La science dans le prétoire

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C’est peut-être à quelque chose d’intéressant que nous allons assister prochainement aux États-Unis. Il y a quelque mois, l’agence de protection de l’environnement américaine (EPA) a décidé de classifier le gaz carbonique dans la catégorie des polluants, s’attribuant du même coup la mission d’en réguler les émissions en vertu d’un arrêt de la Cour Suprême de 2007. Les nouvelles contraintes légales automatiquement crées par cette décision de l’EPA ne font évidemment pas plaisir à tout le monde, si bien que des actions en justice ont été lancées pour la contester. De telles actions émanent notamment de l’État du Texas et de la chambre de commerce américaine, qui prennent un point de vue purement légal en déniant la légitimité de l’EPA dans la régulation du gaz carbonique.

Plus intéressante est la plainte qui vient d’être déposée par les États de Virginie et d’Alabama, qui ont choisi un tout autre angle d’attaque, qui porte, lui, sur la crédibilité du carbocentrisme lui-même. Kenneth Cuccinelli, l’attorney general de Virginie à l’origine de la plainte, invoque notamment le Climategate pour affirmer que les conclusions du GIEC sont suffisamment douteuses pour qu’on ne puisse asseoir dessus toute une politique publique.

Si l’action va à son terme, alors nous aurons un nouveau cas où la justice aura à se pencher sur une théorie scientifique. L’on se souvient que, il y a deux ans, l’Ofcom (l’office britannique de régulation des télécommunications, l’équivalent du CSA français) avait dû juger de la qualité du documentaire climato-sceptique de Martin Durkin, The Great Global Warming Swindle (voir glossaire), et que sa conclusion, favorable au documentaire s’était fondée sur la loi et non sur la science. (Voir aussi, en France, l’affaire de la contribution carbone retoquée par le Conseil Constitutionnel.)

Un procès peut être une tribune, l’occasion d’un débat médiatisé sur la science proprement dite, mais il ne faut pas en attendre un quelconque « bilan juridique » du carbocentrisme. Même si, hypothèse très optimiste, les débats contradictoires permettaient à tous de se rendre contre que le carbocentrisme est une théorie défectueuse, les juges auront sans doute l’humilité (ou la prudence) d’éviter soigneusement un jugement d’ordre scientifique.

Il y a des précédents à ce type d’affaire, où il s’agit de juger une science défectueuse. Ainsi, au XVIIIè siècle, un mathématicien amateur du nom de Caussans prétendit avoir découvert la solution au célèbre problème de la quadrature du cercle, et s’engagea à donner une grosse somme d’argent à quiconque trouverait une erreur dans son travail (qui revenait à « démontrer » que π était égal… à 4). L’histoire est rapportée par Jean-Étienne Montucla dans son Histoire des mathématiques (tome 4, p. 631, publié en 1802) :

Quelques personnes se mirent sur les rangs pour gagner les 10000 francs, entr’autres une jeune demoiselle actionna le chevalier de Causans au Châtelet ; quelques autres répondans à son défi, déposèrent des sommes chez des notaires. Mais le roi jugea que le fortune d’un homme ne devoit pas souffrir d’un pareil travers d’esprit, qui étoit innocent au fond ; car sur tout autre objet le chevalier de Causans étoit un homme très-estimable. La procédure fut arrêtée et les paris déclarés nuls.

Le jugement ne s’intéressait donc guère aux mathématiques. Un autre cas semblable s’est moins bien terminé pour son auteur, même si l’histoire a fait des heureux (ibid. p. 629) :

Ordinairement les quadrateurs en sont quittes pour le désagrément de voir leurs découvertes négligées ou bafouées par leurs contemporains ; mais il en coûta plus cher en 1728 à Mathulon de Lyon. Celui-ci annonça au monde savant son insigne découverte de la quadrature du cercle et du mouvement perpétuel. Il étoit si sûr de son fait, qu’il consigna 1000 écus pour celui qui lui démontreroit qu’il se trompoit sur l’un ou l’autre de ces points. Mais Nicole, fort jeune alors, et déjà de l’Académie des Sciences, démontra son erreur, et Mathulon en convint ; mais il incidenta sur le payement de la somme que Nicole avoit abandonnée à l’Hôtel-Dieu de Lyon. L’affaire fut jugée à la Sénéchaussée de cette ville, et les 1000 écus furent adjugés aux pauvres.

De quoi donner des idées à la justice américaine ?

À lire :

Marie Jacob, La Quadrature du cercle, Fayard, 2006.

Marie Jacob, « De la quadrature du cercle au siècle des lumières : quelques amateurs mal éclairés ? », actes du colloque « Humanismes, Mathématiques, Positivismes » (Peiresq (Belgique), 2007).

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24 Réponses to “La science dans le prétoire”

  1. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Il est étonnant que les « fausses nouvelles » données -« colportées »- par le rapport 2007 du GIEC, ne soient pas encore attaquées en justice comme l’a été le film de Gore en Angleterre lorsqu’il s’est agi de le diffuser dans les écoles. Une association ou un Etat pourrait très bien se pourvoir contre des affirmations qui ont pu provoquer panique ou frais excessifs pour leurs victimes ; je pense à l’Inde qui met sur pied un GIEC parallèle et qui pourrait demander des dommages au sieur Pachauri… Les Néerlandais qui ont quitté leur Pays pour fuir la montée des eaux et qui s’aperçoivent qu’on les a trompés sur l’altitude de leur terrain prétendument menacé d’engloutissement qu’ils ont cru urgent de vendre à perte… etc.
    M. Borloo qui se réclame du principe de précaution en insultant M. Courtillot dans un débat télé pourrait se voir un jour accusé non seulement d’amalgame (faute intellectuelle) mais aussi d’avoir pris telle décision malencontreuse et contraire à l’intérêt des personnes (faute pénale)… en croyant au contraire tout faire pour éviter d’être accusé de n’avoir pas agi (comme le fut en son temps M. Fabius pour l’affaire du sang contaminé). Le principe de précaution ne devrait pas être sans cesse agité comme argument à des dépenses ou à des taxes mises en place par des pouvoirs publics frileux : la peur du tribunal peut y mener paradoxalement un jour et il serait plus honorable de la part des politiques de défendre leurs vues que de dire sans cesse : « que diriez-vous si je ne faisais rien ? Alors je fais, même si c’est inutile… »
    Je ne sais pas si j’aurais pu garder mon calme à la place de M. Courtillot, la main devait lui démanger ! Je ne parle même pas de la demoiselle qui le traite de négationniste et qui serait, elle, bien en peine de faire la preuve de son assertion devant un tribunal !
    http://www.internationalnews.fr/article-le-pr-vincent-courtillot-traite-de-negationniste-lors-d-un-debat-televise-40772620.html
    Je crois sentir qu’un besoin de justice se fait jour qui risque dans un avenir proche d’amener les questions climatiques devant les tribunaux, aussi bien en Amérique où ils ont l’habitude d’y régler leurs différends que de ce côté-ci de l’Atlantique à moins que les

  2. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    … à moins que les scientifiques, les politiques et les journalistes cessent de défendre à tout crin ce fameux rapport du GIEC et prennent la mesure des révélations actuelles et commencent -à l’instar d’un Phil Jones- une rapide remise en question avec le virage serré sur les chapeaux de roues qui convient pour échapper, tant qu’il en est encore temps, à l’accusation de « tromperie en bande organisée » qui leur pend au nez.
    Le rédac chef de Libération semble l’avoir compris à temps, d’autres à Meteo-France par exemple, ont plus de mal :
    http://www.terra-economica.info/Stephane-Hallegatte-Le-Giec-est,8641
    il creuse des tranchées alors qu’il devrait se rendre ! Vers un autre …gate, le Hallega-gate ?? Le culot, que de dire que « la montagne a accouché d’une souris » au sujet de l’affaire des glaciers Himalayens ! Il devrait savoir que quand les rats s’accrochent au navire ils vont couler avec !
    Au fait : il est temps que « Le Mythe Climatique » s’expose en devanture de toutes les librairies ! Février touche à sa fin… il n’est plus temps d’y adjoindre les derniers développements de l’affaire, si l’on veut qu’il sorte, ce qui permettrait une tournée de présentation et de conférences de son auteur, qui doit réserver le coiffeur dès à présent, car les télés vont se l’arracher ! Alors, prêt ?

  3. Benoît Rittaud Says:

    À moins que des malversations ne puissent être prouvées, je ne suis pas sûr qu’une action en justice sur le carbocentrisme du GIEC serait une bonne chose, notamment pour la science : si les scientifiques doivent s’en remettre à un juge pour savoir si telle ou telle théorie est valide, c’est qu’elle est encore plus malade qu’on ne le pensait. Surtout, cela pourrait avoir des effets pervers pour l’avenir. À la place des plaignants de Virginie, je plaiderais le caractère incertain du carbocentrisme, et non sa fausseté : dans le premier cas, une appréciation non scientifique est effectivement possible (et même légitime), pas dans le second.

    Merci pour votre encourageant dernier paragraphe. Le livre sort jeudi (voir la page « Agenda du livre »). Pour les télés, je ne sais pas, mais aller chez le coiffeur serait de toute façon une bonne idée, si j’en crois le visage qui me regarde ces jours-ci dans le miroir…

  4. Myke Says:

    Patrick Bousquet
    Inutile de rajouter un gate, le simple patronyme suffit ; il est prémonitoire…
    http://www.ffsa.fr/WebFFSA/portailffsa.nsf/html/assurer1362009/$file/Assurer136.pdf

  5. Argus Says:

    On ne voit vraiment pas comment un ou des juges pourraient porter un jugement global sur une « science » aussi inaboutie que le réchauffement climatique.

    Le juges sont censés se baser sur des faits et, franchement, on peut tout dire et son contraire sur ce sujet…

    Pourtant, je pense qu’il est peut-être possible de trouver des éléments tangibles pour autoriser un jugement. Par exemple, si on trouve qu’il y a des affirmations qui ont été prises en compte par l’EPA pour sa décision et qui ne reposent pas sur des bases certifiées. Un peu comme l’himalayagate. De ce point de vue, un jugement peut intervenir et peut être en défaveur de l’EPA.

    Je ne suis pas aussi pessimiste que Benoît sur les retombées de ce passage de la « science » devant les juges. Je pense plutôt que « certains » y regarderont désormais à deux fois avant d’affirmer et d’écrire n’importe quoi dans les rapports officiels.

    Dans ce domaine de la science qui touche au sociétal et au politique de très près, je pense qu’il est fondamental de responsabiliser les scientifiques. Y compris ceux de l’ONU (OMS) qui ont sonné le tocsin pour la grippe A.
    Et qui peut le faire sinon un jugement ?
    Personne.

  6. araucan Says:

    Les questions scientifiques comme les questions historiques ne se règlent pas au tribunal.
    Quand une telle question y arrive tout de même, le débat et les attendus seront faits sur des bases juridiques (et non scientifiques), comme pour ce qui s’est passé pour le jugement relatif au reportage au Royaume Uni. Les Américains utilisent beaucoup les juges, mais dans le cas présent, je ne pense pas que ce soit leur rôle.

  7. Antonio San Says:

    Merci pour ces liens.
    Il est incroyable de voir et d’écouter un ministre de la République aussi peu éduqué fourguer sa camelote militante – principe de précaution, les réfugiés climatiques…-, insulter un scientifique en lui attribuant des motifs vénaux –Courtillot serait motivé par la frustration de n’avoir pas été choisi parmi les représentants français du GIEC- . Quelle honte et quel argument de caniveau !

  8. volauvent Says:

    Lisez l’éditorial de Kempf dans Le Monde; vous croyez que les personnes citées ne pourraient pas porter plainte en diffamation?

    Cet éditorial est une honte qui rejaillira sur l’ensemble de la presse française.

  9. araucan Says:

    @ Volauvent
    Oui je l’ai lu, c’est du Kempf , ce qui se résume par : vous êtes tous des crétins sauf moi, qui vous donne le chemin lumineux à suivre vers le sauvetage généralisé de nos sociétés et de la planète en même temps avec en prime les climatologues sont des saints … et les sceptiques des réacs (pour ce dernier point, cela faisait longtemps que cet épithète n’avait pas été utilisé …).
    La véritable question est plus de comprendre pourquoi Le Monde maintient ce genre genre de chronique d’une par en page deux et d’autre part bien plus outrancière et moins intéressante que les quarts de pages Opinions plus avant dans le journal.
    Mais aller à la plainte, donnerait trop d’importance à cet imprécateur dominical.

  10. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    L’imprécateur en question ayant été « vendu » à l’envi par le président Chavez dans son discours à Copenhague doit se sentir des ailes et pense sans doute être non seulement important mais peut-être intouchable et pouvoir se permettre tout ce qui lui passe par la tête : l’armée Vénézuélienne le protège probablement contre ses adversaires : il aurait tort de se priver !

  11. the fritz Says:

    Incroyable; pendant combien de temps peut-il encore continuer de signer de tels articles; ce qui me rassurent , c’est les commentaires des lecteurs du Monde; mais combien de temps vont-ils encore payer pour lire de telles crétineries?

  12. Benoît Rittaud Says:

    En tout cas, en tant que personne citée dans l’article, je trouve très honorifique d’être cloué au pilori de cette manière.

  13. Manu95 Says:

    Ce triste sire a le culot d’écrire : »Non. Les informations dont nous disposons sont-elles suffisantes pour décider ? Oui. »
    Ah oui, qu’il nous montre donc la preuve incontestable que le CO2 est responsable du prétendu réchauffement de quelques fractions de degré sur des dizaines d’années.

    Il s’accroche au navire du GIEC en espérant que celui-ci restera à flot, alors que tout montre qu’il est en train de sombrer.

    Parmi les journalistes anglophones qui défendaient le GIEC, la plupart retournent discrètement leur veste, laissant croire qu’ils ont été abusés.

    Si vous lisez les commentaires sur les sites anglophones, il y est de plus en plus question de procès pour crimes contre l’humanité…

  14. Antonio San Says:

    « Mein Kempf »

    On croirait lire du Borloo!

  15. the fritz Says:

    Che fous agorde, Anton, elle est drès ponne

  16. Antonio San Says:

    Oui et il l’a cherché… en y fourrant Hitler et les références négationnistes. Un retour de service gagnant en deux mots. Love- Fifteen!

  17. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Kempf a attendu longtemps après la parution de son bouquin avant de trouver un VRP avec un bagou de vendeur de cravates comme Chavez pour en faire la promo. Pour l’instant, Benoît Rittaud, vous n’avez que Kempf pour parler de vous : c’est peu mais patience, je suis sûr que, dès que le livre sera sorti, plein de chefs d’Etat vont se battre pour être le premier à en parler, à l’occasion du prochain sommet sur le climat, à Mexico par exemple… Ils vont se le lancer à la figure pour étayer leurs dires ! Déjà que la date est bien choisie par rapport aux élections régionales, où il devrait commencer une carrière fulgurante… Mais Allègre vous a devancé ! Il a un bon agent !! En passant, dans la liste des sceptiques, j’attendais Belouve aussi, et puis Legendre, qu’on ne voit nulle part : ce serait bien qu’il apparaisse dans des débats radio-télé, car il a des choses à dire. Quant à Jean Martin, j’attends le jour où il sortira de sa tour d’ivoire pour se manifester… Et Araucan, et les autres, qu’attendez-vous ? Sortez des bouquins, qu’on vous entende, nom de Dieu ! Autour de moi, on ne connait pas les arguments des sceptiques comme ceux des prêtres du carbo-mea culpa : sortez du bois, les gars !

  18. Murps Says:

    Quand je pense que j’appréciais Le Monde il y a quelques années.
    Ca a bien baissé et je ne le prendrai plus. Ce Monsieur Kempf ne fait pas honneur au journalisme scientifique, ou même au journalisme tout court.

    Pareil pour l’Express dont je ne renouvellerai pas l’abonnement.

    Il y a un réel problème de pluralité de la presse en france, et aussi de perception de la science vulgarisée.

  19. Argus Says:

    Il y a surtout un réel problème de compétence chez les journalistes.
    Qu’ils refusent de voir. Évidemment.

    Pourquoi voulez vous que les gens continuent à payer pour un journal où les journalistes sont moins compétents que beaucoup de retraités éduqués qui étaient des pros dans leurs domaines et qui maintenant peuvent s’exprimer librement sur Internet ?

    Quand vous recherchez une info sur un sujet donné, vous allez compiler votre collection du Monde, de Libé ou du Figaro ?
    Pas du tout, vous googlez avec des mots clefs sur Internet et vous trouvez des choses intéressantes, parmi d’autres. Mais vous choisissez en fonction de vos compétences l’info qui vous convient.
    De même, les hypertextes, les liens, tuent le journalisme traditionnel.

    Nous sommes en train de changer de paradigme…

    Nous passons du savoir de quelques uns, réputés universels mais qui ne peuvent l’être, imprimé sur du papier, au savoir réparti de nombreux spécialistes répartis sur la toile.
    Il n’y a qu’a lire les billets des journalistes sur les journaux on-line. Les commentaires sont souvent plus intéressants et mieux informés que les billets.

    Je me ferais beaucoup de souci, si j’étais journaliste, de nos jours.

  20. araucan Says:

    Ecrire un bouquin cela ne se fait pas en un jour ! Un bouquin plus un blog, il faut vraiment être doué et là je ne peux que m’incliner devant ceux qui y parviennent.
    Pour les débats idem, je préfère l’écrit.
    Et désolé, pour le moment (et pour un bon moment d’ailleurs), je vais rester Araucan.

    Pour le livre de Benoit, pas d’inquiétude, il fera son chemin ! La promo est déjà bien assurée (cf la page Agenda du livre).

  21. araucan Says:

    Ou alors je changerais ma manière de travailler … 🙂

  22. JG2433 Says:

    Nulle malice ou sous-entendu quelconque – d’autant plus qu’il est fait mention au Président du Vénézuela Chavez, personnage contestable, dans le post de PBR. Au contraire, pure et simple invention de ma part, dans ce qui suit.

    Araucan : riverain de l’Arauca, affluent de l’Orénoque (Vénézuela) ?

    Quoiqu’il en soit, et plus sérieusement que ce jeu de devinette auquel je viens de m’adonner, et qui, je l’espère, ne vous choquera pas, votre désir de discrétion est bien sûr parfaitement respectable.

    Je profite de ce post pour vous remercier de vos implications et pour vos interventions dans Skyfal comme, actuellement, sur le blog de Benoît Rittaud.

  23. scaletrans Says:

    Ce qui caractérise les journalistes des grands médias **auto-modération** Français, c’est aussi un mépris superbe pour la science et la technique. il en est de même pour les intellectuels de notre pays. Un exemple entre mille: un magnifique ouvrage sur des automobiles d’exception, sorti par un éditeur Français majeur, malheureusement traduit de façon indigne. Combien de fois, outré par un tel mépris, j’ai écrit à des éditeurs pour les inciter à prendre des spécialistes pour les traductions: je n’ai jamais reçu aucune réponse. C’est l’Olympe du je m’en foutisme.

  24. Florent76 Says:

    LE CO2 un polluant !!! C’est quoi cette blague !!! et le méthane un gaz terroriste ???

    N’oublions pas cette maxime de Montaigne qui disait « sur le plus beau trône du monde, on n’est jamais assis que sur son cul »

    A lire :
    http://oppressoir.net/DOSSIER-SPECIAL-COPNHAGUE.html

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