« Le Monde » se moque du monde

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MISE À JOUR du lundi 15 mars (23h) : Véronique Maurus, la médiatrice du Monde, m’a écrit pour me signaler qu’elle considère en fait le problème posé par les textes d’Hervé Kempf comme relevant d’un traitement différent de celui traité dans sa chronique d’hier. Pour cette raison, elle a choisi d’en faire une chronique séparée, à paraître ultérieurement. En-dehors donc de l’erreur (regrettable mais somme toute mineure) contenue dans le premier courrier qui m’avait été adressé, il me semble donc raisonnable de suspendre provisoirement tout jugement sur le traitement de l’affaire par le Monde.

Il était donc écrit que Le Monde, le journal fondé par Hubert Beuve-Méry et dans lequel tant de grandes plumes se sont exprimées, n’aurait pas un mot de repentir pour la double sortie d’Hervé Kempf sur les climato-sceptiques, la première établissant une analogie entre eux et les munichois de 1938, la seconde tentant par une grosse ficelle de rapprocher les sceptiques du Front national.

Le 1er mars, c’est-à-dire le lendemain de la seconde chronique d’Hervé Kempf, j’avais écrit ce courrier au médiateur du Monde :

Madame, Monsieur,

Pour la seconde fois dans sa chronique, Hervé Kempf s’est permis un rapprochement entre moi et diverses idéologies plus que douteuses. Je vous prie de prendre connaissance de ma réaction à chacune de ces deux chroniques. La seconde, qui demande un débat, vous concerne plus particulièrement.

https://lemytheclimatique.wordpress.com/2010/02/23/un-commentaire-sur-les-propos-d’herve-kempf/

https://lemytheclimatique.wordpress.com/2010/03/01/herve-kempf-persiste-mais-sans-debattre/

Je suis à votre disposition pour en discuter. Il se trouve que je serai en déplacement cet après-midi, sans accès à internet. Si vous le souhaitez, vous pouvez me contacter au XX XX XX XX.

Bien cordialement,

Benoît Rittaud.

Le lendemain, j’avais reçu la réponse suivante :

Cher lecteur,

La médiatrice va consacrer sa prochaine chronique à ce sujet et citera peut-être un passage de votre courriel. A cette fin, pouvez-vous nous préciser vos coordonnées postales ?

Merci, et bien cordialement.

Julie Léonard

Le Monde

Secrétariat

Le Courrier des lecteurs / La Médiatrice

Ce à quoi j’avais répondu ceci :

Chère Madame,

Je vous remercie de bien vouloir consacrer une chronique à cette affaire qui m’a personnellement blessé. Vous avez toute ma confiance pour en faire une présentation équilibrée et dépassionnée. Peut-être jugerez-vous bon de jeter un coup d’œil au dernier billet que j’ai publié sur ce sujet sur mon blog, qui n’est certes pas un modèle de calme mais vous apportera un complément d’information qui vous intéressera peut-être :

https://lemytheclimatique.wordpress.com/2010/03/02/les-bras-m’en-tombent/

Pour ne pas jeter d’huile sur le feu, il n’y aura pas d’autre billet de ma part sur le sujet avant la publication de votre chronique.

Mes coordonnées postales sont :

XXXXXXX

En vous remerciant encore, bien cordialement,

Benoît Rittaud.

La chronique en question de la médiatrice est à présent parue : vous pouvez la lire ici. Vous constaterez qu’elle ne fait pas la moindre allusion à cette affaire, se contentant de commenter le traitement réservé par Le Monde au dernier livre de Claude Allègre.

Madame la médiatrice du Monde, j’ai bien noté que vous n’avez pas compris l’origine de mon indignation, et je doute fort que vous ayez lu les billets que je vous avais mis en lien dans mes courrier. Je n’ai donc que peu d’espoir qu’il en aille autrement pour le présent billet, malgré le nouveau courrier que je vous envoie vous enjoignant de le lire. Mais sait-on jamais.

Voici donc ce que je pense.

Par paresse, indifférence ou autre, vous n’avez finalement pas fait ce que vous m’aviez annoncé, préférant consacrer l’entièreté de votre dernière chronique aux éternelles et fatigantes polémiques autour de Claude Allègre. Il aura donc été permis, deux fois de suite, à l’un de vos chroniqueurs réguliers d’user de procédés à la limite de la calomnie sans que vous jugiez bon d’y consacrer le moindre mot – ne serait-ce que pour justifier le choix éditorial du Monde en la matière.

Pour mémoire, j’attire votre attention sur le fait que Stéphane Foucart a publiquement déclaré, sur le plateau d’Arrêt sur Images, son désaccord avec la première chronique d’Hervé Kempf : puisque votre chronique accorde une large place à la parole de Stéphane Foucart, se pourrait-il donc que vous n’ayez pas discuté avec lui de cette affaire ? J’ai bien du mal à le croire, compte tenu du fait que je ne suis pas le seul à vous avoir écrit pour vous signaler le malaise concernant les chroniques d’Hervé Kempf.

Je cherche à comprendre, madame la Médiatrice, et il n’est pas nécessaire de faire beaucoup travailler mon imagination pour concevoir des explications qui ne sont guère flatteuses pour vos méthodes. Un éventuel silence de votre part sur ma présente réaction, ou une réponse dilatoire sans intérêt, en dirait également long.

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85 Réponses to “« Le Monde » se moque du monde”

  1. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Les media français ont décidé depuis longtemps que le seul climato-sceptique qui existe est Allègre (ils ne connaissent pas les anglo-saxons, d’ailleurs le reste du monde existe-t-il vraiment pour les media français ?), et puis Courtillot est venu se faire remarquer. Maintenant ils ont à nouveau Allègre à se mettre sous la dent, ils considèrent qu’il n’y a plus que lui et basta : c’est plus facile pour lui faire endosser le rôle du guignol seul dans son délire (que la sortie de son Nième livre sur le sujet en fait comme un allié objectif en focalisant encore l’attention sur lui !); ça leur permet de faire oublier vite Courtillot qui commençait à se révéler dangereux ! Donc, vouloir exister face à ce mammouth du scepticisme est tâche bien ardue ! L’étouffoir est encore ce qu’ils ont trouvé de mieux : il faut maintenir le public dans l’idée qu’il n’y a quasiment pas de sceptiques, surtout pas chez les scientifiques : Kempf a failli tout faire rater en citant d’autres noms qu’Allègre, il semble que l’on verrouille depuis… on peut parler de tout une fois, ça ne marque pas, le tout est de ne pas le répéter, se disent-ils probablement. Donc, hors de votre blog et par exemple lors de votre débat du 26, il faudrait trouver un truc (trick ?) pour attirer l’attention sur vous : une liaison avec une mannequin célèbre ferait-il l’affaire ? Je propose qu’on y réfléchisse tous ensemble. votre staff de campagne est déjà au boulot pour les fiches, on peut aussi chercher comment attirer l’attention des journalistes, non ?

  2. Michel F. Says:

    Lecteur du Monde depuis 1968, j’ai pu constater à diverses reprises et pas seulement sur les problèmes climatique que le Monde était devenu depuis quelque temps, une sorte de petite PRAVDA…

  3. Sirius Says:

    Intéressant… Selon moi, cela relève fondamentalement d’un blocage psychologique, dont la cause profonde est une fixation inconsciente sur le RCA. Dans la tête de madame, cette fixation se traduit dans le conscient par le jugement qu’il est inutile d’en discuter davantage. Exactement comme l’homme qui refuse de discuter de ses problèmes de couple avec sa femme. On appelle ça une névrose. Cher Freud, au secours!

    P.S.: Je rigole bien sûr mais à peine…

  4. rageous Says:

    La médiatrice sous entend qu’elle pourrait se charger en votre nom d’un droit de réponse est à l’avance un bon foutage de gueule, la preuve…
    La preuve que vous les dérangez un peu sur les entournures…
    Du reste se cantonner sur Allègre leur convient parfaitement, en droite ligne de l’article sur « ses erreurs », et montrent leur suffisance à faire une fixette sur lui seulement, un os à ronger très tendre!
    Un prêté pour un rendu (un vomi comme dirait l’autre!), je dirais bienheureux Mein Kempf, bon ok je sors…

  5. Léonard Says:

    Les climato-alarmistes n’ont aucun avenir, non seulement parce que leur science est boîteuse, mais parce que la politique qu’ils préconisent en conséquence de leur hypothèse délirante, condamne des milliards d’humains au sous-développement éternel. Cette politique, fondée sur des énergies dites renouvelables dont la plupart ne sont que des chimères hors de prix, ne tient tout simplement pas la route. Quand les politiciens comprendront qu’elle les condamne à l’impopularité, ils largueront ces zozos et leurs idées prétendûment vertes. En France, vous croyez que vous aurez réellement un jour une taxe carbone?

  6. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Renouvelables ou pas, il faudra bien trouver et produire de nouvelles énergies pour suppléer (même avant de remplacer) les fossiles que nous utilisons et trop souvent gaspillons : l’augmentation de notre consommation énergétique est impressionnante et ne devrait pas diminuer dans les décennies qui viennent. La recherche de ces nouvelles énergies est nécessaire : nous ne pourrons nous permettre de vider nos stocks sans avoir trouvé autre chose ou bien ce sera dramatique car « le retour à la bougie » n’est pas forcément souhaitable… Toute amélioration des technologies solaire, hydraulique, géothermique ou éolienne est la bienvenue pour optimiser et rentabiliser ces méthodes, en comparant leurs résultats et leurs coûts sur une période d’observation suffisante : disons que les « renouvelables » sont encore à l’essai ! La société doit bien se « payer » ses recherches. Le gisement que représentent aussi les économies est crucial mais les nouvelles formes d’énergie sont attendues comme le Messie, même si les carbonées sont encore les plus exploitables aujourd’hui…

  7. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    J’oubliais : personnellement, je pense qu’on devrait développer la méthanisation en France ; aux Pays-Bas et en Europe du nord, c’est un procédé très utilisé et qui a le mérite de gérer les déchets en même temps qu’il produit de l’énergie (électricité+chaleur), de façon plus « propre » et moins gaspilleuse que l’incinération. L’exploitation des fameux « puits de méthane » du pergélisol ou du fond des mers arctiques sera sans doute un jour une des formes principales d’énergie, mais la production localisée et renouvelable (=en rotation rapide) est fondamentale. Plutôt que de squatter cette page je propose à ceux qui veulent en débattre de poster leurs commentaires sur mon blog !

  8. Bernard Says:

    A propos des énergies dite « renouvelables ».
    C’est un terme mal utilisé car aucune énergie n’est gratuite et sur terre (en dehors de l’énergie nucléaire, tellurique, ou de la rotation terrestre source de l’énergie marée motrice), toute énergie nous vient du soleil et c’est une énergie abondante mais pas renouvelable! C’est son abondance qui fait que nous utilisions ce terme mais il est impropre!

    Je ne suis pas opposé à utiliser directement ou indirectement toute énergie venant du soleil.
    En ce qui concerne le CO2 c’est un débat qui est hors sujet car il ne peut en aucun cas être responsable de changement dans les températures de notre planète pour des raisons qui tiennent autant à la thermodynamique que aux modes de désexcitation moléculaire du CO2 à l’état excité.
    On finira bien par s’en rendre compte !

    Il est de bon ton de dire que l’on doit s’occuper du gaz carbonique (je ne crois pas à l’abaissement du pH marin par ce gaz car le pKa du CO2 est de 6.2) Les solutions les plus farfelues sont avancées pour éliminer ce gaz dont la séquestration! On oublie simplement que si on séquestre le CO2 on séquestre aussi l’oxygène (2 atomes d’oxygène pour un de carbone) et nous avons besoin d’oxygène pour vivre.

    Encore une fois les solutions envisagées sont dignes des Shadocks.

    Etant chimiste de Chimie de Paris Je n’ai pas trouvé dans les divers solutions la proposition d’utiliser la réaction de « Paul Sabatier » qui est exothermique est qui permet de recycler le CO2 en méthane par combustion avec l’hydrogène. Celui-ci pourrait provenir de l’électro (photo) lyse de l’eau.

    Il y a encore du chemin à faire

  9. Fabge02 Says:

    J’en remets une couche sur la tourbe?

    Il y a, à la surface de la terre, sur une épaisseur de trois mètres, un gisement de combustible carboné qui, au rythme actuel de consommation, représente plusieurs centaines d’année de ressource énergétique. Et elle est en partie renouvelable.
    Charbon du pauvre pendant des siècles, les process d’utilisation et de combustion de la tourbe sont très optimisés parce qu’ils le sont maintenant à l’échelle industrielle.

    Le problème de la ressource énergétique est un faux problème : il y a des choix, à faire à certains moments, techniques, politiques, stratégiques, c’est tout.

  10. Murps Says:

    Pourquoi se compliquer la vie avec des ressources étranges et peu rentables et se faire peur avec un épuisement fantasmé des hydrocarbures alors que rien ne permet d’évaluer correctement à la fois les réserves actuelles, les moyens de les exploiter et les consommations futures ?

    Vous me laissez l’impression de donner de l’eau au moulin malthusianiste.

    Le vent la « méthanisation » et le solaire ne sont certainement pas adaptés à la production de masse nécessaire à nos sociétés modernes, même avec des progrès à venir.
    La raison étant que ces énergies, bien que gratuites, sont trop « dégradées » thermodynamiquement, et leur densité par unité de volume, bien trop faible.

    En revanche, pensez que 1g. d’uranium, c’est 1MW par jour, ce qui revient pour une centrale nucléaire à 1kG de « combustible » consommé chaque jour.
    Autant dire rien en termes de déchets dont on nous rabâche les oreilles depuis des années.

  11. monmon Says:

    @bernard, @murps

    La vie grâce à la chlorophylle est la façon la plus efficace depuis 3 milliards d’années de transformer le CO2 en carburants.
    Les algues particulièrement les algues unicellulaires lorsqu’elles sont stressées en produisent tant que ce sont les principales sources du pétrole que nous récupérons très marginalement.
    L’industrialiation de ce processus devrait nous permettre de produire et de raffiner des hydrocarbures « naturels et bon marché » et de se passer du nucléaire massif qui demeure un risque important.
    La nature est encore providentielle si on sait l’observer avec suffisamment d’intelligence.

  12. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    monmon : OK La culture à grande échelle des algues aura aussi l’avantage de fournir des calories digestibles aux hommes et aux bêtes… Les déchets nucléaires : « rien » en termes de quantité, mais ça fait beaucoup en termes de risques quand même: où les mettrez-vous ? dans votre jardin ou dans celui du voisin ? Quant au CO2 stocké par nos Shadoks de Total et autres syphonneurs de subventions, on peut se poser la question s’ils n’auraient pas déjà leur petite idée pour en faire de l’énergie ?…

  13. monmon Says:

    @ Benoit rittaud
    Entendu ce matin E.Leboucher se prévaloir d’avoir identifié avant tout le monde, dans le monde évidemment, les manquements à la rigueur du GIEC. Mais c’était pour réaffirmer aussitôt que la seule chose qui soit sûre dans le débat sur le climat, était que la terre se réchauffait à cause de l’activité humaine. Typique du raisonnement sectaire.

    Bon courage pour les débats à venir:
    La doctrine GIEC sera répétée inlassablement,
    il ne sera pas répondu aux questions qui fachent,
    les imperfections de détails du discours sceptique seront traitées avec emphase et peut être malhonnéteté
    les qualités du contradicteur seront critiquées et disqualifiées

    Relis attentivement les manuels jésuites ou marxiste léninistes, celà peut servir.

  14. MichelLN35 Says:

    @Murps, Bernard & tous

    Connaissez vous la théorie russo ukrainienne de l’origine profonde et abiotique du pétrole. On peuttrouverune série d’articles originaux et historiques ici : http://www.gasresources.net/Introduction.htm
    J’avais trouvé cela chez Jennifer Marohasy sous l’indication de Louis Hissink, j’ai lu, cela me parait tenir debout et au moins aussi convaincant que le réchauffement climatique dû au CO2 anthropique.

    C’est un problème de chimistes et de thermodynamiciens qui me dépasse. Je suis cependant intéressé par des avis car cette théorie de formation du pétrole à grande profondeur (50 à 100 km pour pression et température), à partir de carbonate de calcium et de sel de fer, résoudrait le paradoxe posé par la formation du pétrole au principe de la géologie proposé par Lyell.

  15. Pierrel Says:

    @monmon
    « L’Art d’avoir toujours raison » de Schopenhauer me semble également tout indiqué.
    La casuistique peut donner de bons résultats.
    En revanche les cours d’agit-prop de l’école du parti impliquent un enfermement dans une vulgate pré-établie contraire à l’esprit du débat scientifique. Ce sont les adeptes du RCA qui ont tendance à se reposer ainsi sur un dogme. Ceux qui copieraient leurs méthodes perdraient toute légitimité et, comment dire… passeraient du côté obscur de la force.
    @Benoït
    J’ai bien peur, toutefois, que le débat ne soit qu’un alibi des « sith » pour donner l’impression qu’ils sont ouverts. Dans ce cas, on vous laissera un peu parler parce qu’il sera difficile de faire autrement mais on noiera vos arguments sous l’anathème.
    Bon courage, en tout cas.

  16. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Un truc encore, donné par J.P. Petit sur son blog : porter un magnétophone sur soi pendant l’émission, mais aussi l’ouvrir avant et après pour TOUT enregistrer : valable surtout dans le cas du différé qui sera monté « sec » mais aussi pour du direct : quand ils auront coupé les micros pour le public, il peut se dire des choses intéressantes : après, votre blog peut donner le lien sur la bande son entière… à installer sur le gilet pare-balles ! Pour ce qui est du pétrole abiotique, rien ne permet d’être certain d’en avoir assez pour la conso géante qui se profile, puisque par définition, on ne sait pas si ou où il y en a ! Ce sera, si c’est vrai, plutôt la cerise sur le gâteau ! Et les stés d’extractions seront les maîtres qui peuvent ouvrir ou fermer le robinet pour faire monter les prix, ce qui n’est pas le cas des énergies locales. Mais on s’est trompé de page : celle-ci est censée parler de ce merveilleux journal qu’est « le Monde »…

  17. Murps Says:

    Le pétrole abiotique est une fumisterie aussi tarte que le réchauffement dû au CO2. Ca ne marche pas, il faut une origine animale ou végétale.

    Et à propos du CO2 que vous voulez utiliser comme « source d’énergie » pour le futur en prenant exemple sur la photosynthèse… Avez vous une idée des densités de puissances mises en jeu et des rendements énergétiques des transformations considérées ?
    C’est « peanuts » par rapport à ce dont on a besoin, il faut des surfaces énormes et des temps très longs, ou alors les arbres pousseraient de plusieurs mètres pendant la nuit.
    Et ne comptez pas sur « la culture à grande échelle » des algues pour nourrir hommes et bêtes, ça n’a rien de réaliste non plus.
    Ne vous bilez pas pour les « déchets nucléaires ». Ils sont bien moins dangereux qu’une autoroute, de l’alcool ou des cigarettes. Ils ne représentent un danger que pour ceux qui sont convaincus que nos enfants passeront leur vie assis dessus.

    En fait j’ai l’impression que tout le problème vient de cette volonté délibérée de démarrer la discussion par « l’énergie va nous manquer, on va dans le mur car les moyens de production actuels sont dangereux… ».

  18. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Murps, vous en savez des choses !

  19. Murps Says:

    Je ne sais pas si votre remarque est un pas un peu ironique. 😉

    Je vous rappelle simplement quelques petits ordres de grandeur simples pour 1kg d’énergies diverses pour une heure :
    Avec 1 kg
    – de bois -> 4kW
    – de charbon -> 8kW
    – de pétrole -> 12kW
    – d’hydrogène -> 34kW
    – d’uranium naturel -> 100 000kW

    Demandez vous pourquoi la révolution industrielle a vu passer les machines à vapeur du bois au charbon, puis au dérivés du pétrole : parce que la densité d’énergie par unité de volume est plus importante !
    Et c’est l’invention du moteur à combustion interne qui a permis l’aviation.

    Après, s’imaginer qu’on va pouvoir fabriquer des hydrocarbures pas chers, vite et en grande quantité sous prétexte que la nature le fait par photosynthèse, c’est oublier qu’il faut des surfaces énormes et beaucoup de temps. Et je ne parle pas du rendement thermodynamique.

    Cordialement
    Murps

    PS : delenda Giec.

  20. monmon Says:

    @murps
    L’industrialisation n’est pas simple mais n’est pas au stade actuel condamnée à l’échec. Ce que nature fait quotidiennement l’homme peut l’améliorer.
    Les rendements en HC sont en tous cas bien meilleurs que pour le végétal, et il n’y a pas concurrence avec l’agriculture. La souplesse d’utilisation des HC, leur capacité à se stocker restent un gros avantage face au nucléaire.

  21. Bernard Says:

    Je suis absolument d’accord pour dire que le besoin énergétique de l’humanité ne pourra pas se contenter d’une production « artisanale » et locale d’énergie. On ne pourra,en aucun cas, se passer de production de mégawatt nucléaire.

    L’électricité étant le vecteur énergétique de choix malheureusement cette forme d’énergie n’est pas stockable pour les très grandes puissances. Pour cette raison, je pense que seulement le méthane ou l’hydrogène pourraient servir de vecteur complémentaire .Enfin, on ne pourra sans doute pas mailler la terre de fils à haute tension sur toute sa surface.

    Accélérer les recherches pour trouver le moyen de convertir avec de bons rendement l’énergie électrique en combustible transportable (pourquoi pas via le CO2?) me semble indispensable.

    Par exemple, il existe des études d’électrolyse du CO2 qui n’ont pas été poursuivies.
    Je n’ai plus les moyens de faire de la bibliographie et je vous laisse le soin de chercher des références dans ce domaine et de les discuter.

  22. Laurent Berthod Says:

    Monmon a écrit : « Entendu ce matin E.Leboucher se prévaloir d’avoir identifié avant tout le monde, dans le monde évidemment, les manquements à la rigueur du GIEC. Mais c’était pour réaffirmer aussitôt que la seule chose qui soit sûre dans le débat sur le climat, était que la terre se réchauffait à cause de l’activité humaine. Typique du raisonnement sectaire ».

    Moi aussi je l’ai entendu dans l’excellente émission « L’esprit public », de Philippe Meyer, l’une des plus intelligentes du paysage radiophonique, sur France Culture, tous les dimanche matin à 11 h 00.

    Éric Leboucher est dans l’ensemble loin d’être un esprit sectaire. C’est un journaliste économique assez peu doctrinaire, qui se veut plutôt réaliste et pragmatique. Simplement, sur le climat, sujet qui n’est pas de sa spécialité, il écoute un peu trop les journalistes, ne prend pas assez de recul et manque de rigueur intellectuelle, ne tirant pas toutes les conclusions qu’il devrait tirer de son analyse critique du Giec : il est conduit aux conclusions susdites parce qu’il pense que c’est ce que pensent tous les scientifiques, or, qui a fait croire cela ? Le Giec !

    Plutôt que le signe du sectarisme d’Éric Boucher, c’est le signe de la puissance de frappe du message médiatique de ses confrères militants, incultes, nuisibles et indignes de la profession de journaliste, type Huet, Kempf et Foucart.

  23. the fritz Says:

    Terrible de croire que le CO2 va être une source d’énergie alors que c’est le sous produit , le stade final de toute production d’énergie à partir de produits carbonés

    Et pour le pétrole abiotique, il faut arrêter de rêver; à 50 à 100km de profondeur, il n’y a plus que du graphite ou des diamants

    Croyez moi , dans 100 ans, c’est le nucléaire ou la débrouille

  24. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Bernard dit : « Je suis absolument d’accord pour dire que le besoin énergétique de l’humanité ne pourra pas se contenter d’une production « artisanale » et locale d’énergie. On ne pourra,en aucun cas, se passer de production de mégawatt nucléaire. »…
    Et l’hydro-électricité c’est une production artisanale ? Le Limousin par exemple produit avec ses barrages de l’électricité qui est mise sur le réseau et donc consommée localement en priorité : il n’y a pas de centrale nucléaire ici ! Vous allez me dire que c’est artisanal par rapport à lé Région Parisienne, bon, mais tout est relatif. Et vous savez bien que l’électricité n’est pas bien transformée en chaleur, et qu’il est plus rentable de créer de la chaleur directement plutôt qu’en passant par l’électricité. Les véhicules de toute sorte, des pétrolettes aux sondes Voyager ou New Horizons se servent de carburant liquide ou gazeux, pas d’électricité et si fusion nucléaire il y aura, elle sera produite in situ. ex : »Un moteur de type VASIMR nécessite une masse de carburant environ 20 fois moindre que celle d’un moteur classique à ergols, pour le même voyage (interplanétaire). Encore mieux, un moteur de type collecteur Bussard utiliserait zéro carburant embarqué, collectant l’hydrogène présent dans l’espace afin de le comprimer et de servir de carburant à un statoréacteur.
    Le vaisseau l’utiliserait dans une réaction de fusion nucléaire et expulserait l’hélium résultant. Comme le carburant serait collecté en route au fur et à mesure, le vaisseau pourrait théoriquement accélérer jusqu’à une vitesse proche de celle de la lumière. »… (piqué sur ovnis-usa du 9 mars).
    Tout ça pour dire que les recherches en cours et à venir vont trouver de nouveaux moyens pour propulser, chauffer, éclairer, faire marcher des machines qui ne seront ni du pétrole qui finira par manquer un jour, ni de gaz de type butane pour la même raison, ni non plus forcément de type électricité nucléaire de gros calibre. Quant à renoncer à produire localement dans de petites unités comme pour la méthanisation, c’est se lier les mains sur des grosses unités stratégiquement et politiquement fragiles; le problème de l’entretien et de la reconversion des centrales nucléaires n’est pas moins inquiétant. Mais encore, êtes-vous certains que le titre de cette page était : qui veut gagner des kilowatts/heure ?

  25. Murps Says:

    @monmon
    De quelle industrialisation de la production d’énergie parlez vous donc ?
    Pas de la production à partir d’algues ou de synthèse chlorophyllienne tout de même ?
    Car il y a une chose contre laquelle toute l’inventivité de l’homme ne peut absolument rien : les deux principes de la thermodynamique.

    Et les ordres de grandeurs que j’ai cité plus haut en sont l’illustration.
    De la même façon, 1m2 de panneau solaire ne peur recevoir que 1400 W dans le cas extrême le plus favorable, le plus souvent 200 à 300 W.
    Une éolienne est limitée par la l’énergie que lui propose le vent puis par la limite de Betz.
    Vous pouvez mettre toute la technologie que vous voulez dans ces dispositifs, ils ne produiront pas plus que ce que la nature leur fournit comme énergie. -> premier principe.

    Egalement, si vous pensez transformer le CO2 en chlorophylle puis en sucres, ramasser le tout et le valoriser pour obtenir une énergie abondante et pas chère, je pense que vous vous leurrez.
    Le rendement de la photosynthèse doit être à peine proche du « pour cent », autant dire rien. Cette énergie d’origine photochimique est « dégradée » au sens thermodynamique du terme : basses températures, basses densités d’énergies, entropies élevées. -> deuxième principe.

    Et avez vous pensé à la quantité d’eau nécessaire pour les cultures ? les engrais ? et que mangera-t-on ?

    On ne peut pas balayer d’un revers de main les lois de la nature, on est pas en politique.
    Et ce n’est pas une question d’argent ou de moyens : c’est impossible de faire mieux que les moyens classiques que sont hydrocarbures et nucléaire.

    Cordialement,
    Murps

    PS : delenda Giec

  26. Clem Says:

    Cela fait des années que Le Monde s’est écarté de ce qu’il prétend être et ce qu’il a été.
    C’est triste…

  27. araucan Says:

    @murps,
    La photosynthèse fabrique des sucres (avec la chlorophylle comme catalyseur, en simplifiant beaucoup…).
    La photosynthèse utilise 1% de l’énergie incidente (végétaux). Pour le phytoplancton, je ne sais pas mais certainement pas plus.
    Pour la production de biomasse, on peut optimiser la production : on l’a fait en agriculture mais cela nécessite des engrais, de l’amélioration génétique, des pesticides (cf le rendement en blé passé de 10/20 qt/ha au XIX siècle à 50-75 qt/ha à la fin du XXième siècle).
    C’est faisable aussi (en partie) pour des arbres : d’ailleurs, l’augmentation de CO2 y pourvoit en partie. Et on doit pouvoir le faire avec des algues d’autant mieux que l’on pourra contrôler tous les paramètres (en fermenteur par exemple mais là aussi avec des problèmes spécifiques).
    Mais même avec tout cela, cela ne suffit pas.

    D’une manière générale, les énergies dites renouvelables apparaissent comme le disait un commentateur, plutôt comme des énergies complémentaires (sauf pour l’hydroélectricité) pour le moment du pétrole, du gaz et du charbon. Ce qui ne veut pas dire qu’on en peut pas faire de gros progrès dessus, mais dans les limites physiques ou biologiques ! Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas les utiliser (cf le bois de chauffage en France, qui reste fort utilisé dans les campagnes en principal ou complémentaire), mais estimer raisonnablement leur contribution aux besoins sans oublier les économies d’énergie.
    J’ai habité sur une île qui a une éolienne, mais il faut tout de même un groupe électrogène (pics de consommation et baisses de vent) et de l’essence pour les voitures !

  28. Murps Says:

    @araucan
    J’abonde dans votre sens.
    A part l’hydroélectrique qui fournit beaucoup pour pas cher, l’éolien, le voltaïque et la biomasse resteront des énergies coûteuses, peu abondantes et peu souples contrairement à ce qu’on nous raconte.

    Elles ne sont utiles que dans des configurations bien précises (lieux isolés, pays sans infrastructures, systèmes de secours ou d’appoint…).
    Et tous les développements technologiques du monde ne permettront pas de les rendre rentables.
    C’est pas « Le Monde » qui écrira ce genre de trucs.

    Cordialement,
    Murps

    PS : delenda Giec.

  29. monmon Says:

    @murps
    Quelle vitalité dans votre argumentation! Vous êtes bien le fruit de cette energie nucléaire dégradée que représente le rayonnement solaire et que la vie a su utiliser pour se développer depuis 3 milliards d’années
    Comme le dit Auracan la chlorophylle n’est qu’un cathalyseur très efficace qui nous stocke gratuitement cette énergie sous forme d’hydrocarbures a partir du CO2.
    Je pense qu’on peut optimiser ce processus en utilisant des circuits fermés d’eau optimisés en CO2 engrais etc. Des travaux sont en cours en Californie ou en France.
    Ce sont ces mêmes processus qui se développent naturellement épisodiquement ou saisonièrement ( eutrophisation des lacs par les algues par exemple) au cours du temps et génèrent en s’enfouissant le pétrole dont nous ne produisons en fait qu’une infime partie.
    Rien n’est gagné encore mais l’agriculture non plus ne s’est pas faite en 20 ans. La providence que représente l’arrosage gratuit des sols par la pluie ne nous empèche pas d’améliorer le processus par de l’irrigation.
    Je pense que malgrè sa puissance incomparable le nucléaire aura toujours du mal à être rentable surtout en incluant les investissements la sécurité et la réhabilitation des sites, face à des produits naturels quasiment gratuits.

  30. Murps Says:

    « Quelle vitalité dans votre argumentation! Vous êtes bien le fruit de cette energie nucléaire dégradée que représente le rayonnement solaire et que la vie a su utiliser pour se développer depuis 3 milliards d’années » dites vous.

    Je ne comprends pas le sens de votre phrase.
    Quand j’utilise le terme « énergie dégradée », cela désigne quelque chose de précis. Ce n’est pas une figure de style mais un terme technique.
    Il désigne le fait que 1 litre d’eau passant de 50 °C à 100 °C représente la même énergie que 1000 L s’échauffant d’un 1/2 degré.
    Du point de vue du premier principe, l’énergie est la même.
    Du point de vue pratique, conséquence du deuxième principe, l’énergie des 1000 L d’eau est inutilisable car trop diluée.
    C’est en cela que ces énergies comme le solaire et l’éolien sont « dégradées » : leur utilisation se traduit par des rendements thermodynamiques très faibles.

    « Je pense que malgrè sa puissance incomparable le nucléaire aura toujours du mal à être rentable surtout en incluant les investissements la sécurité et la réhabilitation des sites, face à des produits naturels quasiment gratuits. »

    Je n’argumente pas « avec passion ».
    Vous mettez la discussion sur le plan émotif, avec des impressions et des à priori politiques. Je vous assure que les principes de la thermodynamique ne sont pas négociables, même en table ronde à l’ONU.
    Quant au nucléaire, que je sache, EdF n’est pas une entreprise philanthropique et si il y avait d’autres moyens de produire du Kwh bon marché, il y a belle lurette qu’elle l’aurait fait.
    A part le charbon, le nucléaire est le moyen le plus économique et le plus efficace pour produire beaucoup pour pas très cher, et cela malgré le prix élevé des centrales.
    Il ne faut pas voir que le prix des infrastructures, ce qui compte c’est 1g dU235 = 1 000 000 W par jours.
    Ne me croyez pas marié avec le nucléaire, je m’en fiche, ce qui compte c’est la solution technique.

    La « providence » peut arroser tant qu’elle veut gratuitement les champs les forêts, ça ne change rien au fait que les énergies récupérables sont extrêmement faibles du point de vue pratique.
    D’autre part, je vous signale qu’un catalyseur ne « stocke pas » et que l’Uranium, c’est naturel.

    Cordialement,
    Murps

    Delenda Giec ! 😉

  31. François Says:

    Une mise en perspective des enjeux énergétiques.

    La conso mondiale d’énergie est de 12 000 MTep/an dont environ 10 000 pour les seules énergies fossiles (gaz, pétrole charbon) Les 2 000 autres sont les ENR et le nucléaire. Dans la part ENR, il y a l’hydraulique essentiellement à 80 % par les barrages.

    Alors quand bien même dans un effort colossal on augmente cette part ENR à mettons 4 000 MTep/an d’ici 2050 par l’intermédiaire de tous les procédés décrits dans les commentaires ci-dessus. Il restera encore 8 000 MTep/an à fournir en considérant bien sûr qu’à partir d’aujourd’hui les besoins en énergies se stabilisent (actuellement 2 à 3 %/an de croissance des besoins, ils correspondent grosso modo à l’augmentation du PIB mondial).

    Où l’on voit que nous sommes encore loin d’en avoir fini avec le pétrole réchauffement ou pas.

  32. dm75 Says:

    @ Laurent Berthod

    Petit complément concernant Eric Le Boucher.
    Il a publié un papier dans « Les Echos » daté 20-21 novembre 2009 au sujet de l’urgence de réinvestir dans l’agriculture, où il a écrit que « le défi n’est
    pas du tout comme pour le climat, où manquent le consensus politique, les
    technologies, l’économie générale et, malgré la profusion de films
    d’horreur comme celui d’Al Gore, la crédibilité du projet auprès des
    opinions publiques. »
    Cela semblait traduire une certaine lucidité.

  33. scaletrans Says:

    Il m’intéresserait de savoir si la production pour la consommation individuelle AVEC STOCKAGE pourrait déboucher un jour. L’impossibilité de stocker de grandes quantités d’énergie électrique est un mur auquel on se heurtera toujours.

    @Murps
    La bonne syntaxe est, me semble-t-il, « delenda est Giec »
    Cordialement.

  34. JG2433 Says:

    @Murps
    [Digression « hors sujet »]

    J’y ai mis du temps… parce que mon latin, abandonné à l’issue de la classe de 4ème de lycée, ne m’a pas servi à grand chose…
    Néanmoins, je pense avoir compris votre citation latine.

    Delenda Giec ! : Il faut détruire le Giec !

    C’est bien ça ?
    Alors je suis d’accord avec vous !

  35. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    C’est bien Delenda est… Si Caton était sur ce blog, il se serait manifesté en latin correct, mais Murps fait du latin rome-antique…

  36. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Raté : j’oubliais le principal : oui, le principal problème de la production d’électricité est bien le transport et le stockage : beaucoup de pertes lors du transport : on dit que près de la moitié des Kw produits sont perdus en route, et le stockage sur lequel travaillent de nombreux labos : la pile à hydrogène est en bonne position pour stocker l’électricité, mais il y a encore pas mal de pb techniques à résoudre, les premiers arrivés auront fortune faite : cf sur mon blog, cliquez dans « Foire aux innovations » (colonne de droite) sur « Ceram Hyd », un essai de stockage par filtres céramiques ; d’autres technologies sont à l’étude partout dans le monde. Le jour où on stockera correctement on aura fait un grand pas !

  37. Manu95 Says:

    Il faut non seulement détruire le GIEC, mais il ne faudrait pas s’arrêter en si bon chemin : il faut aussi, à défaut de la supprimer complètement, museler fortement l’ONU qui a jusqu’à présent montré sa totale incapacité à régler les vrais problèmes.

    Delenda est Carthago http://fr.wikipedia.org/wiki/Delenda_est_Carthago

  38. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Ter. (le latin, c’est bien utile…) J’avais discuté il y a deux ans avec le promoteur de cette entreprise et nous étions convenus que l’usage combiné des différents modes de production d’électricité était souhaitable, combiné aussi avec le stockage sur place (pardon : in situ) permettant son usage différé : exemple : une unité de méthanisation qui accole une petite éolienne et des panneaux solaires, le tout permettant une production la moins cyclique possible, le tout flanqué de piles hydrogène, en petites unités réparties sur le territoire complèterait utilement, sinon remplacerait, les modes de prod actuels : cela permettrait par exemple de ne pas souffrir de coupures comme à chaque tempête ou à amortir les pics qui nécessitent à l’heure actuelle en France l’importation massive d’électricité provenant du charbon de l’étranger, la France ayant abandonné depuis longtemps les centrales à charbon !

  39. Murps Says:

    j’ignorais que la syntaxe de cette vieille locution latine était à ce point discutée.
    Apparemment ce serait plutôt « delenda Giec est », mais je n’ai jamais fait de latin sinon en 5eme.

    Dites Patrick, je ne vous empêche pas d’installer votre unité de méthanisation couplée à des panneaux photovoltaïques et des piles à combustible chez vous. D’ailleurs je vous garantis que ça marche !
    Quant à savoir si ce sera rentable et vous fournira l’autonomie, je vous garantis que non.
    Alors que vous l’installiez à vos frais pour vous faire plaisir, grand bien vous fasse, mais que vous nous l’imposiez par la loi ou par des subventions, là , politiquement je vote non.

    D’autre part, je me fiche de savoir l’origine de l’électricité, l’essentiel est de l’avoir bon marché. Pour s’en soucier, il faut être convaincu que le charbon pollue et réchauffe l’atmosphère par son CO2 de combustion, et ça, je n’y crois pas.

    Cordialement
    Murps

  40. Marot Says:

    Que non, il y a une bonne quarantaine de centrales à charbon en France.

  41. dm75 Says:

    Je me sens obligé de chercher dans mes vieux souvenirs.
    Carthago delenda est : énoncé « plat ».
    Delenda est Carthago : énoncé avec insistance, émotion,…

    Et delendum est GIEC : le genre neutre suffit bien pour ce bidule.

  42. volauvent Says:

    @Patrick

    Quand on fait du nucléaire comme en France, et si on savait stocker, on résout le problème de la non flexibilité des centrales nucléaires, donc on n’a pas besoin des éoliennes et du solaire non plus.
    Le problème est différent si on choisit de ne pas faire du nucléaire; dans ce cas les éoliennes avec stockage économisent du fossile.
    Mais on est loin de savoir stocker, surtout il faut tenir compte du rendement de stockage également. Le seul stockage que l’on sait faire est le pompage dans les lacs supérieurs des barrages, mais il est déjà optimisé complètement par les électriciens, on ne peut guère gagner plus. En outre les écolos ne veulent plus des barrages…
    En France, avec de l’éolien dépassant 5% de la capacité du réseau, on émet plus de CO2 que sans éolien car son intermittence devient significative dans les problèmes de bilan du réseau et oblige à démarrer plus de centrales fossiles « en attente » pour pallier à de brusques manques de vent. Et contrairement à ce qui est dit par les partisans de l’éolien, il n’y a pas vraiment foisonnement de la capacité effective sur toute la France pour deux raisons:
    – quand il y a du vent il y en a partout et vice versa
    – si on a du vent au nord, et que les besoins sont au sud, on ne peut pas équilibrer sur ces distances.

    Pour le GIEC, c’est bien delenda est Carthagiec la bonne syntaxe.

  43. Laurent Berthod Says:

    En français Giec est masculin. La bonne forme est donc : Giec delendus est. Bon, évidemment en latin je ne sais si Giec est masculin, féminin ou neutre ! Dans cette troisième hypothèse ce serait : Giec delendum est.

  44. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    moi j’aurais mis Delenda est Gieco, au datif.

  45. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Pardon, j’ai dit une connerie, c’est le sujet : nominatif, donc Giecus !

  46. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Le neutre correspond mieux effectivement ! Donc, une fois gravé dans le marbre au fronton du Temple de la Science, il sera inscrit : DELENDVMESTGIECVM

  47. Laurent Berthod Says:

    DELENDVMESTGIECVM

    C’est exactement ça, c’est parfait !

  48. scaletrans Says:

    @Laurent Berthod
    DELENDVMESTGIECVM ! Je propose d’en faire une bannière.

  49. monmon Says:

    @ murps
    Je suis d’accord que les grands principes nous montrent que la vie est une énergie dégradée de l’énergie solaire.
    Mais cette énergie n’est-elle pas suffisante pour que l’on puisse en dégager suffisament d’enthalpie libre pour développer agréablement notre modeste communauté?
    L’expérience des 35 dernières années montrent que le nucléaire bien sûr naturel et très performant reste peu compétitif face au vital stockable et renouvelable qui demeure une solution à explorer et à développer.
    « Et ceterum censeo GIEC esse delendam ».
    Cordialement

  50. Pierrel Says:

    DELENDVMESTGIECUM
    C’est pas mal. J’adhère.
    Et puisque la Russie a acheté le siège de Météo France, je vous en propose un autre:
    Скептики всех стран, соединитесь!
    (Sceptiques de tous les pays, unissez-vous!)

  51. dm75 Says:

    @ Pierrel

    Si ma mémoire est bonne, pour les prolétaires le verbe à l’impératif est l’imperfectif. Pour les sceptiques, avec le perfectif c’est encore plus impérieux!

  52. Murps Says:

    @monmon
    « Je suis d’accord que les grands principes nous montrent que la vie est une énergie dégradée de l’énergie solaire. »
    Je n’ai pas dit cela et je ne pratique que très mal la philosophie.
    En clair, la vie est une chose et l’énergie en est une autre.

    « Mais cette énergie n’est-elle pas suffisante pour que l’on puisse en dégager suffisament d’enthalpie libre pour développer agréablement notre modeste communauté? »
    Non, elle n’est pas suffisante.
    Depuis le temps qu’on nous bassine avec ces énergies renouvelables, si c’était si efficace, on s’y serait tous mis.

    « L’expérience des 35 dernières années montrent que le nucléaire bien sûr naturel et très performant reste peu compétitif face au vital stockable et renouvelable qui demeure une solution à explorer et à développer. »

    Le « vital stockable et renouvelable » n’est pas une énergie.
    Je ne raisonne pas en termes politiques, mais en termes purement techniques, avec des références concrètes et précises, pas des concepts intellectuels.
    Le charbon est encore plus performant que le nucléaire en terme de rapport qualité/prix. Il faut juste en avoir beaucoup, ce qui n’est pas le cas de la France.
    Le Kwh produit par des « énergies renouvelables » est hors de prix, à part l’hydraulique.

    Vous pouvez croire en ces chimères, mais de grâce, ne nous les imposez pas avec des arguments scientifiques ou moraux comme on nous le fait depuis 20 ans.

    Cordialement,
    Murps

    DELENDVMESTGIECUM

  53. Pierrel Says:

    @ dm75
    Il m’a semblé que « соединяйтесь » n’était pas en accord avec « delendum est giecum ».
    Content de trouver un russophone.
    @ tout le monde,
    oui, oui, rassurez-vous, nous arrêtons de détourner le débat vers la liguistique comparée…

  54. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Tu quoque Monmon ?!
    Marot : ah, bon , et où prend-on le charbon si les mines françaises sont stoppées ? On l’achemine de l’étranger, comme l’uranium ?
    Murps, vous dites : « D’autre part, je me fiche de savoir l’origine de l’électricité, l’essentiel est de l’avoir bon marché. Pour s’en soucier, il faut être convaincu que le charbon pollue et réchauffe l’atmosphère par son CO2 de combustion, et ça, je n’y crois pas. » On peut s’en soucier pour plein d’autres raisons, géopolitiques, sanitaires (les mines de charbon tuent beaucoup de mineurs) et on peut quand même, j’y reviens mais on ne s’en débarrassera d’un trait de plume, se demander combien de réserves sont accessibles, pour combien de temps : et après ? Il faudra bien avoir trouvé autre chose, et je dirais même si c’est plus cher !

  55. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Et pendant ce temps-là, « le Monde » se moque toujours du monde !

  56. Argus Says:

    @pierrel
    C’est la transposition post moderne de
    proleitarii vciekh stran soiedinaitess

    (Je ne sais pas l’écrire avec un clavier)

    Prolétaire de tous les pays, unissez vous !

    Do svidanya, Droug moï !

  57. Murps Says:

    C’est vrai que le nucléaire est moins dangereux que l’exploitation du charbon.
    Par contre les réserves sont gigantesques, aussi.

    Sinon, vous avez vu ? Apparemment Le Monde a corrigé son tir.

    DELENDVMESTGIECUM

  58. araucan Says:

    Rajouté dans glané dans les actualités. Mais je dois avouer que vu les explications données, c’est pour le moins cryptique et l’on a envie de lire l’article en entier. On se demande aussi quelle est l’influence de ce cycle (qui est resté froid jusqu’à la fin des années 90) sur le climat de l’Europe occidentale.
    Mais bon, c’est un début … ne crachons pas dessus !

  59. jipebe29 Says:

    Bonjour,
    Voici un courriel que j’ai envoyé à la médiatrice (non mathématique…) du Monde, suite à son dernier article « lénifiant » qui tentait de minimiser les dérapages de ce journal.
    De : Jean-Pierre Bardinet
    Date : 14/03/2010 02:22:39
    A : Véronique Maurus – Médiateur du Monde
    Sujet : article du climatologue Marcel Leroux

    Bonjour,

    Il y a encore quelques mois, je croyais dur comme fer aux bienfaits du protocole de Kyoto et au rôle néfaste du C02 anthropique. Mais, horripilé par ce que nous martelaient tous les médias, les politiques et les écologistes politiques, je me suis renseigné, ainsi que mes frères et soeurs. Nous avons débattu entre nous et nos positions ont vite évolué, d’autant que les médias nous sortaient des inepties (notamment France 5, France2 et TF1).

    En très peu de temps, le doute est apparu, puis la confiance que je portais au GIEC a disparu (ceci avant le ClimateGate).

    Un exemple des discours incohérents des « réchauffistes », qui m’échauffent les oreilles :

    1) Quand il fait chaud, même sur une zone restreinte, même si la durée de la période de chaleur est brève, les « réchauffistes » clament urbi et orbi que c’est une preuve indéniable du RCA (Réchauffement Climatique Anthropique). Quand il fait froid, sur des zones étendues (USA, Europe, Asie), et pendant plusieurs mois, les réchauffistes disent qu’il ne s’agit que d’un phénomène météorologique aléatoire et que cela ne remet nullement en cause le dogme du RCA…. Donc, deux poids, deux mesures…

    2) Quand le GIEC commet des fautes graves, sciemment, car validées en réunions plénières, (HimalayaGate, MalariaGate, AmazonGate, NederlandGate, AfricaGate, SealevelGate, AntarcticGate, TemperaturesGate, HurricaneGate,…) les réchauffistes disent que ce ne sont que de petites erreurs mineures, voire des erreurs typographiques. Mais, quand un scientifique ou un groupe de scientifiques a la malheur de sortir des résultats qui mettent à mal le paradigme du RCA; alors là les loups se mettent à hurler et à démolir ces travaux, voire à mener de dures attaques « ad hominem ».
    Là encore, deux poids, deux mesures…

    Je vous joins un article fort instructif du regretté Marcel Leroux, grand climatologue français, dans la revue Fusion n°95, mars -avril 2003, à une époque où seuls les milieux scientifiques débattaient des problèmes de climat.

    Vous trouverez également une vidéo de ML sur DailyMotion (entrez Marcel Leroux). Il y dit notamment ceci :
    « Le CO2 ? Oui, si son taux augmente, cela sera bon pour la végétation » et : « l’histoire du climat terrestre nous montre que tout changement climatique a été suivi d’un changement du taux de CO2, avec un retard de 800 ans à 4.000 ans. Je ne vois pas pourquoi cela changerait de nos jours, et cette histoire de réchauffement climatique ayant pour origine le CO2 est une ânerie ».

    ML était un climatologue réputé, ayant une bonne connaissance des mécanismes climatiques et il en parle dans son article tels qu’ils étaient connus en 2003. Ses connaissances pointues lui ont permis de relever les incohérences et les erreurs grossières des rapports du GIEC. Il rejoint en cela les dires de Claude Allègre sur les insuffisances des modèles climatiques, qui ne prennent pas en compte des faits connus des experts en climatologie, ou qui intègrent des paramètres non vérifiés par les faits.

    Voici les questions que je me suis posées:

    Je suis surpris que, dès le début des travaux du GIEC, la théorie d’Arrhénius sur l’effet de serre du CO2 atmosphérique (1896) ait été reprise comme étant indiscutable. Je rappelle que cette théorie avait été,à l’époque, fort critiquée par les physiciens et était tombée dans l’oubli. Elle est ressortie dans les années 60 et a été reprise en l’état par le GIEC.

    Question 1: Comment fonctionne exactement l’effet de serre dans le milieu confiné d’une serre ? Ceci a-t-il fait l’objet de travaux préalables?

    Question 2 : Peut-on extrapoler à toute la planète cet effet de serre en milieu confiné?

    Question 3 : Selon le second principe de la thermodynamique, les transferts de chaleurs se font toujours des corps chauds vers les corps froids. Donc comment le CO2 atmosphérique, d’autant plus froid qu’il est en altitude, , ayant absorbé des IR réémis par le sol, pourrait-il renvoyer sur la terre, plus chaude, de la chaleur sous forme d’IR? Donc le modèle radiatif du GIEC est-il crédible?

    Question 4 : la température est une grandeur physique intensive. Cela signifie que sommer ou moyenner des températures n’a aucun sens. Pourquoi alors le GIEC a-t-il travaillé sur une température moyenne, ce qui a permis de générer la courbe en crosse de hockey de Mann, pierre angulaire du SPM et reprise sans état d’âme par les médias, les politiques et les écolos (qui, pour une fois, se sont rangés du côté de la science)?

    Question 5 : en principe, les procédures du GIEC sont rigoureuses. Or, dans plusieurs cas, les sources retenues ne sont pas crédibles,ou les données brutes sont « arrangées » ce qui a généré les fameux XXXGates : HimalayaGate, MalariaGate, AmazonGate, NederlandGate, AfricaGate, AntarcticGate, TemperaturesGate, HurricaneGate, …Tout ceci a fortement décrédibilisé l’ensemble des travaux du GIEC.

    Question 6: Pourquoi tant d’arrogance et de mépris de la part de R. Pachauri, qui traite les travaux des climatologues indiens de « science vaudou » et ceux de Svensmark de « risibles »?

    Question 7 : Pourquoi les modèles du GIEC ne permettent-ils pas d’expliquer l’Optimum Médiéval, et pourquoi le GIEC a-t-il tenté de le faire disparaître de ses graphiques de température? Quand des modèles ne concordent pas avec des faits passés, ils sont à revoir.

    Question 8 : Pourquoi, dans l’introduction aux statuts du GIEC, l’UNEP a-t-il précisé de travailler sur le changement climatique anthropique et ses implications? S’il avait demandé de travailler sur le climat et ses perspectives d’évolution, cela n’aurait-il pas été plus correct?

    Question 9 : Le Parlement anglais a lancé une enquête sur le CRU et les pratiques de certains membres du GIEC. L’IOP (Institute of Physics), éminente société savante britannique, a fait parvenir une contribution extrêmement critique à cette enquête, avec le langage policé des anglais. Lien : http://www.publications.parliament.uk/pa/cm200910/cmselect/cmsctech/memo/climatedata/uc3902.htm

    Quel est votre avis sur ce texte très critique?

    10. Nous avons subi, depuis plusieurs mois, une terrible désinformation et une omerta quasi totale concernant les critiques de scientifiques renommés et reconnus (R. Lindzen, V. Courtillot, Miskolczi, Svensmark, Gerlich et Tscheuschner, …) et le projet CLOUD n’a jamais été cité par un média français. Les impies qui ont osé émettre des critiques ont fait l’objet d’attaques ad hominem et marginalisés. Nous le voyons bien avec le livre de Claude Allègre, qui a un énorme succès en librairie, et qui est attaqué de toutes parts, comme son auteur qui est jugé, avec mépris, incompétent en climatologie. Si CA est incompétent, que dire de la compétence Pdt du GIEC, qui est ingénieur en chemins de fer et diplômé en économie, ce qui est au demeurant fort honorable ? Et que dire des compétences de N. Hulot, de YAB et d’Al Gore? Soyons sérieux!….

    11. Contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, majorité n’est pas nécessairement vérité (et, bien sûr, minorité non plus). Mais la science ne progresse pas en fonction des consensus. Souvenons-nous des paradigmes de l’éther et du temps absolu, à la fin du 18ème siècle, balayés par Einstein, un parfait minoritaire (il a du reste subi de féroces attaques pendant plusieurs années). Et quand on nous affirme que « la science a tranché: il n’y a plus de débat possible », je suis consterné, car cette attitude est la négation même de la science. J’estime donc qu’il est sain qu’il y ait débat et confrontation d’idées, et le GIEC doit l’accepter et se remettre en question. Et l’ONU, l’UNEP et les gouvernements aussi. Quand je lis que JL Borloo traite avec mépris les climato-sceptiques de « climato-cyniques », je trouve cela lamentable….Et quand Ban Ki Moon demande aux gouvernements de tout faire pour décrédibiliser les climato-sceptiques, on comprend que toute cette affaire est un dogme que nul ne peut critiquer sans être traité d’impie et de mécréant.

    Et quand le Monde dit qu’il croit au RCA (Réchauffement Climatique Anthropique), c’est une affirmation basée sur une foi aveugle en ce dogme. C’est une profession de foi en cette nouvelle religion, et ceci n’est pas digne de votre journal. Vous ne pouvez pas en même temps critiquer les impies, leur donner la parole, et affirmer votre croyance. Vous devez avoir une position objective et neutre, en laissant s’exprimer divers avis. Car si vous affirmez votre conviction, toutes vos critiques sont sujettes à caution, d’où les réactions vives des internautes, ce qui est bien compréhensible….

    12. Aspects structuraux
    Le Grand Machin Onusien, via son bras armé l’UNEP, impose que les travaux du GIEC ne s’occupent que du Changement Climatique ANTHROPIQUE.
    Le résumé pour les décideurs (SPM) est revu et validé par les gouvernements, puis publié, et le rapport scientifique doit alors s’aligner sur les amendements des gouvernements avant publication. Une telle procédure est inacceptable, car elle ne produit que de la pseudo-science qui n’a plus crédibilité. Et les gouvernements, comme les médias, se basent sur ce SPM qui ne reflète plus les doutes, les interrogations et les nuances que l’on peut trouver dans les rapports scientifiques. D’où les prises de position dures et intransigeantes, et le refus du dialogue jusqu’à ces tous dernier temps.

    Conclusion : j’ai l’intime conviction que, dans l’état actuel de nos connaissances sur les mécanismes complexes du climat, nous sommes incapables de faire des projections fiables sur plusieurs décennies. C’est l’un des principaux reproches que je ferais au GIEC, qui affirme péremptoirement (dans le SPM, pas dans le rapport scientifique, qui est plus mesuré) que nous allons, à cause du CO2 anthropique, vers des cataclysmes épouvantables. Et ceci sur la base de modèles et d’hypothèses non vérifiées, comme la rétroaction positive. Dépenser des sommes folles pour ces projections non crédibles, n’est-ce pas absurde? Et ces sommes ne pourront être utilisées pour traiter des problèmes actuels, qui, eux, sont bien réels. Où est passé l’esprit du Siècle des Lumières? Carbonisé par le RCA?

    J’espère que ma prose vous sera de quelque utilité dans vos réflexions.

    Bien cordialement

    Kenavo

    Jean-Pierre Bardinet

    Addendum

    Lors de Copenhague, j’ai rédigé cette petite historiette sous forme de pamphlet.

    Notre belle planète est victime d’une épidémie bien plus grave que la grippe A : le virus Copenhagus.

    Ce virus s’attaque aux esprits des humains et leur fait perdre tout bon sens. Il leur ôte tout esprit critique et les persuade que le prétendu Réchauffement Climatique est à 100% d’origine anthropogénique. Il les amène à clouer au pilori toute personne qui oserait émettre le moindre doute sur le RCA, sans toutefois aller jusqu’à la brûler en place publique (pour le moment…).

    Ce virus a des effets modulés en fonction des catégories d’individus. Il est particulièrement nocif pour les hommes politiques de tout pays, et tout particulièrement au pays du siècle des Lumières, notre doux pays de France. Nous avons pu y constater plusieurs mutations particulièrement graves : le Copenhagus Sarkozus, le Copenhagus Borloosus, le Copenhagus ecologicus (avec ses variantes Copenhagus Cohnus Benditus, Copenhagus Arthus Bertrandus et Copenhagus Hulotus), et le Copenhagus mediatus, ainsi que, aux USA, le Copenhagus Algorius…. L’action du virus Copenhagus est durable dans le temps, mais nous ignorons toutefois quelle pourrait être la durée de ses effets. Il semblerait toutefois, selon les derniers travaux menés par des personnes non encore contaminées, que cette épidémie pourrait se résorber dans les prochaines années, la résorption étant de la forme e^λ∆T , ∆T étant la diminution prévisible des températures, et λ étant un facteur correctif positif en corrélation avec l’épaisseur des glaces aux pôles. Mais nous devrons rester vigilants, car si ∆T devait évoluer positivement, nous risquerions un emballement incontrôlé de l’épidémie et de sa gravité, avec des conséquences cataclysmiques pour l’humanité….

    Affaire à suivre ….

    Fin de mon commentaire.
    Je vais acheter votre livre, dont on m’a dit le plus grand bien. Et je continue pugnacement à faire des commentaires pertinents (j’espère) dans les principaux journaux nationaux.

    Bien cordialement
    « climato-sceptiquement vôtre »
    JPB

  60. jipebe29 Says:

    @Patrick Bousquet De Rouvex
    Plutôt que d’écrire « connerie », ce qui n’est pas fort élégant, je propose le joli mot belge « carabistouille », qui a quand même plus de classe, et dont le contenu sémantique est identique….
    Cordialement

    Kenavo

  61. JG2433 Says:

    jipebe29 – 16 mars 2010 à 00:41

    « J’espère que ma prose vous sera de quelque utilité dans vos réflexions. »

    Oui, en effet, elle le sera, pour ce qui est de ma modeste personne, qui cherche à comprendre, et qui ne se satisfait pas de science fausse, d’arguments d’autorité encore moins de fausse-science.

    Votre exposé résume parfaitement les raisons d’être du climato-scepticisme.

  62. Greg Says:

    Pour reprendre ce qui a été dit en commentaire juste avant sur les énergies, n’en déplaise a certain, l’avenir est et a toujours été le nucléaire quoi qu’on en dise, le pire c’est que cela aurait du être le présent si les écolo avais pas flingué notre avenir :

    – Superphenix vous vous en souvenez ? (Creys-Mallvile)

    Ce projet a été annulé par les Verts alors qu’il devenait rentable (il faut un taux de disponibilité de 46% pour être rentable, la dernier année il a tourné a 90% soit plus que n’importe quel réacteur « commerciale » alors que c’étais un prototype )
    Sa puissance est la même qu’un réacteur normal mais il consomme qu’une tonne de plutonium par an, contre 27T/an d’uranium pour un EPR
    Il peut produire plus de plutonium qu’il en consomme (transforme l’uranium en plutonium puis consommation du plutonium) mais peut aussi consommer plus de plutonium (réduction de la quantité de plutonium militaire par exemple)
    Il peut aussi utiliser du MOX
    Il produit des déchets moins toxiques qu’un EPR (une partie des déchets a vie longue est transmuter en déchets a vie courte, la central a été arrêter pendant ces études)

    A l’époque on pensait les réserve d’uranium plus faible qu’elle l’était, le plutonium était la solution la plus économique (moindre quantité nécessaire/prix tonne de l’uranium VS plutonium) je ne sais pas si c’est toujours le cas aujourd’hui.

    Le plus gros défaut est la sécurité avec l’utilisation de sodium liquide dans le circuit de refroidissement (s’enflamme spontanément au contact de l’air, et explose au contact de l’eau le tout en dégageant de l’hydrogène, ça fait de joli feu d’artifice en perspective)

    Une réduction des coûts de production et des déchets a durée de vie plus réduite (enfin faut pas rêver, c’est pas 100ans non plus), d’un points de vu sécurité, toutes les centrales nucléaires comportent des risques, et les mesures de sécurité des centrales utilisant le sodium auraient été plus drastique, et comme on dit (enfin moi en tout cas), quand une central nucléaire pete, ça pete fort dans tout les cas et quelque soit sont type !

    -I.T.E.R. certains connaissent (Cadarache) ?

    C’est le prototype de réacteur à fusion nucléaire a grande echelle

    La fusion, c’est comme la fission, mais en mieux :

    La fission n’a pas de risque d’emballement, il suffit de couper l’alimentation en combustible pour stopper la réaction en 1 minute donc aucun risque d’explosion/contamination a grande échelle, l’énergie libérer est nettement plus importante pour une même quantité de combustible. Les déchets radioactifs n’ont une durée de vie que d’une centaine d’année, et peuvent même être recyclés dans la centrale.
    Evidement, c’est la fin de l’uranium et du plutonium, donc d’un points de vu « politique » aucun risque de donné accès a cette technologie au tout les pays du monde (pas d’arme atomique possible avec les combustible ni avec la technologie utilisée)

    Défaut : coût de développement de cette technologie (nombreux défis à relever pour la rendre économiquement viable a grande échelle) j’ai peur que ça fasse comme Superphénix, trop chère à développer jusqu’à la fin, alors on abandonne le projet en chemin

    Certains disent que les coûts de développement d’ITER devraient être mis dans les énergies alternatives, genre solaire, mais j’ai quand même un doute sur le fait de pouvoir alimenter le Monde en énergie solaire, même en recouvrant toute la Terre de panneau solaire, alors que la fusion pourrait alimenter le monde entier pendant pas mal de temps !

    PS : j’ai lut un article où des scientifiques se posaient la question suivante :

    Etant donné que les panneaux photovoltaïques transforme l’énergie des rayons solaire en électricité, ces mêmes rayons ne participent pas au réchauffement de la terre (réchauffement du sol et tout ce qui s’ensuit) si on a trop de panneau solaire (genre de quoi alimenter tout le monde, comme en rêve les ecolo) on peut imaginer que la terre se refroidirait !!!

    Conclusion : les panneaux solaires enrayeront le réchauffement climatique non pas en réduisant les émissions de CO2 mais en réduisant le réchauffement du au rayonnement solaire et les ecolo pourront dire : vous voyez grâce a nos panneaux solaire on a enrayé le réchauffement climatique, merci qui ????

  63. Laurent Berthod Says:

    Il me semble qu’en vertu du deuxième principe de la thermodynamique l’énergie électrique issue du photovoltaïque finit par se dégrader en chaleur et ceci assez vite, car l’électricité n’est gère stockable (sauf à remonter de l’eau dans les barrages). Donc une généralisation du photovoltaïque ne devrait pas réduire la température de l’atmosphère (sauf effet indirect genre CO2 aquel je ne crois guère). Je me trompe ?

  64. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Laurent, je ne sais pas si l’électricité se dégrade en chaleur, mais le stockage en est monnaie courante, vous utilisez des piles et des batteries tous les jours. Simplement c’est un stockage imparfait, qui stocke relativement peu en quantité transportable : les voitures électriques (et les vélos) n’ont pas beaucoup d’autonomie. Les batteries utilisent des matières premières potentiellement polluantes et sont lourdes, grosses, coûteuses et peu durables : les progrès dont je parlais plus haut sont à ce niveau là : imaginons ce que seront les téléphones cellulaires et les ordi portables quand leurs batteries leur permettront de se balader sans avoir à se recharger pendant des mois ! Le photovoltaïque utilise des batteries quand il n’est pas relié au réseau, mais le coût est prohibitif.

  65. Bernard Says:

    Juste une remarque concernant la « stockabilié » de l’énergie électrique.

    Il y a deux problèmes (assez classiques) à surmonter

    Le premier concerne la capacité de stockage (en ampère heure). Les batteries et même les piles excitantes ne sont pas à la hauteur des puissances demandées couramment. Surtout si ces sources d’énergies doivent durer dans le temps (problème du vieillissement des piles).

    Le deuxième est que l’énergie électrique peut être fournie « d’un seul coup » (en un éclair) et qu’on ne sait pas encore vraiment la contenir même avec les super-condensateurs.

    Il y a pas mal de progrès à faire dans ce domaine!

  66. monmon Says:

    @murps
    Merci pour ces échanges.
    Pour info:« Et ceterum censeo GIEC esse delendam » est la phrase prononcée par Caton l’ancien à la fin de tous ses discours devant le sénat romain.
    L’histoire lui a donné raison, la pensée dualiste et magique que portait Carthage, en a pris un coup, mais elle sévit encore dans la tête de nombreux Sapiens comme au GIEC par exemple.
    Cordialement

  67. volauvent Says:

    @monmon

    on trouve les deux formules mais aucune ne semble avoir été validée d’époque.

    D.E.G

  68. the fritz Says:

    Juste une précision pour Greg, concernant sa malheureuse conclusion; l’énergie consommée par l’humanité représente le 1/10 000 de ce que nous envoie le Soleil

  69. monmon Says:

    @the fritz
    Merci pour ce chiffre éloquent. Peux-tu nous en donner les références.
    Cordialement.

  70. Greg Says:

    @the fritz

    D’accord sur l’énergie solaire « disponible », mais je pense surtout a l’énergie que nous sommes capable de récupérer sous forme utile, disons dans les 10 prochaines années, sans parler de l’alternance J/N (ironiquement quasiment tout les continents ont pour antipode un océan, le partage/distribution sera plus qu’un défis de plus) j’aimerais bien savoir qu’elle est la quantité d’énergie « renouvelable » disponible et viable économiquement parlent (coût de développement + exploitation) d’ici quelque années.

    Des panneaux spatiaux ne sons pas actuellement une solution, vu la difficulté (piles ?) pour amener l’énergie sur terre.
    J’avais vu un projet de miroir spatial devant alimenter une central solaire terrestre qui est rester au stade de « vu d’artiste ».

    Je ne hais pas les énergies renouvelables, mais surtout le business juteux qui s’installe autour et qui profite des « écolo-crédule » (les « PAC » équiper de résistance chauffante d’appoint me font rire, mais les gens qui s’en font installer une a 20k€ et qui habite dans le nord me font pleurer, c’est combien le rendement d’une PAC air/air (le truc a la mode) par –15 ? imaginer la puissance du compresseur pour récupérer les calories de cette aire ) enfin ceci est un autre débat.

    Tient au passage, si nous sommes capables d’utiliser la totalité de l’énergie disponible sur Terre nous serions plus une civilisation de type 0 c’est sympas ça.

  71. the fritz Says:

    Monmon,
    Tu dois trouver cela sur Manicore, sinon tu fais comme moi; tu prends la calculette et tu calcules
    J’ai refait ces calculs récemment pour comparer chaleur latente de fusion entre déglaciation holocène et probable fonte actuelle; il y a les chiffres dedans

    ; pour un volume équivalent à 120m de remontée du niveau marin , celle-ci vaut à peu de chose près 13723 x 10e21 joules ; l’énergie solaire annuelle captée au sol par la Terre entière vaut :
    2637 x 10e21 joules ;
    En supposant alors qu’on prélève un millième de cette chaleur pour faire fondre la glace de la dernière glaciation, il aura fallu : 13723 / 2,637 soit 5200 ans ce qui est tout à fait dans les ordres de grandeur retenu par les géologues du Quaternaire.
    Or la remontée du niveau marin pendant la déglaciation holocène était grossomodo 10 fois plus élevée que actuellement; 120 m en 5200 ans cela donne 2,3 cm / an à comparer au 2mm par an en moyenne pour le dernier siècle. Il faudrait donc prélever un dix millième du rayonnement solaire annuel pour expliquer cette remontée du niveau de la mer, ou trouver un déstockage d’énergie équivalent, si l’on veut respecter un équilibre radiatif au sommet de l’atmosphère.
    On estime la production énergétique humaine par déstockage d’énergie fossile à 440x10e18 joules, soit un peu plus du dix millième de l’énergie solaire absorbée évaluée à 3860 x 10e21 joules, donc largement de quoi expliquer la fonte des glaces actuelles

  72. jipebe29 Says:

    @JG2433
    Si vous voulez avoir des informations scientifiques de bonne qualité et diversifiées, avec les liens sur les sources primaires, allez visiter le site :
    http://www.pensee-unique.fr/
    C’est souvent assez technique, mais dans l’ensemble abordable pour un non-expert.
    Vous avez aussi le site canadien http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/
    qui est plus généraliste et donne les liens sur des sites plus spécialisés.

  73. JG2433 Says:

    jipebe29 | 17 mars 2010 à 18:35

    Merci à vous pour vos suggestions.
    Je connais le site de Jean Martin (pensee-unique.fr), que je consulte régulièrement.
    Je viens d’enregistrer le site canadien (rechauffementmediatique.org) dans mes signets, à l’instant et je ne manquerai pas de le visiter régulièrement lui aussi.

  74. Manu95 Says:

    6000 km² de désert pourraient couvrir tous les besoins en énergie de la planète.
    L’énergie solaire reçue par les déserts en moins de 6 heures équivaut à la consommation annuelle de la population mondiale.

    http://www.greenunivers.com/2009/06/sahara-centrale-solaire-desert-8004-8004/

    Voir entre autres le Projet Desertec

  75. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Manu, à propos de Jean Martin, avec qui j’avais eu un échange sur ce sujet l’an dernier (j’en parle dans mon blog) : il se demande comment les panneaux du projet Desertec pourront supporter le sable sans être rayés très vite et donc perdre leurs qualités ?

  76. Manu95 Says:

    C’est un des problèmes effectivement. Mais si l’on utilise des miroirs plans au lieu de miroirs cylindriques (principe du projet Solar Mundo), il est envisageable de les protéger par un bête verre à vitre facile à remplacer périodiquement et à moindre coût.

    Pour en savoir plus, sur le site de J.P. Petit :
    http://www.jp-petit.org/ENERGIES_DOUCES/solaire_fresnel.htm

    P.S. J.P. Petit a une réputation de farfelu mais ici il ne s’agit que d’une rapide présentation par lui et la traduction d’un texte original de Solar Mundo, une firme allemande.

  77. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Manu, J.P. Petit a cette réputation, les climato-sceptiques aussi ! Sans entrer dans le panégyrique, je trouve ses BD très bien : regarde celle sur l’hélicoptère, c’est un régal de pédagogie, son site m’a appris beaucoup de choses, et pas seulement le danger de voler sans bon matos.

  78. Manu95 Says:

    Je connais bien le site de JPP pour l’avoir lu de fond en comble, il y a quelques années déjà. Je ne suis guère convaincu par ses théories sur la MHD, le HARP, les OVNi, etc. (de mémoire).

    Pour ceux qui s’intéressent à l’astrophysique et à la cosmologie, je conseille la visite du site de Christian Magnan http://www.lacosmo.com/
    Il remet pas mal de pendules à l’heure…
    Il m’est arrivé de lui poser une question par mail alors que je corrigeais toutes fautes contre Laure Tograff sur le portail Cosmologie de Wikipédia. À ma grande surprise, j’ai reçu une réponse claire et précise mais très sympathique dans le 24 heures.

  79. Manu95 Says:

    Retournant sur le site de Christian Magnan voir s’il y a du nouveau depuis mon dernier passage, je trouve ceci

    La science tourne en rond
    Les seuls problèmes de fond qui se posent encore à la physique concernent la nature profonde de la matière et du monde physique. Cependant, nous savons que nous ne possédons pas les moyens de résoudre ces questions. Par conséquent les discussions actuelles sur fond de bricolage théorique ayant trait à la cosmologie, au big bang, aux trous noirs et à la structure de l’espace-temps-matière sont artificielles et stériles. Ce sont de faux débats.

    Bref, la science manque d’un programme mobilisateur réalisable. Est-ce pour masquer cette situation qu’elle déploie une activité effrénée ? Mais son rendement qualitatif est-il à la mesure de sa sur-productivité quantitative ? (Quand je parle de « science » j’ai toujours en tête la physique fondamentale et l’astrophysique mais il n’est pas exclu que le diagnostic s’applique à d’autres secteurs scientifiques.)

    Il est notoire que le nombre de publications scientifiques augmente de façon inconsidérée et que leur intérêt chute en proportion. L’intrusion de l’informatique est d’ailleurs à mon avis la cause principale, et regrettable, de la multiplication incontrôlée des articles. Les ordinateurs permettent, à partir de n’importe quel code, de produire des quantités phénoménales de résultats numériques. Mais il n’est pas dit que tous ces résultats contribuent automatiquement à accroître nos connaissances.

    En astronomie, c’est l’époque des grands relevés (en anglais, surveys). Une fois les satellites lancés, la même informatique peut aisément accumuler et traiter les données qu’ils transmettent à profusion. Cependant on feint de croire qu’une gigantesque machinerie produit forcément du « savoir », ce dont on peut douter. Alors qu’un méga-programme spatial a tendance à s’auto-justifier, car l’énormité des sommes englouties semble le garant de sa productivité scientifique (en même temps qu’un obstacle à la critique : comment remettre en cause l’engagement de sommes colossales ?), il serait nécessaire d’évaluer la véritable portée de ces opérations de façon neutre, donc par jugement extérieur. En particulier il arrive que les possibilités réelles des théories sous-jacentes soient surestimées. Or ce sont en dernière analyse ces théories qui ont pour tâche, par l’interprétation des données observationnelles brutes, d’aboutir à des conclusions sur la physique des objets étudiés. Si donc elles ne remplissent pas leur fonction, les expériences se réduisent à l’accumulation de données inutiles ou à un pur inventaire des étoiles du ciel, ce qui ne présente pas un intérêt majeur.

    http://www.lacosmo.com/an2000.html

    Il parle de cosmologie, d’astronomie et de l’Univers en général, mais cela s’applique aussi à d’autres sciences, dont la climatologie, n’est-il pas ?
    Notez qu’il a écrit cela en l’an 2000.

  80. jean l Says:

    Merci à Manu : l’article de Christian Magnan est en effet passionnant. Je l’ai mis en favori pour l’imprimer et le relire plus à mon aise. Le conseille à tout le monde. Je pense qu’il parle là d’un point crucial de l’évolution de nos sociétés occidentales (on pourrait d’ailleurs soutenir à mon avis que le même phénomène s’est produit, ou se produit, en arts, littérature y compris).

  81. Manu95 Says:

    Le plus important dans le texte de Christian Magnan, c’est ce passage:

    « Il est notoire que le nombre de publications scientifiques augmente de façon inconsidérée et que leur intérêt chute en proportion. L’intrusion de l’informatique est d’ailleurs à mon avis la cause principale, et regrettable, de la multiplication incontrôlée des articles. »

    Ceux qui ont dû faire un mémoire ou une thèse avant les ordinateurs et Internet savent très bien qu’il n’était pas facile de se constituer une bibliographie.
    Il fallait aller à la bibliothèque du service ou de l’Univ, consulter des fiches quand c’était possible, emprunter des bouquins, photocopier ou prendre des notes. Ensuite il fallait encore rédiger son mémoire et tout dactylographier. Il n’était pas question à ce moment de donner 100 références alors qu’on n’avait même pas consulté l’abstract.

    Depuis Internet, c’est le règne du copier-coller et il est très (trop) facile de publier quelque chose. Alors qu’avant Internet, on avait souvent trop peu d’informations sur un sujet, maintenant on en a trop et il est difficile de faire le tri, de séparer le bon grain de l’ivraie. Combien de sites reprennent les mêmes informations, sans même ajouter quelques chose de personnel ?

  82. scaletrans Says:

    Vous avez tout à fait raison mon cher Manu, moins il y a de travail personnel, plus la thèse ou le mémoire sera boursouflée de citations. Nous-mêmes, nous devons nous méfier de cette tendance.

  83. RDEURO Says:

    @Manu95

    +1
    (dsl pour les fautes laissé au travers de quelques messages)

  84. Fabge02 Says:

    Le Monde et la grâce

    Rien que pour l’article rédigé par Henri Atlan dans le Monde daté du dimanche 28 mars « La religion de la catastrophe », il sera beaucoup pardonné aux excès réchauffistes de ce jounal.
    Est-il possible d’en faire une entrée?

  85. araucan Says:

    @fabge

    L’article est cité dans glané dans les actualités…

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