L’UE muette sur Copenhague ?

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Alors que la taxe carbone semble connaître un fort ralentissement du coté sud du Quiévrain, au nord de celui-ci, la Commission européenne poursuit son rêve de relancer les négociations climatiques.

Voyez plutôt :

Changement climatique: la Commission européenne présente une stratégie pour redynamiser l’action mondiale après Copenhague

La Commission européenne présente aujourd’hui une stratégie pour contribuer à prolonger les efforts internationaux de lutte contre le changement climatique. La communication propose que l’UE commence rapidement à mettre en œuvre l’accord de Copenhague conclu en décembre dernier, en particulier le mécanisme d’assistance financière à mise en œuvre rapide destinée aux pays en développement. L’UE devrait en parallèle poursuivre ses efforts en vue d’un accord mondial solide et juridiquement contraignant qui engagerait tous les pays dans une véritable action pour le climat. Cela nécessitera d’intégrer l’accord de Copenhague dans les négociations menées au sein des Nations unies et de remédier aux faiblesses du protocole de Kyoto. Un rapprochement de l’UE avec les autres parties prenantes sera indispensable pour soutenir les négociations de l’ONU, et la Commission entreprendra des efforts en ce sens en étroite relation avec le Conseil et avec le soutien du Parlement européen.

M. José Manuel Barroso, président de la Commission, a déclaré à ce sujet: «La Commission est déterminée à entretenir les efforts mondiaux en cours en matière de changement climatique. La stratégie qu’elle présente aujourd’hui dans sa communication définit clairement les prochaines étapes qui seront nécessaires pour redynamiser les négociations internationales et entraîner nos partenaires sur cette voie. Je demanderai au prochain Conseil européen de soutenir cette stratégie, en tenant compte également des consultations approfondies que j’ai demandé à M me la commissaire Hedegaard d’entreprendre auprès de nos principaux partenaires internationaux.»

Mme Connie Hedegaard, membre de la Commission chargé de l’action pour le climat, a pour sa part déclaré:  » Nous ne pourrons contrôler le changement climatique que si tous les principaux responsables d’émissions se mobilisent. Je suis bien sûr la première à espérer que nous trouverons des réponses à tous nos problèmes à Cancun, mais cela semble peu probable au vu des signes envoyés par plusieurs capitales de pays grands émetteurs de CO 2 . Copenhague était une occasion unique pour le monde dont il n’a pas été pleinement tiré partie. Nous devons maintenant poursuivre sur notre lancée et faire de notre mieux pour obtenir des résultats spécifiques et substantiels lors de la réunion de Cancun et pour parvenir à un accord sur la forme juridique dès la réunion prévue en Afrique du Sud. Copenhague était un premier pas en avant. Même si l’accord de Copenhague n’est pas la hauteur des ambitions de l’Europe, le soutien croissant qu’il reçoit à travers le monde représente pour l’UE l’occasion de le traduire en actes concrets. L’Europe peut montrer la voie de manière convaincante en agissant de manière concrète et avec détermination pour devenir la région du monde la plus respectueuse du climat, ce qui, dans le même temps, renforcera notre sécurité énergétique, stimulera une croissance économique plus écologique et créera de nouveaux emplois ».

La feuille de route des négociations

La communication propose une feuille de route pour le processus de négociations des Nations unies qui reprendra en avril. Les orientations politiques contenues dans l’accord de Copenhague, qui n’a pas été formellement adopté en tant que décision des Nations unies, doivent être intégrées dans les textes de négociation de l’ONU qui constituent la base du futur accord mondial sur le climat. L’UE serait disposée à conclure un accord mondial juridiquement contraignant lors de la conférence des Nations unies sur le climat qui se tiendra à Cancun, au Mexique, à la fin de l’année mais la Commission a conscience du fait que les divergences de vues entre pays pourraient retarder la conclusion d’un tel accord jusqu’en 2011. L’UE est prête mais le monde ne l’est peut-être pas, aussi notre approche doit-elle se faire par étape.

L’accord de Copenhague

L’accord de Copenhague est une avancée vers l’objectif que s’est fixé l’UE d’arriver à un accord mondial sur le climat qui soit juridiquement contraignant et qui devrait entrer en vigueur en 2013 à l’issue la première période d’engagement du protocole de Kyoto. Il reprend l’objectif principal de l’UE de limiter le réchauffement climatique à une température maximum de 2°C supérieure à la température préindustrielle afin d’éviter les conséquences les plus néfastes du changement climatique.

À ce jour, des pays industrialisés et en voie de développement à l’origine de plus de 80 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre se sont engagés par cet accord à atteindre des valeurs cibles d’émissions ou à entreprendre certaines actions. Cela montre la détermination d’une majorité de nations à renforcer leurs efforts de lutte contre les changements climatiques.

Intégrité environnementale

Les négociations internationales doivent garantir que le futur accord mondial présentera un niveau élevé d’intégrité environnementale et qu’il parviendra dans les faits à limiter le réchauffement climatique à moins de 2°C. Le protocole de Kyoto reste au cœur du processus de l’ONU mais il présente de sérieuses faiblesses, notamment le nombre limité de pays qu’il couvre, auxquelles il convient de remédier. Si rien n’est fait pour éliminer ces faiblesses, qui concernent les règles de comptabilisation des émissions du secteur forestier et la gestion des droits d’émissions nationaux excédentaires de la période 2008-2012, elles pourraient pratiquement réduire à néant les promesses actuelles de réduction d’émission des pays industrialisés.

Le rôle moteur de l’Union européenne

La Commission estime que l’UE doit prendre l’initiative en prenant des mesures concrètes pour devenir la région du monde la plus favorable au climat dans le cadre de la stratégie Europe 2020 proposée le 3 mars dernier (voir IP/10/225 ). L’UE s’est engagée à réduire d’ici 2020 ses émissions de 20 % par rapport aux niveaux de 1990 et à porter cette réduction à 30 % si les autres principales économies acceptent d’assumer elles aussi leur juste part d’efforts en ce sens. En vue du Conseil européen de juin, la Commission analysera les politiques qui devront être mises en pratique pour appliquer la réduction d’émissions de 30 %. Elle présentera par la suite dans ses grandes lignes la voie à suivre pour que l’UE opère sa transition vers une économie à faibles émissions de CO 2 d’ici 2050. Comme dans la stratégie UE 2020, le but est de trouver des solutions intelligentes qui soient bénéfiques non seulement au niveau du changement climatique mais aussi en matière de sécurité énergétique et de création d’emplois.

Un financement à mise en œuvre rapide

La Commission propose que l’UE commence à appliquer l’accord de Copenhague. La mise en œuvre rapide de l’engagement qu’elle a pris de fournir chaque année 2,4 milliards EUR dans le cadre de l’assistance financière aux pays en développement entre 2010 et 2012 est essentielle tant pour la crédibilité de l’UE que pour renforcer les capacités des pays bénéficiaires à faire face aux changements climatiques. La Commission est disposée à contribuer à la bonne coordination de l’assistance prêtée par l’UE.

Développer le marché du carbone

La communication souligne que l’UE devrait poursuivre ses efforts en vue du développement d’un marché international du carbone, qui est essentiel pour guider les investissements économes en CO 2 et réduire les émissions mondiales de manière rentable. Le marché du carbone peut également générer d’importants flux financiers en direction des pays en développement.

Un rapprochement avec les autres parties prenantes

L’UE devra intensifier ses échanges avec les pays tiers afin d’instaurer la confiance envers la conclusion d’un accord mondial et réfléchir à des décisions spécifiques et pragmatiques qui pourraient être adoptées à Cancun. La Commission agira en ce sens en étroite collaboration avec le Conseil et sa présidence et elle encouragera et aidera le Parlement européen à dialoguer activement avec les parlementaires des principaux pays partenaires.

(Source) (Version complète)

Le Conseil se diviserait entre les pays de l’Est, qui veulent une réciprocité dans les efforts, des sceptiques (sic) comme l’Italie ou la Finlande et des pays qui veulent pousser les efforts de l’UE à 30 % de réduction des GES de manière unilatérale (Royaume-Uni, Danemark, Suède et Pays-Bas) alors que la France essaye de vendre sa taxe carbone aux frontières. (Source).

A l’issue du Conseil de l’UE sur l’Environnement, seule la biodiversité a eu les honneurs du site Web de la Présidence espagnole et d’un communiqué en salle de presse. Voici ses conclusions, sans grande nouvelle (Source) mais avec une nette perte d’enthousiasme et avec une mention spéciale pour le GIEC ! Je cite « EMPHASISES its continued full support to the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) in deepening our understanding of climate change through its robust and solid scientific assessments of climate change; TAKES NOTE of the fact that a limited number of inaccuracies have been reported; IS CONVINCED that the IPCC offers the most authoritative and comprehensive assessment process on the existing science of climate change; in this context, WELCOMES the initiatives to review the internal IPCC procedures for its future work. »    Bien sûr, rien de fabuleux mais à noter que l’Union européenne s’est tout de même aperçue qu’il se passait quelque chose sur ce sujet …

Après les clameurs du dernier trimestre 2009, le grand silence climatique semble s’installer.

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45 Réponses to “L’UE muette sur Copenhague ?”

  1. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Si on lit bien le texte, on ne peut que supposer que le but premier est d’abord d’obtenir l’unanimité des pays sur le but qui consiste à limiter l’augmentation de t° de 2 °, plus que de limiter effectivement par des actions concrètes cette augmentation : je m’explique :
    1/ si une majorité ou une simple collection de pays parvenaient à limiter cette température (pas difficile en réalité, puisqu’on aurait en ce moment tendance au refroidissement…), ça ne serait pourtant pas un « bon » accord ni une bonne solution pour l’EU selon les promoteurs de ce traité. On peut se demander pourquoi si c’est bien le but à atteindre ? non, ils veulent une unanimité des pays! pourquoi ?
    2/ si l’unanimité est obtenue, quitte à contraindre un peu les pays, sur ce but, les actions contraignantes seront mises en place et ne pourront plus être remises en cause ensuite, lorsque le but (de limiter la t°) sera manifestement atteint, car alors, on arguera qu’il faut continuer pour éviter une rechute : le système sera verrouillé et l’administration internationale empêchera tout « retour en arrière » : la gouvernance mondiale sera effective, même si les scientifiques ont admis d’ici là majoritairement que les émissions de CO2 n’y sont pour rien. Les émissions de CO2 et la limitation de t° ne sont donc par corrélées dans leur esprit, mais seulement invoqués par juxtaposition :
    il s’agit d’abord de « parvenir à un accord sur la forme juridique dès la réunion prévue en Afrique du Sud », sans tenir compte , comme en son temps sur le traité Européen de l’avis négatif des négociateurs (« les orientations politiques contenues dans l’accord de Copenhague, qui n’a pas été formellement adopté en tant que décision des Nations unies, doivent être intégrées dans les textes de négociation « ) et « le futur accord mondial … parviendra dans les faits à limiter le réchauffement climatique à moins de 2°C. » Il pourra s’en attribuer le mérite d’autant plus qu’il lui sera facile d’y arriver… ces messieurs-dames sont bien confiants dans la méthode ? ou bien seraient-ils au courant que les sceptiques ont raison et qu’ils ont d’autant plus de chances d’atteindre leur but ???

  2. volauvent Says:

    @PBdR

    Je ne pense pas qu’il faille aller chercher si loin.
    Pour différentes raisons, la Commission européenne et les grands Etats Membres pensent qu’il y a un problème CO2 et que le mettre en exergue est profitable à l’Europe car:
    -il permet de sensibiliser à un autre problème, qui est celui de l’indépendance énergétique de l’Europe
    -il permettre d’exporter des technologies nouvelles en particulier vers les pays en voie de développement alors que les technologies traditionnelles, émettrices de CO2, sont perdues pour l’Europe.
    Ensuite chaque pays européen a ses raisons propres:
    – pour l’Angleterre, développement du trading de CO2
    – pour la France, vente de centrales nucléaires
    -pour le Danemark et l’Allemagne, vente d’éoliennes et grosses possibilités de réduction du CO2 compte tenu des centrales à lignite à remplacer etc…
    Je pense que ces raisonnements sont tous erronés (sauf le trading en Angleterre, qui pourrait être une véritable vache à lait).Mais ce sont leurs raisonnements.

    Mais pour que cela marche, il faut l’unanimité au moins sur les pays industriels. En effet, si un seul grand pays ne joue pas le jeu, toutes les industries émettrices migreront vers ce pays.

    Deledum est Giecum

  3. RDEURO Says:

    @Patrick Bousquet de Rouvex

    Je suis de ton avis et toutes les informations que j’ai pu lire et entendre vont dans ce sens. Verrouillage politique imposée pour l’instauration du N.W.O

  4. Marot Says:

    @Patrick Bousquet de Rouvex
    Ce que je lis montre que l’objectif premier est de dépenser d’abord, on verra ensuite.

    « La communication propose que l’UE commence rapidement à mettre en œuvre l’accord de Copenhague conclu en décembre dernier, en particulier le mécanisme d’assistance financière à mise en œuvre rapide destinée aux pays en développement. »

  5. Tetedeoim Says:

    En tous cas, Jean Jouzel était à Bruxelles hier, j’étais dans le même train que lui à son retour sur Paris. On dirait que le GIEC continue son lobbying…

  6. Murps Says:

    Volauvent, quand vous estimez que ces raisonnements [de l’UE] sont tous erronés, vous êtes parfaitement lucide à mon sens.

    Tout cela me désole car en tant qu’européanniste convaincu, rêvant d’une europe fédérale, je me retrouve avec une commission de Bruxelles qui prend des décisions de politiques écologiqes de haut niveau qui nous engagent tous alors qu’aucune n’a été discutée politiquement en France.

    D’autre part, j’aimerais savoir quels sont les furieux qui ont rédigé ces communiqués de l’UE, quelles sont leurs prérogatives réelles et leurs qualifications.
    Ces gens sont dangereux, et je pèse mes mots.
    Ils ne représentent en aucun cas une autorité scientifique et n’ont qu’une légitimité démocratique très relative.
    En l’espèce, que je sache, je n’ai jamais assisté dans mon pays à la moindre discussion politique sur ces sujets, ils tombent tout cuits de Bruxelles. On nous les impose, « comme ça », comme des évidences morales et techniques.

    Là-dessus, notre vice-président du GIEC se balade à Bruxelles, est-ce pour faire du prosélytisme ou de « l’expertise » ?
    Le pire étant qu’il ne faut pas compter sur des pays comme le Danemark pou l’allemagne dont les partis écolos sont puissants pour protester.
    Par contre, l’angleterre…

    C’est bien pour cela qu’il faut « délender » le GIEC…

    Ou en étais-je ?

    Ah oui !

    DELENDUMESTGIEC

  7. MichelLN35 Says:

    Avez-vous vu ceci sur WUWT :
    http://wattsupwiththat.com/2010/03/15/indianapolis-wind-power-contract-canceled/#more-17358

    Ne vendrons-nous plus d’éoliennes françaises aux EU ?

  8. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    MichelLN35 : Pourriez-vous nous proposer une traduction autorisée (sinon assermentée) de ce texte ? Même si l’anglais est pratiqué presque à l’instar du latin sur ce blog, des détails peuvent échapper aux lecteurs. En espérant que ce n’est pas Araucan qui nous propose la traduction du bruxellois du texte de l’UE ci-dessus, sinon, qu’il prenne garde à ses oneilles, si un mot ne correspond pas au dialecte d’origine, si les « furieux qui ont rédigé ces communiqués de l’UE » dont Murps questionne « quelles sont leurs prérogatives réelles et leurs qualifications ». En effet, « Ces gens sont dangereux » et M. Fleury veille !
    DELENDVMESTGIECVM

  9. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    A lire : http://www.terra-economica.info/Rechauffement-climatique-les,9116.html
    A Benoît : lire aussi, sur cette autre page : http://www.terra-economica.info/Europe-ecologie-est-encore-une,9127.html
    la phrase suivante : « Regardez ce qu’il s’est passé sur la question du changement climatique, c’est tout de même incroyable. Aujourd’hui, la tendance c’est le scepticisme, alors qu’avant Copenhague, on était sur la ligne opposée. Je préfère donc rester prudents et vous répondre que la question écologique, c’est certain va évoluer »…
    Voilà pourquoi on vous invite à un débat 🙂 !

  10. MichelLN35 Says:

    Voici un essai de Google un peu amélioré.
    Dans un communiqué de vendredi dernier par EDF Energies Nouvelles (Compagnie française d’énergie verte) un Accord sur l’Achat d’Energie a été résilié sans autre explication par la Compagnie d’Energie et de Lumière d’Indianapolis concernant la fourniture d’énergie éolienne par enXco, une filiale locale d’EDF. Le contrat a été unilatéralement résilié par IPL, et plus de 10 jours plus tard, EDF l’a reconnu sur le marché.======================COMMUNIQUÉ DE PRESSE12 mars 2010Résiliation de l’AAE (Accord pour l’Achat d’Energie) de Lakefield par IPLLe 1er Mars, enXco, la filiale américaine d’EDF Energies Nouvelles, a reçu notification du fait que l’utilité d’Indianapolis US Power and Light Company (IPL) mettrait fin à l’accord d’achat d’électricité lié aux projets Lakefield éolien de 201 MW actuellement en cours d’élaboration (sud-ouest du Minnesota).Le projet avait reçu l’approbation de la Commission de réglementation de l’Indiana Utility (IURC) le 27 Janvier 2010. La décision de l’IURC était compatible avec des décisions semblables par le passé. IPL a prétendu mettre fin unilatéralement à la convention d’achat d’électricité sur la base de cette décision, sans fournir d’autres raisons spécifiques.enXco envisage ses droits et recours dans le cadre de la CAE. En outre, la Société analyse actuellement plusieurs options, y compris les re-marketing du projet à un ou plusieurs autres acteurs.Conformément à la politique d’EDF Energies Nouvelles, la construction n’a pas encore commencé.L’objectif 2012 de 4.200 MW opérationnels nets et en 2010 l’objectif de l’EBITDA ne seront pas impactés par l’évolution du projet Lakefield.

  11. Marot Says:

    On peut lire yahoo finances :

    EDF Energies Nouvelles : enXco n’a plus d’acheteur pour le projet Lakefield
    boursier

    Le vendredi 12 mars 2010, à 7h 03

    Un bras de fer est en passe de s’engager aux Etats-Unis, entre EDF Energies Nouvelles (Paris: FR0010400143 – actualité) , via sa filiale enXco, et la compagnie d’électricité Indiana Power and Light (IPL (IPI-A.TO – actualité) ). Celle-ci a annulé le contrat de vente d’électricité concernant le projet éolien de Lakefield (201 MW) actuellement en cours de développement dans le sud-ouest du Minnesota, projet qui avait reçu le 27 janvier dernier le feu vert de l’organisme de contrôle des services publics de l’Indiana. enXco souligne que le projet « comprend des conditions conformes aux précédentes autorisations données par l’IURC », mais que IPL a décidé de résilier « unilatéralement » le PPA « sur la base de ces conditions sans en expliciter les raisons ».

    La filiale d’EDF EN va donc se pencher sur « la meilleure façon de faire valoir ses droits et son préjudice dans le cadre du contrat, et étudie en parallèle des alternatives, dont la commercialisation du projet auprès d’une ou plusieurs nouvelles compagnies électriques. La construction de ce parc n’avait pas encore débuté.

    EDF EN précise que son objectif opérationnel 2012 de 4.200 MW nets de capacités et sa prévision 2010 d’EBITDA ne seront pas modificés par les évolutions du projet de Lakefield.

    http://fr.finance.yahoo.com/actualites/edf-energies-nouvelles-enxco-n-a-plus-d-acheteur-pour-le-projet-lakefield-qubourse-28749b62faa3.html?x=0

  12. douar Says:

    J’étais à un meeting électoral hier soir (si!si!) et le député local, soutien du candidat, a rabaché le discours environnemental de la lutte contre le RCA, les GES etc… Evidemment, ce n’était pas le lieu pour parler du Climategate. Pour sa défense, ce député a été de toutes les grand’messes climatiques, de Bali à Copenhague, il faut bien qu’il se justifie.

  13. volauvent Says:

    @murps

    Je suis aussi un européanniste convaincu et me désole également de ce que je vois passer dans le domaine de la politique environnementale.
    Le problème est hélas un problème de fond, il est institutionnel.

    Pour l’Angleterre, concernant le climat, c’est le pire des Etats. Pour la City, le trading de CO2 est un fromage miraculeux. Regardez comme leurs institutions résistent aux attaques des media et de certains parlementaires, et contre leur opinion publique.Ils essayent d’ailleurs actuellement d’imposer un deuxième marché de quotas, pour le dioxyde de soufre. Et les Anglais sont des lobbyists hors pairs…

    D.E.G

  14. plombier Says:

    Source AFP / 12 mars 2010

    Pour EDF EN, le projet de Lakefield représentait un investissement « de 400 à 500 millions d’euros ».

    Le groupe n’avait pas encore commencé la construction des éoliennes mais avait déjà acheté les 134 turbines à General Electric. Or les turbines représentant à elles seules 70% du coût des éoliennes, selon M. Crouzat (directeur financier)
    La société française entend lancer une procédure d’arbitrage et « demander des dommages et intérêts » dans cette affaire. « On a de très bonnes chances avec un excellent dossier », assure le directeur financier.

    A terme, la filiale d’EDF n’exclut pas de mener à bien le projet de Lakefield en signant un contrat avec une autre compagnie d’électricité.

    Les turbines commandées pourraient aussi être envoyées sur un autre projet américain du groupe, par exemple en Californie.

    Lakefield était le plus gros projet éolien d’EDF EN en 2010. La société assure cependant que son objectif de détenir 4.200 MW de capacité de production d’électricté en 2012 n’est pas remis en cause.

    @ MichelLN35 « Ne vendrons-nous plus d’éoliennes françaises aux EU  » les turbines ont été acheté a General Electric qui est un conglomérat américain !

  15. araucan Says:

    @PBR,

    Pourquoi faut-il l’unanimité ? il y a pas mal d’explications à cela : en voici en vrac :
    – le système onusien (c’est un peu de la langue de bois, car si Monaco ne ratifie pas tout le monde s’en contrefiche)
    – en fait, tout le monde veut dire : en premier, les USA, en premier bis tous les grands émergents (Brésil, Chine, Inde, Indonésie, Afrique du Sud, Russie), en suite les autres pays (qui soit émettent -déforestation-, soit pourront compenser les émissions des pays développés -reforestation- et les autres qui n’ont quasiment aucun potentiel ni d’un coté ni de l’autre, qui ont signé et peuvent bloquer, et que l’on ne peut laisser de coté -capacité de blocage- système onusien oblige),
    – c’est plus joli et cela montre que le monde entier peut se mobiliser… et cela permet aussi de réorienter l’aide au développement sur le RCA (c’est ce qui est en train de se passer) parce qu’il y a eu des promesses énormes quant au possibilités de financement que la manne carbone peut offrir (via les quotas obligatoires ou les taxes carbone)

    Mais bon, ce tout le monde pour le moment, reste un peu lettre morte : les discussions vont certainement redémarrer en G7, G8 ou G20, signe que cela ne peut se résoudre par la voie normale…

    2) pour votre deux, on vous répondra, que c’était pour la bonne cause et que grâce à cela, on aura fait plein de bonnes actions…

    @PBR 14:32
    C’est un communiqué de presse du service de presse de l’UE, soit rédigé par la Commission directement en français, soit plus probable traduit par ces services en anglais. Quoiqu’il en soit, c’est de la langue de bois, car il faut utiliser le langage convenu. Je vois que vous n’avez pas lu le texte (en anglais pour le moment) issu des délibérations du Conseil ! : c’est pire ! Il leur a fallu au moins 2 mois pour écrire ce texte … (Pensez au déchirement que cela représente d’écrire le paragraphe sur le GIEC que je donne en extrait…)
    Quant à ceux qui l’ont écrit (ce qui est mis en ligne ci-dessus), ce sont les fonctionnaires de la Commission (dirigée par les Commissaires nommés par chacun des états de l’UE) : service de communication et le service en charge du RCA …(Direction générale de l’environnement).

  16. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Araucan, Merci pour ces précisions. Ce texte me rappelle qu’il y a deux ans, j’avais participé comme délégué, envoyé par la fédération de défense de l’environnement dont je suis membre du CA, à « l’AGORA citoyenne sur le changement climatique  » les 12 et 13 juin 2008 à Bruxelles au Parlement Européen : pendant un W.E., (dont le compte-rendu fait à l’époque peut se lire sur mon blog à cette date) nous avons singé les députés européens dans leurs luxueux murs en « débattant » sur le fameux réchauffement et les moyens à mettre en oeuvre pour l’arrêter… Avec le recul qui me manquait à l’époque, je vois bien la manipulation dont nous avons été à la fois les acteurs et les victimes, et la façon dont nos conclusions étaient écrites à l’avance pour l’essentiel. Je me souviens de l’étonnement grandissant de nombreux délégués de tous les pays européens lorsque leurs interventions (naïves autant que la mienne et sincères) n’étaient pas retenues par les secrétaires qui ensuite sortaient de leur chapeau des textes de consensus très différents de ce qui avait été exprimé par des gens très variés et fort peu consensuels à priori. Débat final retransmis sur le net en direct mais non conservé en ligne sur le site du Parlement, on comprend pourquoi. Je revois encore les lobbyistes, comme ce représentant anglais de Greenpeace, insistant pour que soient bien inscrits les chiffres voulus par son organisation… Une anecdote sur les traducteurs assermentés : lors d’une intervention, j’avais évoqué ma chère méthanisation, ils l’ont traduite en anglais par « mécanization »… ce sont des professionnels.

  17. Murps Says:

    C’est pas comme ça que je rêvais l’europe…

    Certes, cela vaut mieux que de se mettre sur la gueule comme on l’ai fait pendant des siècles, mais tout de même, en arriver à un tel déni de bon sens et de lucidité soixante années après Schumann, De Gaule et Adenauer…

    Surtout, ce qui me sidère, c’est de ne pas savoir par quel tour de passe-passe politico-bureaucratique ces gens ont pu se retrouver à imposer de telles idées qui n’ont été ni votées, ni même débattues dans leurs pays d’origine.
    Enfin je parle pour la france, au moins.

    En fait, il suffit de parler d’environnement pour que tout le monde dise amen.
    Est-ce qu’on finira par trouver une personnalité capable de s’élever contre ces âneries ?
    Parce que, loin de nous accuser, « Nos enfants rigoleront »…

    D.E.G.
    😉

  18. araucan Says:

    @PBR, @Murps
    A Bruxelles, ce sont des pros : il ne faut oublier que le sujet RCA n’a véritablement émergé au niveau médiatique qu’après le film de Gore et au niveau politique en France avec la dernière présidentielle mais qu’à cette date là le dispositif législatif européen était quasiment en place. Ensuite on a eu droit à l’objectif Copenhague, un peu comme lorsqu’une ville veut avoir les JO, elle organise l’enthousiasme de ses populations.
    Par contre le Parlement européen a suivi sans problèmes (mais comme la plupart du temps il n’y a pas d’échos dans les journaux de ce qu’il dit …)

    Murps, ce n’est pas une personnalité qui est nécessaire, c’est de gens qui ne se fassent pas piéger mais qui se font leur opinion et leurs solutions eux mêmes, au risque de se tromper …

  19. plombier Says:

    Interdiction d’une campagne contre le réchauffement jugée alarmiste

    Une campagne d’information du gouvernement britannique détournant de célèbres comptines pour sensibiliser le public à la menace du réchauffement climatique a été censurée par le gendarme de la publicité. Il l’a jugée alarmiste.

    L’une des affiches de cette campagne, illustrée d’un dessin, reprend une comptine bien connue des enfants, dont elle modifie la deuxième partie : « Jack et Jill ont grimpé en haut de la colline pour aller chercher un seau d’eau. Mais il n’y en avait plus parce que la météo extrême due au changement climatique a provoqué une sécheresse ».

    Une légende accompagnant le dessin explique que « les épisodes météos extrêmes comme les inondations, les vagues de chaleur et les tempêtes vont devenir plus fréquents et plus intenses ».

    L’autre affiche reprend le même principe : « Rub-a-dub-dub, trois hommes dans une barque, une mesure nécessaire en raison de crues subites dues au changement climatique ». « Si on continue à ce rythme, notre vie pourrait être très différente dans 25 ans », prévient la légende.

    L’autorité de vérification de la publicité, l’Advertising Standards Authority (ASA), a estimé que ces affiches ne reflétaient pas les « incertitudes » évoquées par les experts sur les conséquences du réchauffement climatique. Elles auraient dû utiliser une argumentation plus nuancée tenant compte de ces incertitudes, selon l’ASA.

    Ces affiches, publiées dans la presse, faisaient partie d’une campagne controversée entamée l’an dernier par le ministère britannique de l’Energie et du Changement climatique, qui a suscité un millier de plaintes.
    Source Agence de presse Suisse (ATS)

  20. Myke Says:

    Araucan.
    Il faut certes espérer que les gens deviennent assez réfléchis et critiques pour ne pas (plus) se laisser piéger. Ce serait l’idéal.
    Mais je partage l’invocation de Murps à une personnalité capable de retourner l’opinion. Rappelez vous de Gaulle et la « chienlit » en 1968. Les choses n’ont pas traîné.
    Malheureusement, je ne vois pas actuellement (en France ni probablement ailleurs) quelle personnalité douée d’une aura suffisante pourrait siffler la fin de la récréation.
    Faute de mieux, Allègre (par exemple) est toujours bon à prendre malgré ses maladresses, ses imprécisions et ses idées fixes ; il ne faut pas faire la fine bouche. L’important est d’instiller le doute dans l’opinion.
    Mais je peux me tromper…

  21. yvesdemars Says:

    à Plombier:

    ne faudrait il pas aussi protester (auprès de qui?) sur la campagne de pub TV de l’Ademe encourageant les travaux d’économies d’énergie (là on ne peut qu’être d’accord) en menaçant les récalcitrants des foudres du climat: images de tempêtes et d’inondations. Cette forme de « chantage » non basée scientifiquement ne doit elle être dénoncée ??

  22. Manu95 Says:

    Il faudrait aussi protester contre cette foutaise de promotion et d’aide de l’État pour l’installation de panneaux photovoltaïques sur des maisons particulières.
    Il y a en effet peu de régions en Europe où cela est rentable à long terme sans les primes de l’état et l’obligation pour les compagnies d’électricité de racheter l’électricité produite en surplus à un prix supérieur au coût réel.
    Cela revient à faire payer plus cher ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir ces gadgets.

  23. araucan Says:

    @Myke,
    Non, je ne me rappelle pas 68 mais je me rappelle très bien Appollo 11 le débarquement sur la Lune et la mort de de Gaulle. 😉
    Plus sérieusement, je pense que l’on a passé la période des « grands hommes » qui marquent l’histoire : il en a eu dans le bon sens (ou qui se sont révélés au dessus du commun) mais il y en a eu dans le (très) mauvais aussi (il suffit de regarder la période 1930-1980 au niveau mondial, on a eu droit à une collection). Les bons l’ont été bien souvent en réaction aux affreux, ce qui n’a pas empêché la période d’avoir généré un nombre de massacres impressionnant …
    Le système et les sociétés ont changé, ne serait-ce que par le niveau d’éducation, l’accès à Internet, les ONG, l’économie, les médias, la fabrication des élites, les relations sociales… Une personnalité qui crève l’écran aujourd’hui sera descendue en flammes demain, à moins d’être très très bon : il y a plein d’exemples à différents niveaux…
    Je préfère parier, mais ce n’est pas la voie la plus simple, sur le fait que les citoyens soient en mesure de demander à leurs élus (et aux administrations qui travaillent sur les politiques) , une meilleure qualité de leurs travaux, une meilleure identification des choix à faire et de leurs conséquences, des explications sans raccourcis et abêtissement et non un travail dans l’urgence, du surf sur le médiatique et les sondages, la « conscientisation » et la réaction aux lobbies de tout poil. Je ne sais pas où est la vérité, loin de là, mais dans beaucoup de cas je sais où elle n’est pas.
    S’engager dans les débats tel qu’ils existent actuellement, revient à utiliser les mêmes moyens que par ailleurs on dénonce parce qu’on estime (souvent à juste titre) que l’on en est les victimes. Attendre un « sauveur » ou en trouver un serait refaire un Al Gore à l’envers, pour le sujet qui nous occupe. J’aimerais juste que l’on remette un peu plus de méthode dans le sujet et rien que là-dessus, il y a du travail.
    J’ose espérer que les excès liés à la « cause climatique » serviront d’exemple aux « policy makers » qui deviendront plus prudents, mais cela se fera parce l’opinion intéressée saura mettre le doigt sur les questions de méthode et sur la façon de prendre des décisions et surtout ne lâchera pas tant que ces questions ne seront pas purgées des dérives constatées.

  24. araucan Says:

    @Murps,

    Je vous cite « Surtout, ce qui me sidère, c’est de ne pas savoir par quel tour de passe-passe politico-bureaucratique ces gens ont pu se retrouver à imposer de telles idées qui n’ont été ni votées, ni même débattues dans leurs pays d’origine.
    Enfin je parle pour la France, au moins. »

    Cela a commencé dès la ratification de la convention Climat puis par la ratification du protocole de Kyoto. Ratifier une convention internationale, ce n’est pas la même chose que d’adhérer à une club de philatélistes, c’est s’engager dans dans le sujet pour un paquet d’années.
    Je rappelle que le CC figure explicitement dans le traité de Lisbonne …

    Voici une recherche sur le site du Sénat avec « changement climatique »
    http://www.senat.fr/basile/rechercheGlobale.do;jsessionid=38C1DFFA40D84267BFE3C60AFE499439?idRecherche=8b1a4f%3A1276c259c0c%3A-245c&unk=changement+climatique&radio=dp&dp=20+ans&de=17%2F03%2F2009&au=17%2F03%2F2010&ok.x=7&ok.y=14&rch=gs

    Voici le dossier législatif sur le protocole de Kyoto
    http://www.senat.fr/dossierleg/pjl99-305.html

    Mais je reconnais, que le sujet a véritablement émergé dans les journaux et dans les discours politiques qu’à partir du film de Al Gore (que j’ai refusé de voir à l’époque, non par scepticisme en soi à l’époque mais par réaction un peu primaire à la pub faite et aux discours autour).

  25. rageous Says:

    Dans le cas des régionales ils ont aussi leur Plan Climat… Un truc que s’il parait virtueux (en faisant de gros efforts!) il ressemble à un passage obligé tout droit vers la faillite verte!
    Plus hard qu’il n’y parait ce sont les Schémas Régionaux du Climat, de l’Air et de l’Energie que le Parlement va devoir comme son nom l’indique discuter et approuver et de ce fait sera inscrit dans la loi et s’imposera à tous y compris aux tribunaux administratifs.
    Pour ceux qui l’ignore, la PPI a fixé les objectifs pour l’éolien, ce sera
    11500 Mw pour fin 2012 dont 10500 à terre
    25000 Mw pour fin 2020 dont 19000 à terre
    A ce jour on est à 4000 Mw
    Pour l’heure ces Schémas sont prêts et doivent êtres validés par les Préfets.
    S’il est bien une production d’énergie inutile, ruineuse et polluante c’est celle-là et on va pouvoir s’en rendre compte, le SER y veille puisque c’est lui qui a participé à l’élaboration de ces schémas!

  26. Laurent Berthod Says:

    Mon cher Murps,

    Vous avez écrit : « Là-dessus, notre vice-président du GIEC se balade à Bruxelles, est-ce pour faire du prosélytisme ou de « l’expertise » ? »

    Je crois dur comme fer que dans je ne sais lequel des hémisphères cérébraux de Jouzel, l’aire de l’épistémologie et celle de la morale ont fusionné et que la matière molle qui a résulté de cette fusion ne distingue pas prosélytisme et expertise !

    Vous avez également écrit : « Parce que, loin de nous accuser, « Nos enfants rigoleront »… »

    À mon avis ils ne rigoleront pas, ils ricaneront !

    Bien à vous.

  27. RDEURO Says:

    @rageous
    Surtout que le rendement des éoliennes UK pour cet hivers est à un niveau extrêmement faible…
    Si le PPI fixe à 19000 à terre, vu le rendement uk, il faudrait monter ce chiffre à plus de 250000 pour tenir les 19000 !
    Il y en a qui vont se mettre un gros paquets de €€€€€ dans la poche !
    sans parler des problèmes annexes.

  28. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Manu, ce n’est pas l’électricité produite en surplus (surplus de quoi ?) qui est rachetée à un prix supérieur à la vente au public, mais TOUTE la production : il s’agit de satisfaire aux quotas de production d’él. « sans CO2 » auxquels la France s’est engagée… les agriculteurs en ce moment sont en train d’équiper leurs stabulations de panneaux P.V. à fond la caisse : des toitures qui rapportent un max (env. 100 m² par toiture)! C’est autre chose que le toit de votre maison !
    Rageous : c’est quoi le SER ?

  29. Laurent Berthod Says:

    Oui, et ça commence à enlaidir sérieusement les paysages ruraux. Déjà que les sorties de ville sont le plus souvent une horreur, mais en les traversant on espérait touver au bout une campagne riante avec des joiles maisons et des beaux villages, ben, d’ici quelques années on va pas être déçu du voyage !

    En attendant, profitons en encore : quelques photos dans un album ( http://laurent.berthod.over-blog.fr/album-1593511.html ) commentées dans un article ( http://laurent.berthod.over-blog.fr/article-collections-d-hiver-46778045.htm ).

  30. scaletrans Says:

    @Laurent Berthod
    Joli !

  31. Laurent Berthod Says:

    Mon cher Scaletrans,

    Merci de votre appréciation.

    Et mes excuses à tous pour les deux énormes fautes de frappe dans mon précédent message, non corrigées à la relecture !

  32. yvesdemars Says:

    l’UE est mal partie avec la panique sur les marchés des permis de CO2 qui s’effondrent à cause de la suspicion de fraude …
    http://www.theaustralian.com.au/business/news/european-emission-trading-rocked-by-scandal-over-recycled-carbon-permits/story-e6frg90o-1225842148852
    http://business.timesonline.co.uk/tol/business/industry_sectors/natural_resources/article7066315.ece

  33. rageous Says:

    PBR
    Syndicat des EnR, fameux groupe de pression avec sa branche éolienne représentée par France Energie Eolienne. Leur dernier acte de bravoure est d’avoir réussi à obtenir une sérieuse baisse de la taxe forfaitaire que voulait imposer le gouvernement
    http://www.greenunivers.com/2009/12/bonne-nouvelle-pour-leolien-baisse-de-la-fiscalite-28642/
    C’était sans compter que cette baisse est à double tranchant pour eux puisque cette part forfaitaire c’est la manne qu’espère les élus des communes et des C de C qui désormais se partageront ces 2913 € à hauteur de 30% pour les premières et de 70% pour les secondes/éolienne/an. Les Régions et CG n’ont plus droit à rien.
    Cet allègement pourrait aussi leur permettre d’allonger qq « cadeaux » du style financer la crèche ou la fête annuelle de la commune convoitée et + si affinités…

  34. JG2433 Says:

    http://www.lepost.fr/article/2010/03/18/1994684_panique-sur-les-marches-du-carbone.html

  35. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Laurent, Dire que ce sont les panneaux PV qui « commencent » à enlaidir sérieusement les paysages ruraux » me semble exagéré, d’abord parce qu’on n’en voit pas encore beaucoup, car les stabu dont je parle sont souvent en rase campagne, au milieu des prés, et que si ces toits n’étaient pas en verre, ils seraient à 90% en tôle ! Ce qui n’est pas mieux pour l’esthétique. Quitte à faire un grand métrage de toiture à neuf, autant que ça rapporte : qui les en blâmerait ? Et en plus ça nous fait de l’électricité, ce qui nous sert tous les jours pour envoyer nos mails ! Le problème est plus au niveau de la rentabilité dont on parlait plus haut que de l’esthétique à mon sens (Je suis délégué départemental de Maisons Paysannes de France et à ce titre assez sourcilleux sur l’aspect des fermes et villages, mais remplacer les tôles, les bac acier ou les fibro par du verre ne me dérange pas, en général (il faut voir les cas particuliers…) S’il n’y avait que ça pour « enlaidir » les paysages ruraux, ce serait merveilleux ! Combien de casses auto, de quasi décharges accueillent les visiteurs ? Et à l’inverse, combien de maisons sont enlaidies par leurs propriétaires en croyant bien faire : joints flambant neuf, tout blancs, qui transforment les maisons de pierre en Dalmatiens ! Etc. voir le site de MPF : wwww.maisons-paysannes.org
    Le maître-mot c’est l’intégration, ça se discute et ça se travaille !
    Quand aux subventions dont disposent les ENR, sont-elles si énormes par rapport au coût public des centrales ? Hum, hum…

  36. Laurent Berthod Says:

    Oui, ben, dans mon coin du Nord Vaucluse où il n’y a pas beaucoup d’élevage, donc pas d’étables et relativement peu de hangars, ça commence à couvrir des toits de tuiles romaines de bâtiments anciens. Il faut voir l’agressivité commerciale des mecs qui placent leur camelote, relance téléphonique, etc. Heureusement le vieux village où j’ai ma maison est en périmètre protégé, mais aux portes du village ça commence déjà !

    NB Il n’y a pas longtemps, un élevage de volaille s’est installé dans la campagne pas très loin. Je ne sais pas si le toit est en tôle, mais il est d’une couleur vert pastel qui s’intègre très bien au paysage.

  37. Manu95 Says:

    J’ai reçu il y a quelques quelque temps cette pub.

    Bref devenir producteur d’électricité verte pour 50 €/mois pendant 84 mois.
    Coût de 25 m² de panneaux photovoltaïques 5700 €.

    Garantie de 20 ans sur les panneaux
    Garantie de 10 ans sur l’onduleur
    Garantie de 30 ans sur l’étanchéité

    C’est bien beau ces garanties, si la firme existe encore dans 10 ou 20 ans, ce dont je doute très fort.

    On ne parle pas bien sûr de l’entretien nécessaire. Il faut ajouter un nettoyage régulier de ces panneaux (au moins une fois tous les deux ans) qui n’est pas à la portée de tous sur un toit en pente. Donc passage presqu’obligé par une firme spécialisée.
    On ne parle pas de la perte de rendement de ces panneaux suite à leur vieillissement, etc.

    En Belgique et dans le Nord de la France, avec l’ensoleillement que nous avons, nous ne pouvons pas espérer un rendement maximum. Personnellement, si je remplace le versant sud – donc bien orienté et avec plus ou moins la bonne inclinaison – de ma toiture (c’est de l’Eternit), j’y placerai bien quelques m² de capteurs solaires thermiques, mais certainement pas des panneaux photovoltaïques.

  38. Manu95 Says:

    L’image de la pub n’est bien sûr pas passée. Donc voici le lien vers celle-ci :

  39. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Laurent, oui, ça doit être de la tôle, mais c’est pas forcément pire en verre. Par contre sur des toits en tuiles romaines, qui n’ont pas en plus une pente suffisante, c’est crétin : ils devraient les placer par terre dans leur jardin ! Quant au toit en Eternit de Manu c’est une bonne idée, c’est aussi ce que j’ai fait chez moi ! (et pas des P.V., j’suis pas Crésus !)

  40. Daniel Says:

    @Manu95

    Perso j’ai auto-construit ma première installation de production d’eau chaude solaire en 1976
    Coque isolée en mousse de polyréutane recouvert de fibre de verre , radiateur lamella , sous atmosphère d’azote , double vitrage, électronique d’après un schéma paru dans un magazine d’électronique , ballon couplé a un petit chauffe eau a gaz pour l’appoint …

  41. Laurent Berthod Says:

    Cher Patrick Bousquet de Rouvex,

    Si certains doutent de l’agressivité commerciale des vendeurs de camelote photovoltaïque, voir l’article du Monde :

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/03/19/un-tiers-des-installations-photovoltaiques-sont-a-risque_1321546_3234.html

    Une raison avancée par un observateur : « L’absence de contrôle obligatoire et le manque de qualification des installateurs. »

    Alors, après ça, la pente des toits en tuile romaine, ça doit pas vraiment les déranger et ça m’étonnerait qu’ils en parlent au client qu’ils sont en train d’appâter !

    Cordialement.

  42. JG2433 Says:

    @Patrick Bousquet de Rouvex | 19 mars 2010 à 19:06
    @Laurent Berthod | 20 mars 2010 à 00:40

    Un détail :
    J’habite en Saintonge (romane) depuis ~ 40 ans. Les tuiles sont dénommées… romanes, elles aussi -ou tuiles canal ou encore « tiges de bottes ».

  43. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    Laurent, je ne doute certes pas de l’agressivité commerciale des nombreux nouveaux installateurs de P.V., car mon téléphone résonne bien trop souvent de leurs appels ! On se demande effectivement quel est le degré de qualification de ces gens qui se jettent sur le marché comme des chiens sur une poubelle de restaurant ! La crise les y pousse, hélas !

  44. Patrick Bousquet de Rouvex Says:

    JG, merci de ces précisions : en effet, les tuiles sont dénommées romanes comme les pays et les églises de la zone sud en général, mais Laurent habite, lui, en Pays romain, car il faisait partie de la « Provincia » alors même que César n’avait pas encore conquis les Gaules ! Il est donc excusable !

  45. Laurent Berthod Says:

    Après recherche sur Internet et si ce que j’y ai lu est exact, tuiles romaines et tuiles romanes ce n’est pas la même chose.

    – Tuiles romaines = tuiles canal. Une rangée face concave vers le haut, une rangée face concave vers le bas, de façon à ce qu’il y ait recouvrement.

    – Tuiles romanes = tuiles à emboîtement, divisées longitudinalement en deux parties : une partie est arrondie, l’autre plate à rebord, permettant l’emboîtement de la partie creuse de la rangée contiguë.

    Dans mon coin du Vaucluse c’est bien la tuile romaine au sens que je viens de dire : tuile canal.

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