Phil Jones face au parlement britannique

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Il est très dommage que la presse française se soit montrée aussi silencieuse sur l’actualité de ces derniers jours autour du Climategate. En particulier, le 1er mars s’est déroulée une audition particulièrement attendue dans cette affaire : celle de Phil Jones, le directeur du centre de recherches incriminé dans l’affaire (le CRU), et temporairement démissionnaire. L’intégralité de l’audition peut-être entendue ici.

Il y a beaucoup de choses à dire sur cette audition (nous aurons sans doute l’occasion d’y revenir). Aujourd’hui, je voudrais m’attarder sur un point particulier.

Avant cela, je tiens à dire que Jones est à l’évidence un homme qui souffre. Même si certaines de ses pratiques doivent être questionnées sans complaisance, j’éprouve une certaine compassion pour ce chercheur, sans doute un peu dépassé par tout ce qui lui est arrivé ces dernières années (alors que je n’ai guère de sympathie en revanche pour d’autres, qui pourront de toute façon fort bien retomber sur leurs pieds).

Cela étant précisé, le point de l’audition sur lequel je souhaite revenir est celui où l’un des parlementaires interroge Jones sur un fameux courriel que ce dernier a adressé le 21 février 2005 à Warwick Hughes, qui lui demandait les relevés de températures des stations utilisées :

Nous avons consacré environ vingt-cinq ans à ce travail. Pourquoi devrais-je mettre ces données à votre disposition, puisque votre but est de chercher et de trouver leur faille ?

(dans l’original : « We have 25 or so years invested in the work. Why should I make the data available for you, when your aim is to try and find something wrong with it. »)

Lorsque j’ai lu pour la première fois cette phrase, je me souviens avoir douté de la bonne foi des climato-sceptiques, parce que je me disais que rapporter de tels propos ne pouvait être que de la calomnie. Jamais, pensais-je, un scientifique ne s’exprimerait de cette manière. Il a fallu que je lise les minutes de la fameuse commission de 2006 du Congrès américain sur la crosse de hockey pour que je me mette à y croire.

Le 1er mars dernier, donc, Phil Jones s’est enfin expliqué sur le sujet. Je retranscris en français son échange avec celui que j’imagine être un parlementaire, sans davantage commenter car il me semble que tout est dit. (La version originale est ici, à partir de 4 minutes 50.) NB : la traduction n’est pas garantie (notamment les passages entre crochets), merci de me signaler d’éventuelles erreurs.

(…) c’est votre courriel. On touche à la nature même de la science, n’est-ce pas ? Les scientifiques forgent leur réputation en améliorant ou en réfutant ce que d’autres scientifiques ont fait avant. Ce que vous écrivez semble antiscientifique. Les livres qui ont été écrits sur le sujet m’ont persuadé que vous n’avez pas fourni toutes les informations : les programmes, les stations météo, toutes les informations disponibles de sorte que d’autres puissent reproduire vos travaux. Et dire que les données sont librement disponibles aux États-Unis ne permet à personne de regarder vos travaux et d’être d’accord ou pas avec.

La liste des stations… nous l’avons rendue disponible en 2008. Elle est sur notre site internet.

Depuis combien de temps vous avait-elle été demandée ?

Depuis le milieu de…

(paroles simultanées) depuis 1990, qu’elles sont gardées secrètes ?

Non. Il y a eu un papier en 1990. Les données pour ce papier nous ont été demandées, ce dont nous parlions dans la question précédente, et nous les avons données rapidement. La liste des stations a été rendue disponible environ six mois après la première requête FOI [Freedom Of Information, NdT] qui nous a été faite, début 2007.

Donc vous dites que, pour tous les papiers que vous avez publiés, les programmes informatiques, les stations météo, toutes les informations, les codes, ont été rendues public, disponibles pour les scientifiques, de sorte qu’ils pouvaient vérifier comment votre travail a été fait. Est-ce le cas pour tous les papiers que vous avez publiés ?

Ce n’est pas le cas.

Non. Et pourquoi ne l’est-ce pas ?

Parce que ce n’était pas là une pratique habituelle (standard practice).

Cela me ramène au point de départ : si ce n’est pas là une pratique habituelle, alors comment la science peut-elle progresser ?

Vous pouvez pensez que ce devrait être une pratique habituelle, mais cela ne l’est pas pour notre sujet.

Pouvez-vous expliquer, car je pense que beaucoup de gens aimeraient que vous expliquiez (…) votre courriel à Hughes du 21 janvier 2005, où vous dites que vous ne souhaitez pas lui rendre disponibles vos données parce que son but ne serait que d’y trouver quelque chose de faux. C’est pourtant la fonction de l’investigation scientifique, n’est-ce pas ?

Oui. Il est clair que j’ai écrit d’affreux (very awful) courriels. Je le reconnais complètement, mais…

Il est absolument clair que [là, pas sûr d’avoir compris].

Oui. J’avais été en discussion avec lui pendant de nombreux mois avant ce courriel, tentant de répondre à ses questions.

Mais il voulait les données. Il voulait le code, et toutes vos informations. Vous les lui avez refusées : pourquoi ?

Parce que nous avions beaucoup de travail, avec beaucoup de nos ressources engagées dans ce travail. Cela se passait largement avant que les requêtes FOI ne commencent.

Cela semble être une attitude… la science ne devrait pas avoir besoin d’individus faisant des requêtes FOI, les scientifiques devraient être en mesure de délivrer leurs données. Mais ce n’est pas vraiment ce point qui m’intéresse. Ce qui m’intéresse, c’est pourquoi [lorsque des scientifiques vous ont demandé des données au nom du FOI] vous avez refusé de leur fournir.

Nous leur avons donné les grilles que nous avons produites. Non pas les données brutes des stations, mais ce que nous avons produit dans des grilles.

Mais ils ne pouvaient pas aller jusqu’aux fondements. N’importe quel scientifique qui veut se demander si tout ça est juste… vous leur avez dénié le droit de vérifier.

Nous avons rendu disponible la présentation en grille, dès le début, mais pas les données brutes des stations. La plupart des scientifiques ne tiennent pas à travailler avec les données brutes des stations, et préfèrent plutôt un produit dégrossi.

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73 Réponses to “Phil Jones face au parlement britannique”

  1. rageous Says:

    « douté de la bonne fois des climato-sceptiques »
    Ah, bon vous êtes sûr?
    De FOI il n’y a que de mauvaises…

  2. Murps Says:

    Ce n’est pas le fait de se tromper qui est terrible. En sciences, on se trompe tout le temps avant de trouver, peut-être, quelque chose.

    C’est surtout le fait d’avoir triché et de s’être embarqué dans quelque chose qui n’est plus de la science. De la science « post-normale », c’est comme cela qu’on dit, n’est-ce-pas ? Ou bien de la science « culte du cargo » ?

    C’est vrai que Phil Jones attire de la compassion par sa détresse. Davantage que Jean Jouzel, qui a encore assuré abruptement devant un parterre d’étudiants anglais que l’optimum médiéval n’avait jamais existé.

    Delenda Giec…

  3. Benoît Rittaud Says:

    @ rageous : Corrigé ! Merci.

  4. RDEURO Says:

    On youtube, you can activate « beta » transcript option by a click on flash [CC] icon.

  5. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Bon, quitte à corriger l’orthographe : « Les livres qui ont été écrit sur le sujet « … écrits avec un s…

  6. Benoît Rittaud Says:

    @ Patrick : fait aussi. Merci ! (Grrrrr…..)

  7. RDEURO Says:

    Pour vous aider…
    http://bonpatron.com/

  8. the fritz Says:

    Vous êtes entrain de faire les éliminatoires pour composer le panel de reviewers pour l’AR5

  9. Manu95 Says:

    RDEURO a dit 8 mars 2010 à 10:46

    « Pour vous aider…  »

    Pour un texte un peu long, la version gratuite de Bon Patron ne suffit.

    Dans le texte, mises à part quelques suggestions de corrections typographiques, comme faute sérieuse, Bon Patron Pro ne relève que :
    « Et dire que les données sont librement disponibles aux États-Unis ne permet à personne de regarder vos travaux et d’être d’accord ou pas avec. »
    Commentaire : Ordre des mots : en français une phrase ne se termine jamais par une préposition.

    Je ne pense pas que Benoît doive investir dans ce vérificateur d’orthographe et de grammaire.
    Moi, j’ai payé la licence (9.99 € par an) principalement pour en faire profiter mon fils, qui a subi les ravages de la méthode globale d’enseignement du français, et accessoirement pour une amie qui vient de temps en temps taper son courrier sur mon ordi quand son fiston monopolise le sien…

  10. Clem Says:

    Donc,
    Si je comprend bien (chose que l’on savait déjà, mais là il le dit lui-même et avec une candeur qui en dit long sur l’état d’esprit qui prévaut) :
    Il a refusé de communiquer ses données brutes dans la crainte que d’autres scientifiques y trouvent des erreurs.
    [Y trouvent les « erreurs »] je dirait plutôt.

  11. rageous Says:

    J’ai besoin d’une petite explication de texte, là…
    « Nous avons consacré environ vingt-cinq ans à ce travail. Pourquoi devrais-je mettre ces données à votre disposition, puisque votre but est de chercher et de trouver leur faille ? »
    Sous-entendu, [on a bossé tellement longtemps là-dessus qu’il ne peut y avoir de contestations possibles, c’est vérifié, corrigé et donc sans erreur possible…
    Dévoiler données, méthodes, reviendrait à nous exposer au démontage minutieux et ça il n’en ai pas question.]
    Benoit, c’est bien de cette phrase qu’il s’agit pour écrire avoir « douté de la bonne foi des climato-sceptiques »?
    Votre doute n’est-il pas plutôt envers « la bonne foi » des scientifiques du CRU d’empêcher toutes possibilités de vérification?
    Comme il est assez souvent fait remarqué ici, que la science est avant tout une somme d’erreurs pour faire avancer les connaissances, je ne vois pas comment on peut en déduire de la « calomnie » quand il s’agit de vouloir rechercher si erreurs il peut y avoir?

    à Murps,
    « de s’être embarqué dans quelque chose qui n’est plus de la science »
    comme ils ne tolèrent la consultation que des pairs qui alimentent et consentent dans le même sens les modèles, les données, une espèce de « consanguinité » du peer reviewed qui a finit par montrer ses « tares » et ses « malformations »…

  12. Benoît Rittaud Says:

    @ rageous : Quand j’ai lu pour la première fois cette phrase de Phil Jones, j’ai cru qu’elle avait été inventée par des sceptiques et attribuée à Jones dans le but de le salir. Je n’imaginais pas que Jones avait vraiment pu écrire quelque chose de pareil. Ayant donc l’idée que c’était un coup monté de certains climato-sceptiques peu scrupuleux, ça m’a un temps fait réfléchir sur la bonne foi des sceptiques en général.

  13. rageous Says:

    Ah, merci je comprends mieux!

  14. Murps Says:

    Oui rageous.
    Et c’est là que la fameuse conférence à CalTech de Richard Feynmann sur le « culte du cargo » prend tout son sens, à un point que je n’aurais pas pensé possible dans notre société industrialisée et démocratique.

    Ces gens se sont eux-mêmes abusés, se sont convaincus de la justesse de leurs mesures et de leurs interprétations.
    Ils ont investi une discipline en respectant les standards de présentation de la science, avec tous les aspects de la rigueur scientifique et dans laquelle l’auto-cohérence semble sans faille : chiffres « qui parlent d’eux même », interprétations simples et lumineuses, travaux qui semblent se recouper, « revue par les pairs », « consensus » de nombreux experts… Tout y est, il n’y manque rien.

    Mais tout cela ne vaut absolument rien. C’est une poudre aux yeux qui ne vaut pas plus que les fausses pistes d’atterrissage et des tours de contrôle en bambou destinées aux avions que les peuplades du pacifique souhaitent voir se poser. Et qui ne se posent jamais, et pour cause.

    Le climat global ? Il faut y croire pour l’accepter, rien ne permet de le prouver.
    Les courbes de températures globales ? elles ne représentent rien physiquement. Rien du tout. Ce sont des indicateurs statistiques qui n’ont pas plus de valeur que les chiffres du chômage.
    La relation température globale/taux de CO2 ? résultat de mesures effectuées avec les yeux de la foi. Corrélation n’est pas causalité, dit-on. Moi je pense que même la corrélation n’y est pas… C’est dire.

    Il manque juste la petite honnêteté intellectuelle de base qui fait la différence entre le véritable scientifique et le croyant ou le charlatan.

  15. vincent fleury Says:

    Cher Collègue

    Que vous ayez telle ou telle opinion, très bien
    mais vous ne pouvez pas traduire

    We have 25 or so years invested in the work. Why should I make the data available for you, when your aim is to try and find something wrong with it

    par :

    Nous avons consacré environ vingt-cinq ans à ce travail. Pourquoi devrais-je mettre ces données à votre disposition, puisque votre but est de chercher et de trouver leur faille ?

    la nuance dans le « leur » est diffamatoire, elle sous-entend que l’auteur sait que ses données sont fausses.
    Ce qui est écrit c’est simplement:

    j’ai investi 25 ans de ma vie dans ce boulot, et vous, vous n’avez qu’une idée en tête c’est de démolir à tout prix ce travail, ne comptez pas sur moi pour vous donner ces données.

    Traduttore, tradittore

  16. Clem Says:

    Bien sûr que si qu’il sait que ses données sont fausses allons…
    Au mieux, il sait que le travail réalisé n’est pas très sérieux. Qu’il ne veuille pas que le « pot au rose » soit découvert est juste humain.

  17. Benoît Rittaud Says:

    @ Vincent Fleury : Je vous accorde qu’on peut toujours discuter de la meilleure manière de traduire, d’autant que la tournure originale est un rien curieuse. Il reste que, pour moi, « chercher et trouver la faille » est plus proche de « try and find something wrong » que ne l’est « démolir à tout prix ». Le mot « find » signifie bien « trouver », et non « fabriquer ».

  18. laterjuju Says:

    J’ai quant à moi un peu de mal à gober cette histoire de traficottage de données par Jones, dans la mesure où Vincent Courtillot lui même reconnaissait encore en décembre 2009 (alors que les mails avaient déjà été hackés) que ces données n’avaient pas été trafiquées…

    Le même Vincent Courtillot, qui a par ailleurs refait l’étude en repartant des données brutes (pour l’Europe) et a retrouvé la même courbe que celle exposée dans le rapport du GIEC…

    Tout cela a été dit durant le débat Jouzel/Courtillot/Chabrol dans C dans l’air. Voir la troisième partie de ce débat ici: http://vincentcourtillot.blogspot.com/2009/12/vincent-courtillot-dans-c-dans-l-air.html

    Après, que Courtillot fitte un autre modèle statistique sur ces données que le GIEC, ça c’est une autre histoire… bien entendu… mais ça n’a rien à voir avec les données elles mêmes.

    Quelqu’un saura t il m’éclairer ?

  19. Le Gravier Says:

    Les Anglais ont bien de la chance d’avoir des débats publics aussi contradictoires.
    Chez nous c’est le silence radio ou les insultes.
    sur le Billet précédent un lecteur avisé à donné une définition du GEQUISME. s’il le permet je voudrais la compléter ainsi:

    Giequisme : (extrait du dictionnaire personnel du Gravier)
    Nom masculin.
    Doctrine du GIEC s’appuyant sur des théories environnementalistes « carbocentriste » qui consiste à dénaturer les processus de recherche scientifique en accusant les scientifiques qui ne sont pas d’accord de « Poujadisme » (Jade Lindgaard sur Médiapart), de défaitisme Munichois (Il faut choisir : Munich ou Londres, les climato-sceptiques ou la communauté des climatologues… Hervé Kempf dans « le monde » du 21 Février 2010) ou encore d’être vendus aux intérêts pétrolier…quand ils ne sont pas assimilés aux Créationnistes (Sylvain Moncorps Rue89 du 4 mars)

    synonyme : Lyssenkisme

    Pour lire la suite de mon Billet: Face au GIEQUISME je suis sceptique
    voici l’adresse de mon blog
    http://www.legravier.net/

    Le Gravier

  20. Pierrel Says:

    @ Vincent Fleury
    Traduttore, traditore (avec un seul t).
    Il semble bien que la trahison du texte vienne de vous.
    « Your aim is to try and find something wrong with it » (« it » pour « the data »)
    signifie bien « votre but est d’essayer de trouver quelque chose de faux en elles » (« elles » pour « les données »).
    Ainsi, dans la traduction « trouver leur faille » (moins lourd et plus français que la traduction littérale) le « leur » est légitime et nullement « diffamatoire ». Il ne dit rien de plus que le texte anglais lui-même.
    Et puis, entre nous, c’est quoi ce jargon juridique à la c…? « Diffamatoire » !!! Vous êtes quoi? Un avocat général? Un officier d’instruction judiciaire du FSB? Qui cherchez-vous à intimider? A culpabiliser? Surtout avec des arguments que même un procureur du parquet de Russie n’oserait pas tenir…

  21. vincent fleury Says:

    c’est de l’anglais tout à fait correct

     » Why should I make the data available for you, when your aim is to try and find something wrong with it. »

    ce n’est pas la même chose que de dire « to try to demonstrate that they are wrong »

    il y a une nuance. je comprends tès bien qu’un chercheur puisse écrire ça : tu cherches rien qu’à me faire chier, pourquoi je te passerais mes données.

    je ne connais pas le contexte plus large, mais c’est ça que je lis.

  22. vincent fleury Says:

    @Et puis, entre nous, c’est quoi ce jargon juridique à la c…? « Diffamatoire » !!!

    ah pardon, je m’en vais. Encore un site de tarés.

  23. Laurent Berthod Says:

    Mon cher Benoît,

    Le présent commentaire pourrait paraître un peu hors sujet, mais il ne l’est pas vraiment, car la déclaration de Phil Jones « Pourquoi devrais-je mettre ces données à votre disposition, puisque votre but est de chercher et de trouver leur faille ? » vous l’aviez déjà relevée et fort pertinemment commentée dans votre livre « Le mythe climatique ».

    Je me suis permis de faire un peu de pub à votre ouvrage sur mon modeste blog, dans un article, qu’inspiré par votre livre, j’ai intitulé « Le réchauffement c’est le refroidissement », article auquel on peut accéder à l’adresse http://laurent.berthod.over-blog.fr/article-le-rechauffement-c-est-le-refroidissement-46300499.html

    Bien cordialement à vous.

  24. Benoît Rittaud Says:

    @ tous : Il y a deux choses que ce blog ne deviendra pas :
    – le rendez-vous de ceux qui pensent tous une seule et même chose et passent leur temps à renforcer mutuellement leurs croyances ;
    – un champ de bataille où les uns et les autres s’envoient sans cesse à la figure des propos désagréables.
    Pour éviter cela, je vous demande à tous de respecter les avis contradictoires. Chacun doit se sentir libre d’exprimer un point de vue, quel qu’il soit, sans devoir craindre qu’on lui tombe dessus à bras raccourcis. Merci donc
    – aux carbocentristes (et assimilés) de ne pas en rajouter dans la caricature des sceptiques ;
    – aux sceptiques (et assimilés) de toujours s’adresser à leurs (nos) adversaires intellectuels avec le plus grand respect.

    Je n’hésiterai pas à inaugurer les ciseaux d’Anastasie s’il s’avère que c’est la seule solution pour éviter les dérives qui s’observent si souvent sur d’autres blogs.

  25. Murps Says:

    Merci pour votre intervention LeGravier.

    J’ai découvert un personnage haut en couleur en la personne du Pr. Tennekes.
    Et une victime d’un ostracisme sordide. Pour une Démocratie digne de ce nom, c’est dégueulasse de traiter des enseignants de cette manière.

  26. Dom Says:

    Traduction personnelle :

    « Pourquoi je devrais vous donner accès à mes données alors que tout ce que vous voulez, c’est arriver à y trouver quelque chose qui cloche »

  27. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    OK avec la traduction de Dom

  28. Murps Says:

    Oui. Je l’ai lu comme cela également.
    Pas la peine d’en faire un torpilleur, de toute façon c’est un galet dans la mer compte-tenu de ce qui tombe actuellement.

    En attendant, vais-je perdre mon pari qui était de voir R. Pachauri débarqué avant fin juin et le Giec dissous avant la fin de l’année ?
    Quelqu’un fait aussi des pronostics ? 😉

  29. Abitbol Says:

    @ Benoit

    On a bien compris qu’un langage vert n’a pas lieu d’être ici… 😉

    « s’adresser à leurs (nos) adversaires intellectuels » intellectuels ? ça reste à prouver…

    Pour la traduction : différencier (à mon avis) « to try and find » essayer et trouver;
    de essayer de trouver qui serait plutôt = to try to find
    Jones est donc persuadé qu’on trouvera quelque chose… pas digne d’un scientifique sûr de lui et de son fait, c’est de la rétention pure et simple.
    On imagine un patron qui dirait au fisc ; les chiffres que je vous ai donné sont bons, je vais pas tout montrer au contrôleur pour qu’il me fasse un redressement. Ceci est possible dans le monde surchauffé des carbobos…

  30. jean l Says:

    La critique de V Fleury est typique de ce que je reprochais il y a peu à nombre de carbocentristes : se focaliser sur un point de détail (traduction du « it » par « leur faille », qui semble très correcte et nettementplus fidèle que celle proposée par VF) pour éviter le problème essentiel.
    Apparemment, les Suédois ont l’air de trouver eux aussi qu’il y quelque chose de « wrong » dans les données passées à la moulinette infernale du bon docteur Jones. Voir la rubrique « glané dans les actualités » de ce blog.

  31. Pierrel Says:

    @Benoît
    Les mots ont un sens. Lorsque quelqu’un vient tirer une traduction par les cheveux pour lui faire dire ce qu’elle ne dit pas et se permet en plus de traiter de « diffamatoire » ce qui ne lui convient pas, c’est grave et cela ne peut que faire bondir l’ancien juriste que je suis. Grave parce que la « diffamation » n’est pas un concept anodin: c’est un délit défini par l’article 29 du Code pénal et puni de 12000 euros d’amende par l’article 32.
    Je suis peut-être « taré » comme le dit mon sans doute estimable antagoniste mais, d’une certaine manière, vous avez été traité de délinquant… (cela dépassait peut-être la pensée de « vincent fleury », mais je n’en suis pas sûr car, comme disait Beaumarchais, « calomniez, il en restera toujours quelque chose »).

    @Abitbol
    Dans le langage courant en anglais, « and » entre deux verbes est souvent employé dans le sens de « to ». Par exemple: « Go and find »: « va trouver » (ce qui est sensiblement la même chose que « va et trouve », la nuance est tellement légère qu’elle se confond avec le « bruit de fond des mesures » du langage). Donc « try and find » peut effectivement se traduire par « essaye et trouve », mais en bon français on dirait plutôt « essaye de trouver ».

    @Dom et Patrick Bousquet de Rouvex
    La traduction de Dom est en effet excellente. Dans un texte littéraire, c’est également ainsi (ou d’une manière approchante) que je l’aurais traduit (il m’arrive aussi de faire des traductions du russe et de l’anglais pour différents éditeurs). Hélas, les mails du CRU ne sont pas littéraires. Ce sont désormais des pièces à conviction dans une enquête parlementaire britannique. Chaque mot compte.
    Cordialement

  32. Tom Roud Says:

    + 1 avec Vincent Fleury, le sens est évidemment « pourquoi je vous donnerais des données puisque votre seul but est d’essayer de m’emmerder avec », c’est évident.

    @jean l : c’est marrant, chacun voit midi à sa porte, moi j’ai exactement le même sentiment à l’égard des climato-denialistes, à savoir qu’ils se focalisent sur des trucs très très précis sans voir la « global picture ».

    Sur le fond, juste pour info, quelqu’un sur ce fil a-t-il déjà été confronté au fait de partager des données expérimentales brutes ? Parce qu’en théorie, c’est effectivement super si on pouvait tous avoir accès à toutes les donnés brutes tout le temps, mais en pratique, à l’âge des petabytes les choses sont plus compliquées. D’abord parce que des données brutes, en soi, ne veulent pas nécessairement dire grand chose et utilisent déjà un modèle. Par exemple, un thermomètre utilise évidemment un modèle physique pour mesurer de la température. Bref, il n’y a jamais de données « purement brutes », toutes les données doivent être retravaillés, raffinées, ne serait-ce que pour les rendre facilement accessibles. Sans compter qu’évidemment, des fois, les manips ne marchent pas bien et on jette des données qui racontent manifestement n’importe quoi. Faut-il publier aussi ces données ? Si on ne le fait pas, va-t-on être accusé de mauvaise foi ou de vouloir cacher quelque chose ?

    L’autre point est que publier des données demande une certaine logistique. C’est en fait totalement anormal que cela soit Jones lui-même qui ait à s’occuper de ça. En toute logique, les données à partager devraient être disponibles soit sur un serveur, soit gérées par quelqu’un d’autre, régulièrement sauvegardées par l’IT, bien indexées, etc … Bref c’est du boulot, c’est des machines à entretenir, de l’argent en plus à dépenser, et je pense que ce n’est pas au patron du CRU de s’occuper de ce genre de trucs. Il y a clairement un problème logistique derrière, commun à toute la recherche scientifique d’ailleurs : quand je vois comment certaines données de biologie sont gérées par certaines universités, je peux vous garantir que des tas de données brutes et traitées sont perdues quotidiennement juste parce que la structure pour garder les données n’est pas à la hauteur. Bref, quand en plus il s’agit de servir la soupe à des gens qui n’ont pour seul désir que de vous planter un couteau dans le dos et vous traitent quotidiennement d’incompétent adorateur du cargo, je comprends la mauvaise volonté.

    Un dernier mot pour finir : pour certains domaines, on envisage carrément de jeter toutes les données brutes car ça coûte moins cher de refaire les mesures que de stocker et gérer les data sur le long terme. C’est le cas notamment des données sur le génome humain.

  33. Manu95 Says:

    Que d’affirmations gratuites et très objectives ! Il en faut un certain courage pour lire vos salades qui n’apportent pas grand chose au débat.

  34. araucan Says:

    Juste pour dire qu’il existe en Europe une directive sur l’accès du public à l’information environnementale qui permet, sous certaines conditions, de demander un certain nombre de documents et données si ceux-ci touchent aux questions d’environnement.
    La situation dans laquelle s’est retrouvé Jones, peut se reproduire pour n’importe quel institut qui fournit des données ou des études pour des politiques publiques à caractère environnemental. En sus s’applique la règlementation UE plus RU sur l’accès aux documents de l’administration.
    Plus au RU, la règlementation ou les aspects contractuels de mise à disposition de données au public pour des recherches financées sur fonds publics mais si des financements UE ont été obtenus alors, il faut également regarder le contrat signé avec la Commission européenne.
    Du fait que l’information est environnementale, tout citoyen est fondé a demander les données et/ou les documents qui l’intéressent (modulo, respect des données sur les individus et le secret industriel et commercial) auprès des administrations ou établissements responsables.

    Sur ce point, Jones n’aurait pas dû répondre directement mais demander à son service juridique d’examiner la demande pour voir comment y répondre. Il a été maladroit et pas malin sur ce coup.

    Quoiqu’il en soit, lorsque ce genre de demande est faite, soit elle entre dans les critères juridiques et il est donné accès aux pièces demandées, soit elle n’entre pas dans les critères, et il y a refus. il y a ensuite possibilité de recours au niveau national voire de saisir la Commission européenne à ce sujet.

    Mais en aucun cas, il n’y a examen des motivations du demandeur …
    Il faut bien savoir que ce texte a été fait pour que les associations de proximité ou de l’environnement ou des individus aient accès aux données que l’administration leur cacherait ou qui ne sont pas aisément accessibles.

    Que fournir ses donnée ait embêté Jones, cela est compréhensible. sauf qu’il aurait du opérer dans le cadre juridique de l’accès aux données environnementales, ce qui est le cas …. et que cette réglementation n’a pas été faite pour satisfaire celui qui détient les données mais celui qui les demande.

    Enfin, sur le fait de garder des données brutes ou pas, tout dépend de l’acceptation du traitement de la donnée. (NB : quand il y a risque juridique, il vaut mieux garder les données brutes.)
    Ici, il y a un vrai problème …

    Si quelqu’un d’autre avait refait en parallèle le travail de Jones et l’avait mis en ligne, de toute façon, cela serait apparu en plein jour, comme cela apparaît progressivement pour la base de données du GISS.

    (NB : tout cela ne retire rien aux problèmes de stockage de données, et n’a jamais fait d’archéologie informatique pour retrouver des données stockées sous un format qu’aucun logiciel ne lit plus maintenant, ne mesure pas le problème). Mais il faut aussi tenir tenir compte qu’il est difficilement tenable de demander au contribuable de payer deux fois pour la même chose … ou parce que les données ont été perdues ou « nettoyées ».

    http://europa.eu/legislation_summaries/environment/general_provisions/l28091_fr.htm

  35. jean l Says:

    Dites-donc, Tom, vous n’êtes pas de Météo France, vous? En voilà une qui doit commencer à se faire qqs soucis avec ses précieuses données : les faire disparaître du dom publique ou les maquiller en douceur pour les rendre + présentables ? telle est la question.

  36. Tom Roud Says:

    @ jean I : comprends pas, non non je ne suis pas à Météo France. Vous savez, il n’y a pas que les climatologues et les météorologues qui doivent gérer de grosses bases de données, qui ont des jeux de pouvoir sur l’accès de données, qui écrivent des e-mails pas toujours sympas sur leurs collègues … Le seul truc, c’est que la plupart des scientifiques n’ont pas d’agglomérat de dénialistes sur le dos.

  37. scaletrans Says:

    « agglomérat de dénialistes ». J’hésite, est-ce que je vais coller ce vocable dans mon répertoire « Anthologie comique », déjà bien garni, ou ailleurs ?…

  38. RanTanPlan Says:

    Honnêtement, je suis plus mesuré sur la traduction qui fait (ou pas) débat. Je lis (je ne traduis pas) : « Pourquoi devrais je vous fournir ces données puisque votre but est de fabriquer avec quelque chose de faux en y exploitant une faille. »

    C’est une façon de dire : vous allez monter tout un truc sordide complètement faux en exploitant une faille (et je me doute bien qu’il y en a, puisque toute théorie est réfutable).
    Bref, je rejoins plutôt Vincent Fleury et Tom Roud sur la lecture que l’on peut faire et trouve bizarre que l’on puisse en vouloir à Phil Jones pour cela.

    Même si effectivement, comme le relève très justement araucan, sa défense n’est pas franchement recevable puisqu’il n’a pas à refuser de communiquer ces données sous le prétexte de l’emploi (supposé !) que son demandeur va en faire.

  39. Fabge02 Says:

    Pour ajouter au débat :

    Je manie des données et je ne connais effectivement rien de plus irritant que de voir un de mes honorables collègues pointer sur quelque chose que je n’avais pas vu. Après coup, ça va mieux, parce que je me rends compte qu’il n’a pas tort et que ma réflexion peut en être enrichie.

    Je comprends également que, par rapport aux données météorologiques, les lacunes, discontinuités, sont si nombreuses qu’on se crève le c… à essayer d’y mettre une certaine cohérence, alors penser qu’un petit jeune ou quelqu’un d’autre vous dira que rien ne va qu’il y a certains réflexes inévitables.
    Cela dit, quand l’enjeu n’est rien moins que le modèle de dévéloppement global (s’il existe), cela exige de faire certains sacrifices à son ego, ego qu’il faut avoir quand on est payé, au regard du travail fourni, des clopinettes.

  40. LaurentC Says:

    « C’est en fait totalement anormal que cela soit Jones lui-même qui ait à s’occuper de ça. »
    Qui vous dit que c’est Jones qui doit s’en occuper? Le role d’un patron c’est de deleguer. Si un travail n’est pas fait ou mal fait c’est bien de sa responsabilité et c’est lui qui doit en repondre.

    « Sans compter qu’évidemment, des fois, les manips ne marchent pas bien et on jette des données qui racontent manifestement n’importe quoi. Faut-il publier aussi ces données ?  »
    Ah bon vous vous seriez capable de travailler les données, les fichiers originaux?
    On vous donne un fichier de données originals vous n’en faites pas une copie vous travaillez directement sur le fichier?

    « Bref c’est du boulot, c’est des machines à entretenir, de l’argent en plus à dépenser, et je pense que ce n’est pas au patron du CRU de s’occuper de ce genre de trucs »
    Ben oui ca coute.
    Mais si on veut reproduire les resulltats ca coutera encore plus cher .La preuve avec ce qui arrive a Jones.
    Leur methode de travail c’est les resultat obtenus sont definitifs et on revient pas dessus.

    Ca ne tient pas la route.

    Bonne raison pour mettre la recherche dans le domaine privé, au moins on y respecte des normes, on y fait du controle et assure la tracalbilité.

    « pour certains domaines, on envisage carrément de jeter toutes les données brutes car ça coûte moins cher de refaire les mesures que de stocker et gérer les data sur le long terme »
    Refaire les mesures, oui mais dans le cas des temperatures, remesurer la temperatures des années 40 c’est plutot difficile.

  41. Argus Says:

    Hum !
    @Rantanplan and others

    Il n’y a vraiment aucun doute : La traduction de Dom est fidèle et correcte Une petite amélioration serait peut-être :

    « « Pourquoi devrais-je vous donner accès à mes données alors que votre objectif est d’essayer d’y trouver quelque chose qui cloche »

    Il n’y est nulle part question de fabrication de quelque chose de faux, non plus que d’exploitation de faille..comme dans la votre :

    « Pourquoi devrais je vous fournir ces données puisque votre but est de fabriquer avec quelque chose de faux en y exploitant une faille. »

    Cela n’a rien d’une traduction. C’est une extrapolation abusive.

  42. Tom Roud Says:

    Qui vous dit que c’est Jones qui doit s’en occuper? Le role d’un patron c’est de deleguer. Si un travail n’est pas fait ou mal fait c’est bien de sa responsabilité et c’est lui qui doit en repondre.

    Manifestement, c’est à Jones lui-même qu’on s’adresse par e-mail. Après, comme dit plus haut, si ces données sont si importantes à l’échelle mondiale, l’université, le GIEC, l’ONU ou Obama auraient dû le forcer à déléguer.

    Ah bon vous vous seriez capable de travailler les données, les fichiers originaux?
    On vous donne un fichier de données originals vous n’en faites pas une copie vous travaillez directement sur le fichier?

    Je ne comprends pas votre objection : je vous parlais des données brutes fausses dues à des erreur de mesure de l’expérimentateur qui collecte les données, pas aux erreurs rajoutées par inadvertance sur un fichier. Exemple : un biologiste fait une manip pour voir l’effet d’un gène sur un processus, il sait dans ses manips préliminaires et d’autres manips qu’il y a un effet reproductible, il a un marqueur pour la qualité des manips. Il tombe sur une manip qui ne donne pas l’effet escompté et dont le marqueur pour la qualité des manips est mauvais -> il jette car c’est probablement que la manip en question était mauvaise en soi. Je me demande : dans la galaxie sceptique, est-ce considéré comme une attitude scientifique ou le chercheur doit-il aussi répertorier cette manip ?

    .
    Mais si on veut reproduire les resulltats ca coutera encore plus cher .La preuve avec ce qui arrive a Jones.
    Leur methode de travail c’est les resultat obtenus sont definitifs et on revient pas dessus.

    Notons toutefois que les résultats ont été reproduits indépendamment par au moins 4 autres papiers si je ne m’abuse. Enfin je sais que c’est une légende sceptique de croire que tout repose sur une courbe, un papier, un homme, c’est le miroir inversé du Galilée seul contre tous les obscurantistes.

    Bonne raison pour mettre la recherche dans le domaine privé, au moins on y respecte des normes, on y fait du controle et assure la tracalbilité.

    Ah ah, elle est bien bonne celle-là, comme si toutes les universités du monde étaient publiques et que les seuls chercheurs publiant dans les revues leurs résultats confirmant le réchauffement climatique d’origine humaine étaient fonctionnaires.

    Refaire les mesures, oui mais dans le cas des temperatures, remesurer la temperatures des années 40 c’est plutot difficile.

    En même temps, je croyais que l’un des problèmes des données étaient que Jones utilisait les données de température mesurées au thermomètre alors que les années d’avant il utilisait d’autres proxys (vous vous souvenez, c’est le fameux « trick », il paraît même que l’auteur de ce blog détecte une différence par PCA, c’est dire). Donc si on préfère faire confiance aux autres proxys, on s’en fout des températures mesurées dans les années 40, ça devrait vous faire plaisir, c’est plus rigoureux (?).

  43. Electron Says:

    @Tom Roud

    « Donc si on préfère faire confiance aux autres proxys, on s’en fout des températures mesurées dans les années 40, ça devrait vous faire plaisir, c’est plus rigoureux (?). »

    A noter que c’est justement le pb du proxy des cernes d’arbres qui montre un refroidissement dans la 2ème moitié du XXème siècle alors que la religion dominante opte pour un nécessaire réchauffement ! De fait c’est exactement ce que je pense: il est impossible de « raccorder » les autres proxys aux mesures contemporaine, sauf a y aller à coups de trick.

    Pour la même raison , il est certainement impossible de garantir la précision des températures historiques relevées dans différentes stations avec un matériel incertain, hétéroclite et incapable d’un enregistrement continu. Combiens de thermomètres enregistreurs dans les données du CRU et ont ils gardés les rouleaux ? Quelles méthodes d’étalonage ? Quant au problème de l’implantation des stations , c’est à la limite du risible…

    Finalement à cause de tous ces problèmes de cohérence des données , il est certainement impossible de savoir:
    – l’ampleur d’un éventuel réchauffement
    – depuis combien de temps il dure
    De la à penser que le RCA est une vaste fumisterie sans bases scientifiques sérieuses ….

  44. vf Says:

    les personnes sur ce site, à commencer par M. Rittaud, qui exploitent des traductions fantaisistes pour monter en épingle des calomnies ne sont pas sérieuses, quand au pseudo juriste qui me traite de procureur il pourrait savoir que
    1-dans les procès les traductiosn sont confiées à des traducteurs assermentés qui mettent en jeu leur réputation.
    2-toute personne accusée comme ici M. Jones, ont droit à un avocat et l’avocat de la défense n’est pas considéré comme un procureur
    3-il existe un machin qui s’appelle la présomption d’innocence

    Je trouve que M. Rittaud s’en prend, sur cette phrase, à M. Jones avec une légèreté tout à fait symptomatique. Ce n’est pas bien, de porter des accusations aussi grossières, avec une telle désinvolture, surtout quand cela porte sur une langue étrangère, sur un medium aussi instable que l’internet.

  45. Pierrel Says:

    @vf
    Quelqu’un qui accuse gratuitement les autres de « diffamation » doit logiquement s’attendre à se voir traiter de « sous-procureur ». Ma pensée exacte était que même les procureurs ex-soviétiques n’auraient pas osé employer vos méthodes…
    Les législateurs britanniques qui mènent l’enquête parlementaire n’ont pas de problèmes de traduction et ils interprètent les propos de M. Jones exactement comme M. Rittaud et la majorité des contributeurs à ce site.
    M. Jones lui-même n’a pas de problème de traduction et la version originale de son audition montre qu’il reconnaît avoir réellement refusé de transmettre les données brutes (et non simplement de s’être emporté contre quelqu’un qui l’emmerdait).

  46. vf Says:

    Il ne s’agit pas de cela, M. Rittaud accuse M. Jones d’avoir refusé de transmettre des données car selon lui il savait qu’elles étaient bidonnées, et que son vis à vis allait le découvrir. Alors que M. Jones qui était semble-t-il déjà depuis un moment en rapport avec cette personne (voir l’auditioon) a fini excédé par écrire cette phrase (traduction libre conservant le sens: pourquoi je vous donnerai mes données alors que tout ce que vous voulez c’est trouver quelque chose pour m’emmerder), en précisant d’ailleurs au cours de l’audition que sauf les données brutes, tout le reste était accessible.
    M. Rittaud, mathématicien, est tout à fait armé intellectuellement pour comprendre la différence, et le contenu diffamatoire du sens qu’il lui donne.
    Il semble croire que sa responsabilité est exonérée dès lors qu’il laisse les gens libres d’interpréter ce qui est dit. La diffamation, est définie par le fait de publier uen chose fausse attentatoire à l’honneur d’une personne, et les sites webs tombent sous le coup de la loi sur la publication.
    Bref, sur ce point précis, M. Rittaud démontre qu’il ne parle pas l’anglais, qu’il a un penchant pour la calomnie, et qu’il s’asseoit sur les principes.

    Comem disait Taleyrand : il faut s’appuyer sur les principes jusqu’à ce qu’ils plient.

  47. Benoît Rittaud Says:

    @ vf : Veuillez ne pas vous rendre coupable de ce que vous me reprochez, c’est-à-dire ne pas monter en épingle un point de traduction pour vous permettre de m’accuser de malhonnêteté. Seul votre statut d’adversaire intellectuel me retient de supprimer votre commentaire précédent, profondément injurieux. Mais si vous persistez dans cette voie, je serai amené, à mon grand regret, à mettre en application l’avertissement donné plus haut dans ce fil.
    Sur le fond : je trouve la traduction de Dom très bien. Pour la mienne, il conviendrait, pour éviter toute équivoque, de remplacer « ‘leur » par « une ».
    À présent, je vous propose à tous de ne pas poursuivre inutilement ce point de la discussion, qui n’a déjà que bien trop dérapé. Revenons-en plutôt à l’essentiel de ce billet, c’est-à-dire, comme l’indique son titre, la déposition de Phil Jones au parlement britannique.

  48. Pierrel Says:

    @vf
    perseverare diabolicum est…
    Vous utilisez avec une légèreté aussi savoureuse que délictueuse des mots qui peuvent vous être retournés.

  49. Tom Roud Says:

    A noter que c’est justement le pb du proxy des cernes d’arbres qui montre un refroidissement dans la 2ème moitié du XXème siècle alors que la religion dominante opte pour un nécessaire réchauffement ! De fait c’est exactement ce que je pense: il est impossible de « raccorder » les autres proxys aux mesures contemporaine, sauf a y aller à coups de trick.

    Ah, en fait, j’ai compris : ça offre une belle illustration de ce que je disais plus haut sur les manips foireuses. Les cernes des arbres présentent des anomalies depuis la 2 ième moitié du XX ième siècle par rapport à la température, comment fait-on pour décider ce qui est bon ou pas ? On choisit la température parce qu’il y a probablement d’autres proxys qui vont dans le sens des températures et contredisent les cernes d’arbres, voire peut-être même d’autres proxys biologiques, mais le sceptique garde la manip foireuse comme preuve du dévoiement de la science. Entre parenthèses, ce n’est d’ailleurs peut-être pas anormal de voir que certains proxys (particulièrement liés à la végétation) ne soient plus valables à partir du moment où sur le court terme on découple CO2 et température (comme actuellement).

  50. Marco33 Says:

    @Tom Roud :
    Est-il si difficile de comprendre qu’à partir du moment ou les mesures des proxies diffèrent des mesures réelles, soit on s’est planté dans les mesures réelles, soit les proxies ne sont pas fiables (pour diverses raisons à trouver) ?
    Nier cette évidence relève d’un problème pathologique à ce niveau……

  51. Manu95 Says:

    Please ! Don’t feed the TRroll !

  52. Marco33 Says:

    LOL, merci Manu95! (Il faut dire que je n’ai pas passé une bonne nuit : fille malade!)
    Tiens, ce n’est pas le topique, mais quand n’est-il de Fred et de Skyfal?

  53. Electron Says:

    @Tom Round

    « ce n’est d’ailleurs peut-être pas anormal de voir que certains proxys (particulièrement liés à la végétation) ne soient plus valables à partir du moment où sur le court terme on découple CO2 et température »

    manque de bol pour vous, dans ce cas la réaction est positive: plus il y a de CO² mieux ça pousse donc plus on a tendance à surestimer les températures

    @manu95
    mes excuses , je n’ai pas pu me retenir 🙂

  54. Manu95 Says:

    Electron,

    Je ne suis pas le propriétaire de ce bloc. Mais je pense sérieusement que l’on perd son temps à discuter avec TR. Rien ne le convaincra, parce que c’est un carbo-centriste. Il vient ici comme un drone pour troubler nos discussions.
    Lui répondre ne fait que l’inciter à continuer.

    A propos des proxies, pourquoi avoir choisi des cernes d’arbres du nord de la Sibérie, alors que l’on dispose des températures CET du centre de l’Angleterre depuis 1659 ? Même si elles sont quelques peu biaisées, elles sont documentées et certainement plus précises que ce qu’on peut espérer tirer de l’étude des cernes d’arbres — en les torturant à mort 😉

    Mann et ses complices ont préféré la dendrochronologie parce qu’ils pouvaient manipuler les données pour montrer :
    1. que les températures récentes étaient plus élevées que celles de l’Optimum Médiéval
    2. que la hausse de température était sans précédent

  55. vincent fleury Says:

    Vincent Fleury Paris, March 15th 2010
    Laboratoire MSC Mr. Phil Willis MP
    Université de Paris-Diderot
    75013 Paris

    Dear Member of the British Parliament, The Chaiman of the Science and Technology Select Committee Mr. Phil Willis

    Sir, I am writing to you today to respectfully ask you to consider issuing an authorized translation of the auditions of Prof. Jones in French. Indeed, following the recent turmoil over the University of East Anglia, we are witnessing a troublesome outburst of very controversial arguments in the general public opinion, especially on the internet. However, while Prof. Jones was interviewed in English, we now see in France scientific bloggers and the like commenting the replies of Prof. Jones on the basis of biased or erroneous translations. As a consequence, it is possible to point out here and there on the internet showers of comments and so-called “posts” which may, or may not, be defamatory, depending on the interpretation which is given of Prof. Jones words, in awkward translations. Especially the sentence of his :

    We have 25 or so years invested in the work. Why should I make the data available for you, when your aim is to try and find something wrong with it.

    Was interpreted on certain blogs as proving that Prof. Jones was aware that his data were erroneous in the first place, either flatly wrong, or even possibly fraudulent, and that he refused to give them away in despair, in order to hinder the discovery of some hidden scientific truth he was already aware of which would debunk the picture of Global Warming. While these charges against Prof. Jones may be defamatory in themselves, they also contribute to a possible manipulation of the general public, in their French version, by scientific bloggers whose motives are unclear. I am very much certain that Prof. Jones cannot just by himself send lawyers over the internet to sue all the commenters which might propagate erroneous or mean statements about him. However, it is a general policy by French law, that, would anyone have to present in court a document in a foreign language, the said document ought to be translated by a translator appointed by the court, scientific bloggers do not take such precautions. Considering that the Global warming issues have a planetary importance, I would respectfully ask you to take steps to provide to the French public an authorized translation, done by an official translator appointed by the parliament. This would on the one hand possibly stop the defamatory statements which seem to be pouring by the bucket over Prof. Jones, and in another hand, provide for the public an undisputable document, in French.
    Of course, would such charges against Prof. Jones be actually to be considered, an authorized translation would be even better in this respect.
    With my very best regards
    Vincent Fleury

  56. Pierrel Says:

    Ca me rappelle une phrase d’Audiard dans « Les Tontons flingueurs » sur ceux qu’on reconnaît parce « ça ose tout… »

  57. Tom Roud Says:

    soit les proxies ne sont pas fiables (pour diverses raisons à trouver) ?
    Nier cette évidence relève d’un problème pathologique à ce niveau……

    Quelle évidence ai-je nié ? C’est exactement pour ça que les gens utilisent plusieurs proxies, et à chaque période le proxy le plus adapté. Mais s’il n’y a aucun proxy valable pour toutes les époques, on doit bien faire avec, non ? Quel que soit le domaine, pour faire une mesure, on utilise l’instrument de mesure le mieux adapté (e.g. on ne mesure pas la température d’atomes froids avec un thermomètre à mercure). Sinon, on est réduit à l’obscurantisme et à l’impuissance.

    manque de bol pour vous, dans ce cas la réaction est positive: plus il y a de CO² mieux ça pousse donc plus on a tendance à surestimer les températures

    Et bien ça donne une bonne raison de se fier aux thermomètres, et ça justifie bien le fameux « trick » sur lequel les climato-sceptiques de tout poil ont fait leurs choux gras.

    Please ! Don’t feed the TRroll !

    Puisqu’on parle de proxy, le troll vous signale que des scientifiques en ont trouvé un nouveau qui vous intéressera sûrement :

    http://bit.ly/akKaMr

    mais bon, c’est le problème sur ce(s) blog(s) climato-sceptique(s) : il n’y a que les trolls qui s »informent sur la science, les autres préfèrent la politique et chercher des noises aux scientifiques .

    Rien ne le convaincra, parce que c’est un carbo-centriste.

    Rien ne me convainc ici parce qu’il n’y a pas d’arguments scientifiques véritables et construits de la part des climato-sceptiques, juste des insinuations, des invocations à l’impuissance comme justification de l’inaction, et de la mauvaise foi. Du genre, typiquement, qu’il n’y a que l’étude de Mann de 1998 qui confirme le réchauffement et la crosse de hockey. Cela dit, c’est intéressant de venir discuter, effectivement, juste pour voir comment les gens envisagent, parlent de la science, etc… même si moi aussi je sais que je ne convaincs personne, mais je ne desespère pas, je pense que tout ces discours sceptiques sont non scientifiques et dangereux (même s’ils se drapent derrière le paravent de la science).

  58. Manu95 Says:

    Ce n’est pas aux sceptiques de prouver qu’il n’y a pas de réchauffement climatique anthropique, ou que les températures actuelles ne sont pas anormales.

    « Ce qui est affirmé sans preuve, peut être nié sans preuve. » (Euclide, environ 325-265 avant JC)

    « La charge de la preuve revient toujours à celui qui affirme quelque chose de nouveau et plus la chose affirmée sort du cadre des lois établies, a fortiori si elle entre en conflit avec ces lois, plus les preuves apportées pour étayer cette proposition doivent être robustes. » (Georges Charpak et Henri Broch « Devenez sorciers devenez savants »)

    Donc je le dis et le répète, vous n’êtes qu’un TRoll !

  59. Manu95 Says:

    @Manu95

    +1

  60. the fritz Says:

    Vf ou Vincent Fleury
    il me semble que Phil Jones a eu des ennuis , dans son pays, parce qu’il y a là- bas des gens qui parlent sa langue et qui ont jugés que ses propos n’étaient pas innocents, et non pas par suite à des traductions plus ou moins approchées de ses mails en Français; alors moi j’essaie de comprendre ce qui se dit dans les journaux anglais, et je crois comprendre que ce n’est guère différent de ce qu’on lui reproche de ce côté -ci de la Manche

  61. jean l Says:

    La lettre de VF est un must : il faut surtout l’archiver précieusement pour la ressortir dans les moments de déprime car on a pas souvent l’occasion de lire des suppliques aussi drôles.
    Encore VF, s’il vous plait !

  62. Electron Says:

    @Tom roud

    « Et bien ça donne une bonne raison de se fier aux thermomètres, et ça justifie bien le fameux « trick » sur lequel les climato-sceptiques de tout poil ont fait leurs choux gras »

    ça donne surtout de très bonnes raisons d’éliminer les études sur les cernes des arbres des justifications du Giec. La température moyenne est très loin d’être le seul paramètre influençant la croissance des arbres: humidité ou sécheresse excessive, canicules , gelées tardives, modification progressive de la nature du terrain par épuisement, etc etc (je connais bien la sylviculture et je peux vous assurer que ce n’est pas les années les plus chaudes où l’on observe les meilleures croissances)…

    Mais dans ce cas la courbe de Mann , dite très poétiquement crosse de hockey, en prend un sacré coup puisqu’elle est essentiellement basée sur les travaux de Messieurs Briffa et Jones. pour la justification des températures antérieures au XXème siècle
    Dommage n’est-il pas ? 😉

  63. Tom Roud Says:

    Ce n’est pas aux sceptiques de prouver qu’il n’y a pas de réchauffement climatique anthropique, ou que les températures actuelles ne sont pas anormales.
    « Ce qui est affirmé sans preuve, peut être nié sans preuve. »

    Franchement vous êtes dans la délusion totale sur l’état de l’art. Il y a des tas de publis scientifiques pleines de données prouvant le réchauffement climatique anthropique. Vous croyez vraiment qu’il n’y a que la courbe de Mann de 1998 avec les cernes d’arbre, et que toutes les affirmations du GIEC reposent là-dessus ? Vous confondez les synthèses et les exemples avec les données. Vous vous focalisez sur un truc en particulier vieux de 12 ans, technique usuelle des gens qui croient que la connaissance et la science repose sur une poignée de données, et qu’en attaquant cette poignée de données, le contraire de ce que disent les données est vrai (ce qui est une étrange démarche pour des « sceptiques », si les données sont fausses, au mieux, on ne peut rien dire). Vous faites semblant de croire aussi que cela n’a pas été confirmé par d’autres proxys. Voir par exemple ce papier :
    http://climateprogress.org/2008/09/03/sorry-deniers-hockey-stick-gets-longer-stronger-earth-hotter-now-than-in-past-2000-years/
    qui utilise 9 proxys. Comme il y a plein de proxys, ce qui compte et est relevant est la cohérence des proxys. D’ailleurs, c’est exactement la raison pour laquelle on dit que les proxys des cernes d’arbre ne sont plus valables pour la période récente, c’est parce qu’on voit qu’ils perdent leur cohérence avec le reste. Personne ne dit qu’on comprend tout, mais quand on a des tas d’éléments convergent, même quand on est sceptique, on peut commencer à tirer des conclusions.

  64. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Fleury Vous pouvez avoir recours à ce cabinet dont j’ai trouvé la proposition commerciale parmi mes mails (je ne les connais pas) : http://up-photos.com/emailingz/tradsmith/20090615/
    Tom Roud Je n’arrive pas à saisir comment des méthodes qui ne marchent pas quand elle sont vérifiables marcheraient dès lors qu’elles ne le sont pas ? Ce qui semble être le cas des cernes d’arbres.

  65. vicnent fleury Says:

    http://www.desmogblog.com/phil-jones-exonerated-british-house-commons

    http://www.desmogblog.com/sites/beta.desmogblog.com/files/phil%20jones%20house%20of%20commons%20report.pdf

  66. Tom Roud Says:

    Je n’arrive pas à saisir comment des méthodes qui ne marchent pas quand elle sont vérifiables marcheraient dès lors qu’elles ne le sont pas ? Ce qui semble être le cas des cernes d’arbres.

    Tout est indiqué plus haut (indice : cela concerne les 9 proxies). Vous pouvez lire aussi directement quelques vraies publis scientifiques, cela ne ferait pas de mal à certains ici de se retrouver confrontés à de la vraie littérature scientifique plutôt que de ressortir la bouillie sceptique prémâchée.

    Amusant de voir l’effet boomerang en ce moment entre le « blanchissement » du CRU (avec le conseil de laisser les données plus disponibles, conseil bâteau qu’on pourrait donner à tous les scientifiques sans exceptions) et la lettre publique des climatologues qui en ont marre d’être traînés dans la boue.

  67. Electron Says:

    @ Tom Rude

    laisser les données plus disponibles, conseil bâteau qu’on pourrait donner à tous les scientifiques sans exceptions

    Tellement bateau que l’on se demande d’ailleurs pourquoi ils ne l’ont pas fait d’eux-même ? Je pense qu’avec ce conseil l’avenir ne ressemblera pas au passé wait & see …

  68. volauvent Says:

    Superbe article dans Der Spiegel qui me réconcilie avec la presse.

    http://www.spiegel.de/international/world/0,1518,686697-8,00.html

  69. Manu95 Says:

    C’est un article en huit parties, qui commence ici.
    http://www.spiegel.de/international/world/0,1518,686697,00.html

    Un méchant pavé dans la mare des pro-AGW vient d’être publié :

    Congenital Climate Abnormalities by Willis Eschenbach
    Tuesday, 30 March 2010

    Science is what we use to explain anomalies, to elucidate mysteries, to shed light on unexplained occurrences. For example, once we understand how the earth rotates, there is no great need for a scientific explanation of the sun rising in the morning. If one day the sun were to rise in the afternoon, however, that is an anomaly which would definitely require a scientific explanation. But there is no need to explain the normal everyday occurrences. We don’t need a new understanding if there is nothing new to understand.

    http://scienceandpublicpolicy.org/reprint/congenital_climate_abnormalities.html

    Il s’agit d’un document PDF de 22 pages avec force graphiques à l’appui montrant qu’il n’y a rien mais alors rien d’anormal qui justifiait la dépense de milliards de dollars pour étudier et tenter de régler un faux problème.

  70. araucan Says:

    @volauvent

    Superbe trouvaille !

    «  »Unfortunately, some of my colleagues behave like pastors, who present their results in precisely such a way that they’ll fit to their sermons, » says Storch. « It’s certainly no coincidence that all the mistakes that became public always tended in the direction of exaggeration and alarmism. »

    @Manu
    C’est pas mal fait le papier d’Eschenbach !

  71. Manu95 Says:

    « C’est pas mal fait le papier d’Eschenbach ! »

    Je dirais même que c’est une vraie peau de banane pour toute la « théorie » du GIEC.

  72. Tom Roud Says:

    Science is what we use to explain anomalies, to elucidate mysteries, to shed light on unexplained occurrences. For example, once we understand how the earth rotates, there is no great need for a scientific explanation of the sun rising in the morning. If one day the sun were to rise in the afternoon, however, that is an anomaly which would definitely require a scientific explanation. But there is no need to explain the normal everyday occurrences. We don’t need a new understanding if there is nothing new to understand.

    Dans certains domaines, la difficulté de la science, ce n’est pas de faire les observations, c’est de trouver le truc significatif et intéressant à observer. Par exemple, s’il ne voit rien dans sa figure 1, c’est peut-être effectivement que les températures globales au milieu de l’Angleterre ne sont peut-être pas justement hyper pertinentes comme bon indicateur du climat mondial.

  73. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Tom, si c’est des t° globales , ce ne sont pas des t° du milieu de l’Angleterre !

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