais journalisme, relatant des faits (parfois corrects) sans interpréter leurs portés, leurs implications.

  13. Benoît Rittaud Says:

    Longtemps, une vingtaine d’années ? Pour un système aussi complexe que le climat, ça me paraît au contraire très court.
    « Il y a un moment où il faut avancer » : vous confondez, je crois, la réflexion et l’action. La science est de l’ordre de la réflexion.
    « 20 ans de retard sur certains sujets » : exemples ?
    « Ce que certains semblent découvrir maintenant est connu depuis des décennies… » : même question, à quoi pensez-vous, par exemple ?
    Il n’y a rien d’insultant à demander des explications et des détails. C’est le principe même de la démarche scientifique. Jamais je ne trouve mes étudiants insultants lorsqu’ils mettent en doute ce que je leur enseigne, et je serais un bien mauvais enseignant, et un piètre scientifique, si j’envisageais les choses de cette manière.
    Il y a de mauvais sites sceptiques, oui. Il y a de mauvais sites carbocentristes aussi. Et alors ? Je ne vois pas bien où cela nous mène…

  14. phi Says:

    JD,
    Concernant les homogénéisations, il n’est pas tant question d’erreurs que de biais systématiques. Ce que nous enseigne le climategate, c’est la prédisposition de certains chercheurs à, consciemment ou non, introduire des biais systématiques pour des raisons qui peuvent être honorables (crainte d’une catastrophe climatique) ou moins honorables. Les constructions des courbes de températures sont au plus haut point sensibles aux biais les plus divers car l’amplitude des diverses corrections nécessaires dépassent largement l’amplitude du phénomène que l’on cherche à mettre évidence.

  15. yvesdemars Says:

    l’annonce réhabilitant le PF tenneker ancein directeur de la météo néerlandaise et poussé à la démission car il s’opposait vigoureusement aux thèses carbocentristes devrait faire du bruit. Ironiquement c’est le premier réfugié climatique …
    Et il a démissionné de l’Académie des Sciences de son pays je cite:
    « je ne veux pas rester membre d’une organisation qui déforme la science d’une telle façon. »
    Sur les déclarations de Jones qui y croit toujours il cite comme « preuves » du réchauffement:
    la fonte des banquises : ce serait vrai si les deux fondaient mais l’antarctique va en sens inverse
    l’avancée des printemps : outre le fiat que ce n’est pas le cas en Amérique du Nord (ni cette année en Europe d’ailleurs mais attendons quelques années de plus), l’augmentation du CO2 mais aussi du soufre et de l’azote peuvent aussi contribuer à une reprise plus précoce. En fait le 90% sur lequel est basé la politique onusienne est mort …

  16. yvesdemars Says:

    l’article sur Tenneker est paru dans de telegraaf
    on peut y accéder via WUWT …

  17. yvesdemars Says:

    et le lien sur l’image

  18. Manu95 Says:

    Le Sunday Times publie un article très dérangeant daté du 14 février 2010 :

    World may not be warming, say scientists
    http://www.timesonline.co.uk/tol/news/environment/article7026317.ece

    Pour moi, la climatologie a fait fausse route depuis tout le début de cette affaire.

    Y-a-t’il eu il y a a une vingtaine d’années quelque chose de particulier qui faisait craindre un réchauffement climatique inquiétant ?
    Non, au vu des mesures effectuées par la suite, les petites variations sont normales et font partie du climat tel qu’il a toujours été.

    L’IPCC n’aurait jamais du être créé. Point.

    Comme lu sur un autre blog anglophone:
    « L’IPCC ne commet pas d’erreurs, c’est l’IPCC qui est l’erreur ! »

  19. plombier Says:

    La banquise arctique minimale observée l’été s’agrandit légèrement depuis trois ans .
    Au point le plus fort de la fonte de l’été 2008, les glaces arctiques mesuraient 4,5 millions de km2 et 4,1 millions de km2 en 2007 , le 12 septembre 2009, la superficie des glaces arctiques était de 5,10 millions de km2, soit 1 millions de km² de plus qu’en 2007 . Source NSIDC .

    Source .jeanlouis Etienne . Au cœur de la banquise arctique, vents et courants créent des zones d’eau libre – c’est-à-dire libre de glaces – appelées polynies. Leur présence permet une abondante activité de la vie marine (plancton, poissons, oiseaux et mammifères marins).
    Certaines polynies apparaissent régulièrement, comme la Grande Polynie Sibérienne de la mer de Laptev, présente chaque année du début octobre à la fin du mois de juin. Même au plus froid de l’hiver, elle s’étend sur plus de 2OO km et ses eaux libres permettent aux morses et aux phoques d’y subsister, accompagnés de leurs prédateurs (ours, renards). Dès le début du printemps, eiders, guillemots, canards à longue queue, etc. viennent s’y nourrir par milliers de poissons et de coquillages.

    Au cours de l’été 2001, une campagne océanographique a découvert une dorsale active, la dorsale Gakkel, qui recèle une succession de volcans sous-marins et cheminées hydrothermales .

  20. Manu95 Says:

    L’article est ici en un anglais très lisible (PDF, 2 pages)
    http://www.probeinternational.org/files/UKVersieHenkTennekes.pdf

  21. Murps Says:

    Manu, vous venez de traduire ma pensée.

    J’ajoute d’ailleurs les questions suivantes : « Quels sont les progrès réalisés depuis 20 ans (ou même 100 ans…) en « climatologie » ? A-t-on sorti du chapeau un modèle de circulation digne de ce nom ? La « climatologie » a-t-elle été capable de prévoir quoi que ce soit depuis qu’elle « existe » ?

    Réponses : zéro pointé sur toute la ligne.
    La climatologie reste une science d’observation.
    On ne sait pas bien quoi observer, on ne sait pas bien ce qu’on observe et on ne sait rien prévoir.

    C’est un peu comme la géologie avant qu’on découvre les dorsales, les plaques tectoniques, la datation absolue…
    Sauf qu’on a encore rien trouvé d’équivalent pour la climatologie.

  22. Manu95 Says:

    Tu es bien trop gentil.
    Pour moi la climatologie n’est pas une science

    Voir l’avis que j’ai déposé sur Wicked Pedia en décembre 2009 et que personne encore n’a contesté
    Climatologie science ou pseudo-science ?
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Climatologie

    Et j’aimerais que les « climastrologues », souvent auto-proclamés, me montrent leurs vrais diplômes.
    Jouzel n’est pas un climatologue et glaciologue, comme on l’a encore présenté il y a quelques jours sur France3.fr. C’est un chimiste qui a été formé sur le tas comme glaciologue et qui s’y est spécialisé sans doute.
    Et Jancovici qui se prétend aussi climatologue (ou quelque chose comme ça) n’a qu’une formation d’ingénieur en télécommunications.
    Pas besoin de diplômes universitaires pour vendre de l’huile de serpent…

  23. JD Says:

    « Il y a un moment où il faut avancer ». Je le maintiens dans ce contexte. Je ne parle pas de prendre des actions, mais bien d’avancer scientifiquement, entre scientifiques. En gros c’est en lien avec les « 20 ans de retard » des sceptiques. Les chercheurs passent déjà du temps pour l’enseignement, il ne veulent pas continuer pendant leurs temps « recherche ».
    Les problèmes d’homogénéisation par exemples sont débattus scientifiquement depuis longtemps et beaucoup d’enseignements ont été pris. Alors quand j’entends les sceptiques sur ce sujet….20 ans de retard oui. C’est peut etre du en partie au fait qu’il y a du débat « interne » non accessible, mais aussi à de la mauvaise volonté, ou plus simplement à de la non-compétence sur le sujet.
    Dans la relation professeur/étudiant il n’y a évidemment aucun problème à donner et répéter explications et détails…ce n’est pas du tout la même chose ici.

    « Il y a de mauvais sites sceptiques, oui. Il y a de mauvais sites carbocentristes aussi. Et alors ?  »

    Il y a une énorme différence poutant.
    Le « carbocentrisme », c’est d’abord une thèse scientifique venant de la littérature spécialisée qui est ensuite reprise pour le grand public sur internet.
    Le « scepticisme » est une thèse venant en grande partie directement d’internet, pour être ensuite publiée parfois dans des revus scientifiques.
    Internet reste la principale source de connaissance et le principal lieu d’échange du « scepticisme ».

  24. JD Says:

    Je n’ai pas vu d’emails dans le climategate sur le sujet de l’homogénéisation…il y en a beaucoup il faut dire…Avez vous un lien ?

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